mercredi 21 juillet 2010

Une vie de boy, de Ferdinand Oyono

Ferdinand OYONO, écrivain camerounais, auteur notamment des romans Le Vieux nègre et la médaille et Une vie de boy, qui sont devenus des classiques, nous a quittés le 10 juin dernier. A l'annonce de sa disparition, comment résister au désir de relire son oeuvre ? C'est la meilleure manière de lui rendre hommage. Lorsque je ne serais plus de ce monde, j'espère que vous aurez envie de me relire.



Ces deux romans, je les avais lus dans ma jeunesse, dans un passé qui s'amuse tellement à se planquer dans les coins et recoins de ma mémoire que je n'ai pas réussi à le saisir. Plutôt que d'essayer en vain de le débusquer, je me suis dit qu'il valait mieux relire l'auteur, non seulement pour lui dire au revoir le plus dignement, le plus horablement possible, mais aussi pour voir l'effet que cela me ferait, maintenant que j'ai un peu plus de maturité en tant que lectrice. Alors, Le vieux nègre ou Une vie de boy ? On cite souvent Le vieux nègre, c'est le titre qui est apparu dans les hommages qui lui ont été rendus, par exemple chez Obambé, ou sur le blog d'Alain Mabanckou. Mais les commentaires chez K.A. faisaient ressortir une nette préférence pour Une vie de boy. C'est donc celui-là que j'ai commandé. J'ai fait une agréable lecture, non que la vie de Toundi, le héros, boy chez le révérend père Gilbert, puis chez le commandant, soit agréable, mais je veux dire que je l'ai lu d'une traite, c'est un de ces romans que l'on lit d'une traite.

Le roman se prétend le journal d'un boy, qui a appris à lire et écrire auprès du premier Blanc auprès de qui il a travaillé, un prêtre. Nous sommes à l'époque coloniale. Les rapports entre les deux mondes, celui des Blancs et celui des Noirs, sont encore ceux de la domination des uns sur les autres, ceux de la déshumanisation des seconds, assimilés ou traités un peu comme des animaux. Même de la part de ceux qui sont censés avoir l'attitude la plus humaine : les hommes d'église. Eux non plus n'ont pu s'empêcher de traiter les Noirs qu'ils sont venus évangéliser comme des sous-hommes, et cela apparaît de manière subtile :

Je dois ce que je suis devenu au père Gilbert. Je l'aime beaucoup, mon bienfaiteur. C'est un homme gai qui, lorsque j'étais petit, me considérait comme un petit animal familier. Il aimait tirer mes oreilles et, pendant ma longue éducation, il s'est beaucoup amusé de mes émerveillements.
Il me présente à tous les Blancs qui viennent à la Mission comme son chef-d'oeuvre. Je suis son boy qui sait lire et écrire, servir la messe, dresser le couvert, balayer sa chambre, faire son lit... Je ne gagne pas d'argent. De temps en temps, le prêtre me fait cadeau d'une vieille chemise ou d'un vieux pantalon. Le père Gilbert m'a connu nu comme un ver, il m'a appris à lire et à écrire... Rien ne vaut cette richesse, bien que je sache maintenant ce que c'est que d'être mal habillé...

(Une vie de boy, Julliard, p. 24)


Comme on peut le voir, Toundi est un garçon intelligent, il sait ne retenir que le meilleur d'une vie qui se montre plutôt ingrate. Du coup on a l'impression qu'il est heureux. En tout cas il apprend à apprivoiser la vie qui est la sienne, une vie de boy qui le perdra, malgré lui. Son tort : celui d'être témoin du fait que les Blancs, même ceux qui détiennent les plus hautes fonctions, ont leurs petitesses, comme tous les hommes, eux qui s'acharnent à se prétendre supérieurs...


Ferdinand Oyono, Une vie de Boy, première publication en 1956, Julliard, collection Pocket, 190 pages.

22 commentaires:

Joss a dit…

Classique des classiques ;-))
Personnellement le "vieux nègres" me vient systématiquement aux lèvres parce qu'il faisait partie du programme de lecture en 4e et pas "une vie de boy" ;-)) , mais c'est vrai que je l'ai trouvé, à l'époque, plus espiègle et en même temps plus pathétique. Peut-être parce qu'il s'agit d'un personnage plus jeune que dans "le vieux nègre" et que l'identification était plus facile ?
Et j'ai l'impression que le thème à meiux "vieilli". Mais il faudrait que je me replonge dans "le vieux nègre" pour en être sûr. Que de lectures en retard... ;-))

Liss a dit…

Bonjour et bienvenue, Joss, du clan Boboto ? (si je ne me trompe). J'en arrive à la conclusion qu'il me faudrait aussi relire Le Vieux nègre, je ne m'en souviens que vaguement.
Merci de ta visite.

St-Ralph a dit…

Je crois que de ce roman je n'ai lu que des extraits. Il faudra que je le lise un jour parce que c'est un classique ; et comme tel, il est un repère littéraire. Je ne peux donc pas établir une préférence entre les deux oeuvres de Ferdinand Oyono. Cependant, je peux te dire que j'ai beaucoup ri en lisant "Le vieux nère et la médaille". Je me souviens qu'au lycée, l'expression "moi sucé d'orange" était sur toutes lèvres ! Les Noirs étaient convaincus que les Blancs sont naïfs et qu'on peut tout leur faire avaler. Ce livre est à la fois drôle et émouvant. C'est le seul roman africain qui m'a marqué.

Liss a dit…

C'est "le seul roman africain" qui t'ait marqué ? Voyons, St-Ralph, tu n'es pas sérieux ? Tu veux peut-être dire : le seul qui t'avait marqué alors... ? Bon, que ce soit autrefois ou jusqu'à aujourd'hui, je vois bien qu'il pèse tout son poids de classique dans ton esptime. Comme je le disais à Joss, je dois inscrire Le Vieux Nègre et la médaille au nombre de mes lectures futures.

St-Ralph a dit…

Je crois sincèrement que mis à part le roman d'Alan Paton (Pleure ô pays bien-aimé) qui est sans doute sud-africain blanc, de tous les livres des écrivains noirs africains que j'ai lus sur les bancs de l'école, le seul qui ait véritablement retenu mon attention est "Le vieux nègre et la médaille". En deuxième position viendrait "Kocoumbo, l'étudiant noir" de Bernard Dadier. Les deux premiers romans sont ceux que j'ai relus et conseillés autour de moi en France.
Tu vois, chère Liss, que la littérature africaine noire ne m'a jamais passionné ; aussi, je n'ai jamais cherché à renouer le contact avec elle avant de vous avoir rencontrés, Gangouéus et toi. Aujourd'hui, je suis très heureux de découvrir des auteurs noirs africains qui sont plaisants à lire et dont la diversité des talents séduit. "Verre cassé" est pour moi un excellent roman. Quant au "diable dévot", si j'ai trouvé le roman très instructif, c'est le style de l'auteur dans la première partie du livre qui m'a séduit. Une littérature africaine moins uniforme que je découvre. Je reconnais donc que ce que je peux en dire aujourd'hui ne peut être considéré que comme le point de vue de celui qui, du seuil de la porte, regarde l'intérieur d'une maison où il vient d'arriver.

Obambé a dit…

L.F. Oyono était un excellent conteur. Rien qu’avec ces deux romans, il a été un excellent peintre de cette époque que nos parents et grands parents ont très bien connue, mais qui ne nous est pas racontée comme il se doit.
St-Ralph, je suis impressionné : le seul avec Kocoumo ? Alors là, je retrouve la patte de l’enseignant car l’un de mes oncles, arrivé en France il y a belle lurette est aussi prof de français et de communication. Lui, il va même plus loin que toi car aucun style de quelque auteur africain ne trouve grâce à ses yeux. Inutile de gaspiller de l’argent en lui offrant un roman d’un quelconque auteur du continent. Aucun.
@+, O.G.

St-Ralph a dit…

Mort de rire en te lisant, Obambé !! Pas mal du tout !

GANGOUEUS a dit…

Une vie de boy est le premier roman africain que j'ai lu. Je devais avoir 12 ans max. C'était un bouquin de la bibliothèque de mes parents. Et en y réfléchissant, grâce à ton billet, je réalise combien je suis redevable à Oyono.

Je me souviens d'avoir accroché parce que la première phase du roman est raconté avec le regard d'un enfant. L'identification a du marcher.

Très beau souvenir. Il fait partie des livres que j'hésiterai à relire avec le rouge et le noir de Stendhal, de peur que mon regard d'adolescent sur ces oeuvres littéraires soit altéré.

Liss a dit…

@ St-Ralph,

tu crois vraiment qu'on va te laisser sur le seuil ? On va te pousser à l'intérieur, et on verrouillera la porte, pour que tu ne puisses plus t'échapper.

@ Obambé,

le mépris de ton oncle est peut-être lié à quelque mauvais souvenir, depuis il a horreur de lire les Noirs-africains, c'est la seule explication que je trouve, il n'a pas lu les auteurs de la nouvelle génération, rien que Verre Cassé, que St-Ralph cite bien à-propos, l'as-t-il lu ? Et si oui, il n'as pas aimé ?

@ Gangoueus,

Je pense que le regard d'adulte que tu porteras sur ce qui était pour toi une oeuvre de jeunesse n'altérera pas le beau souvenir que tu en gardes, j'avais aussi à peu près la même appréhension : je me demandais si j'apprécierais vraiment ces oeuvres lues dans un passé lointain, Finalement, j'ai aimé...

Obambé a dit…

Liss,

Si tu connaissais mon oncle, tu ne poserais même pas cette question. A chaque fois que je lui rendais visite, il souriait en voyant les romans que j’apportais avec moi. Par contre, dès qu’il voyait un essai, il était content et allait même jusqu’à feuilleter. Il dit qu’il est de la vieille école et apprécie beaucoup Victor Hugo, même si l’homme ne lui plait pas complètement. Il se dit « rousseauiste » (en rapport à J.-J. Rousseau). C’est l’Africain pétri de quelques contradictions en lui-même (qui n’en a pas, hein ?)
- Il a donné à ses enfants des prénoms africains mais ne leur a pas appris de langues africaines car il croyait comme plein d’autres qu’à la fin de ses études, il rentrerait au pays et que les enfants apprendraient sur place. Il n’est jamais rentré…
- Il a étudié la communication, la linguistique, la grammaire. Il enseigne tout ça, mais j’ai beau lui dire que parmi les écrivains africains, s’il faisait l’effort de lire, il serait surpris, il me répond : « J’ai lu un peu ceux de ma génération. Ils m’ont laissé sur ma faim. Ce ne sont pas les enfants nés entre 1960 et maintenant que je vais lire. Le style est trop pauvre… »
Après des discussions de plusieurs heures, j’ai jeté l’éponge et la littérature est un sujet que nous n’abordons plus du tout. Par contre, la chose que je ferai la prochaine fois, c’est lui demander des noms d’auteurs africains dont le style l’a déçu.
Pour finir, il n’aime pas Senghor et adore Césaire. MDR !

@+, O.G.

Liss a dit…

"C'est l'Africain pétri de quelques contradictions", en effet, Obambé. Ton oncle m'a tout l'air d'un personnage de roman, si tant est que les personnages en papier ont tous leur modèle dans la vraie vie. Ton idée est excellente : demande-lui qui a eu le malheur de le décevoir, on sera fixé.

St-Ralph a dit…

@ Liss,

Mon Dieu, être condamné à passer le restant de mes jours à lire des romans africains ! Maheur alors à l'écrivain qui empoisonnerait mon existence.

@ Obambé,
comme ton oncle, j'adore Rousseau et Victor Hugo. Au fait ton oncle, ce ne serait pas moi par hasard ? Mort de rire ! Pendant très longtemps - sans doute trop longtemps - mes lectures sont restées très classiques. Ce n'est pas facile de replonger dans un bain où on a bu la tasse. C'était mon cas et c'est également celui de ton oncle, je crois. Puisque, comme moi, il aime les essais, il finira bien un jour par se retrouver - comme moi - sur le seuil de la littérature africaine. Sans doute grâce à toi. Mais il faut qu'il ose regarder de nouveau vers cette maison. Ta manière de parler de lui est très drôle. Un sacré numéro !

K.N. a dit…

Des deux Ferdinand Oyono, je vote pour Le vieux Nègre et la médaille, je ne sais pas si c'est pour l'avoir lu plus jeune, mais ce roman m'a davantage marqué.

Pour revenir à Une vie de boy,ces relations verticales dominants/dominés que tu évoques si bien chère Liss, persistent même quand ces Blancs contractent des unions avec des Négresses, surtout en présence des autres, (qu'ils soient Blancs ou Noirs), ils ont toujours ce réflexe récurrent de marquer la distance. L'ingénieur agricole n'hésite pas à ramener à sa condition de colonisée celle qu'il appelle pudiquement sa boy cuisinière, en présence du commandant.

Il y a un passage dans ce roman qui m'avait particulièrement fait sourire. C'est celui où un ancien combattant raconte comment il s'était énervé, s'étant cru insulté, quand sa première amante française l'avait appelé "mon canard" ( ou mon coq je ne sais plus, en tout cas s'était une volaille) pour lui marquer sa tendresse.

Je me souviens avoir à l'époque repensé à un collègue français qui voulait que je lui traduise "ma gazelle" en Lingala pour en faire la surprise à sa compagne RDCienne. Et moi de lui expliquer que "Mboloko na ngai" ( ma gazelle en Lingala) était tout sauf tendre; si dans la culture amoureuse occidentale on use volontiers du vocabulaire animalier pour flatter l'aimé(e), chez nous les chosent se passaient tout autrement. Ce qui est affectueux ici peut être insultant las bas.

Bien à tous.

K.N.

Liss a dit…

Que tes souvenirs sont frais, chère K.N., tu as vraiment une mémoire fidèle ! Je me souviens parfaitement du passage, puisque moi je viens de lire le roman. Et tu sais quoi, en lisant ton commentaire, que j'ai trouvé comme un joli morceau de détente, je n'ai pu m'empêcher de penser à mon père, à le voir encore traitant celui d'entre nous qui ne réussissais pas à comprendre la leçon au tableau de "mbisi", "ngoulou", "ngombe", "makakou"... (noms d'animaux) En effet, dans la concession, il y avait nous, ses enfants, il y avait ses petits frères et soeur, des neveux et nièces... Tout ce monde était collé au tableau noir le soir où le grand-maître (mon père) faisait la leçon à tous, revoyait les devoirs etc. Celui qui ne s'en sortait pas, malheur à lui, car il se faisait traiter de tous les noms d'animaux. Tu fais bien donc de souligner le changement de sens selon les cultures.

Pour revenir à Oyono, il n'est pas fréquent que deux oeuvres d'un même auteur se battent ainsi dans l'estime des lecteurs. Tantôt c'est le vieux nègre, tantôt c'est une vie de boy qui l'emporte. Je suis définitivement convaincue de la nécessité de relire l'histoire de Méka un de ces jours.

Letsaa La Kosso a dit…

Hier, j'ai rédigé un premier message ici et au moment de le poster tchak...plus de connexion; je n'ai pas le courage de recommencer ce soir! Mais j'aimerais simplement ajouter à la liste des re-lectures le roman de Eza Boto "Ville cruelle" publié en 1954!
Bien le salut!

Liss a dit…

Ignaa Letsaa,

Dommage pour nous, cette rupture de connexion inopportune.
Ville cruelle, je m'en souviens un peu, je me rappelle surtout que j'avais bien aimé, ma mère avait un exemplaire (ou mon père ?) Eza Boto, c'est bien Mongo Beti, si je ne me trompe ?

Obambé a dit…

Hamjambo,

Oui, Liss, dès que je remets la main sur lui, je lui poserai la question. Il va encore rire en me voyant revenir sur ce sujet. C’est vrai qu’il m’a collé plus d’une fois en me proposant des études de texte (exercice que je n’ai jamais connu, de par ma formation scientifique au lycée, Dieu merci ?) et j’ai toujours pris mes jambes à mon cou en lui proposant un bon verre de breuvage d’hommes.

@ St-Ralph,

Oui, les coïncidences entre mon oncle et toi sont troublantes. En effet. Je m’interroge. Mais sur ta photo, tu parais bien plus jeune que lui et tu n’a spas de moustache. Ça me rassure. D’ici là que tu me dises que tu fumes, je risque de m’inquiéter de nouveau.
Oui Liss, cet homme est un personnage de roman. C’en est tellement agaçant que certaines e ses sœurs ne veulent pas que j’en parle. Communiste (pur et dur, il mourra rouge) et catholique et pratiquant.

@ K.N. et tous les autres,

Moi, aussi (je l’ai déjà dit ?) mon classement me pousse à mettre le Vieux Méka en 1e position. Oui, ce roman m’a marqué, comme il avait marqué ceux et celle de ma classe qui en avaient lu, ne serait ce qu’un extrait. C’est aussi pour cela que j’en veux aux concepteurs du système éducatif congolais qui :
- N’ont pas mis beaucoup de livres au programme, de la 6e à la terminale, toutes séries confondues et toutes filières confondues ;
- De ne pas avoir assez mis l’accent sur l’enseignement de la colonisation. Je peux comprendre que pour ces gens (les concepteurs), l’esclavage soit une période trop lointaine et que du fait que les témoins ne soient plus physiquement présents (…), ils n’aient pas insisté là-dessus, mais nous avions encore des témoins bien vivants de la colonisation. Nous sommes sortis de nos lycées avec très peu d’éléments là-dessus. Or, des Méka, il y en avait, il y en a encore à foison.

K.N., je suis bluffé par ta mémoire. Chapeau bas ! Dire qu’après avoir utilisé un balai, 1 mn après, je ne me souviens même pas où je l’ai placé… Ce doit pour ça que je n’aime pas faire le ménage…
Au sujet de l’amour et des animaux, je sais qu’au pays pour appeler ou qualifier une jeune fille que l’on trouve très belle, en kikongo, on utilise un très joli mot (enfin, je le trouve joli), il s’agit de mbutu, la graine en français. Parfois, en lingala, on appelle ces jeunes filles par nina, qui est un poisson d’eau douce dit « poisson électrique » car il balance des décharges violentes quand on l’attrape avec ses mains. Je laisse tout le monde deviner pourquoi ces filles sont appelées ainsi…

@ Liss (encore),

Ton papa voyait juste. Même si ce n’est pas toujours gentil pour les animaux…

@+, O.G.

Liss a dit…

T'es vraiment trop marrant, Obambé, merci pour ces minutes de détente que tu nous offres.

kinzy a dit…

Hello Liss
Je t'envoie un bonjour du Bénin
@ bientôt chère soeur.

Liss a dit…

Coucou Kinzy,

C'est étonnant de trouver ton message ce soir, je veux dire que c'est curieux que ce soit justement aujourd'hui, et pas hier ni avant'hier par exemple, parce que figure-toi que je suis allée fureter cet après-midi sur ton blog, dans la rubrique "textes de Kinzy", pour préparer ce dont nous avons parlé la dernière fois. Tu étais donc dans mes pensées, et toi tu m'envoies une pensée du Bénin, nos pensées se sont croisées.
J'espère que votre séjour se déroule bien là-bas, profites-en bien , mais reviens-nous vite quand-même, tu nous manques !

Obambé a dit…

Ah ! ma chère Liss, que veux-tu… Merci.
Eza Boto, d’après ce qu’il en avait dit lui-même, Alexandre Biyidi Awala, fut le 1e pseudo qu’il se choisit lorsqu’il se lança dans l’écriture avec Ville cruelle avant de choisir celui de Mongo Beti (qui doit signifier fils de Beti, je crois, vu qu’il appartenait au peuple beti). Eza Boto, il l’avait choisi par rapport à l’auteur US Ezra Pound. Mais après, quand il en apprendra un peu plus sur lui, il prendra son pseudo qui l’accompagnera jusqu’à sa mort…

@+, O.G.

Liss a dit…

Merci pour ces précisions, grand-frère, chaque fois que je pense à son nom de naissance (Biyidi) ou à son nom de plume (Mongo), je suis convaincue de ce que ces pays d'Afrique centrale constituaient tous un même royaume avant l'arrivée du Blanc et des frontières actuelles des pays : ces noms sont tout congolais !
Ezra Pound, je ne la connaissais pas avant d'avoir lu Romain Gary qui parle beaucoup de littérature dans sa Promesse de l'aube.