<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-5677648548883673310</id><updated>2012-01-25T10:59:27.589+01:00</updated><title type='text'>Liss dans la vallée des livres</title><subtitle type='html'>Ce que nous avons lu de plus beau, c'est le plus souvent à un être cher que nous le devons. Et c'est à un être cher que nous en parlerons d'abord. Peut-être, justement, parce que le propre du sentiment, comme du désir de lire, consiste à ''préférer''. Aimer c'est, finalement, faire don de nos préférences à ceux que nous préférons. Et ces partages peuplent l'invisible citadelle de notre liberté. Nous sommes habités de livres et d'amis.


Daniel PENNAC.</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>Liss</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01445856329390288621</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-tv7XJWs7en4/TtOaZnDI-dI/AAAAAAAAARI/a95tqICds5s/s220/Liss%2BK%2B3.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>152</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5677648548883673310.post-5775636705232988376</id><published>2012-01-02T23:23:00.000+01:00</published><updated>2012-01-04T15:51:42.901+01:00</updated><title type='text'>Galadio, de Didider Daeninckx</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;"&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Voici des siècles que l'Europe a stoppé la progression des autres hommes et les a asservis à ses desseins et à sa gloire&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;", déclare Frantz Fanon dans sa conclusion aux &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Damnés de la terre&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, elle qui "&lt;strong&gt;&lt;em&gt;jamais ne cessa de parler de l'homme,&amp;nbsp;de proclamer qu'elle n'était inquiète que de l'homme, nous savons aujourd'hui de quelles souffrances l'humanité a payé chacune des victoires de son esprit&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;." L'hypocrisie de la "mission civilisatrice" pour justifier la colonisation est aujourd'hui une chose manifeste pour tous, encore faut-il avoir le courage de le reconnaître, de le dire. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Si les politiques actuelles ne peuvent rendre compte des crimes commis par les générations antérieures, elles pourraient&amp;nbsp;tout au&amp;nbsp;moins se démarquer d'elles en faisant de telle sorte que ceux-ci soient connus, en sensibilisant la jeunesse contre ces crimes, une manière de prévenir, de lutter contre cette ignominie. Sans aller jusque-là, le droit de savoir constitue à lui seul une raison suffisante pour&amp;nbsp;voir ces événements intégrer les programmes d'enseignement, libre ensuite au lecteur d'en faire ce qu'il veut. N'est-ce pas au nom du droit à la connaissance que naquit le projet de l'Encyclopédie, mené au XVIIIe siècle&amp;nbsp;par Diderot, et qui soutint fortement le mouvement des&amp;nbsp;"Lumières" ?&amp;nbsp; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-PvbC1XlJX44/TwOiw10mMbI/AAAAAAAAASU/-xkMqoWaL7I/s1600/Galadio.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://2.bp.blogspot.com/-PvbC1XlJX44/TwOiw10mMbI/AAAAAAAAASU/-xkMqoWaL7I/s320/Galadio.jpg" width="220" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Si les occidentaux ont toujours eu à coeur de transmettre aux générations futures les hauts faits de leur nation, s'ils se sont souciés de faire connaître au monde entier les merveilles de leur civilisation, la richesse de leur culture, le caractère prodigieux de leurs réalisations, c'est un silence assourdissant qui pèse sur tout ce qui touche aux Noirs, plus précisément&amp;nbsp;sur la manière dont ils ont traité les Noirs,&amp;nbsp;&amp;nbsp;car il apparaît qu'ils les ont toujours traités comme des sous-hommes. Ces événements qui montrent que l'homme blanc s'est conduit d'une manière tellement honteuse, indigne de celui qui se disait "civilisé", "religieux", où il apparaît plus barbare que celui qu'il prétendait élever au rang d'homme, eh bien ces événements-là sont soigneusement tus. Il faut des écrivains engagés comme Didier Daeninckx pour briser le silence, pour écrire ces pages manquantes des livres d'histoire. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le héros éponyme Galadio habite rue zwingli, à Ruhrort, en Allemagne. Il est métis. Son père était&amp;nbsp;un "tirailleur sénégalais", appellation qui désignait tous les Noirs des colonies que l'on fit venir en renfort durant la grande guerre (et ça n'a pas beaucoup changé, aujourd'hui encore beaucoup considèrent l'Afrique comme un pays et non comme un continent, avec ses multiples diversités).&amp;nbsp;En réalité&amp;nbsp;le père de Galadio, Amadou Diallo,&amp;nbsp;est Malien, mais Galadio ne l'a jamais connu, il&amp;nbsp;ignorait même tout de ce père absent, jusqu'au jour où il surprend une conversation entre sa mère et le frère de cette dernière, l'oncle Ludwig.&amp;nbsp;Celui-ci&amp;nbsp;reproche à sa soeur de ne pas s'être débarassée de ce "&lt;em&gt;fruit pourri de la défaite&lt;/em&gt;", de ne pas avoir fait comme celles qui s'étaient tournées vers l'orphelinat, laissant là leur progéniture sous le prétexte d'avoir été violées par ces barbares d'Africains.&amp;nbsp;Mais la mère de Galadio a refusé cette solution de facilité, elle ne renie à un aucun moment l'enfant qu'elle a eu du "tirailleur sénégalais",&amp;nbsp;subissant ainsi, de la part de la société, un mépris toujours plus croissant, elle connait même une dégradation de son statut social. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son fils, lui aussi, se retrouve&amp;nbsp;peu à peu&amp;nbsp;comme un étranger&amp;nbsp;dans un environnement qui l'a pourtant vu naître et grandir. Il avait de bons résultats scolaires, menait toutes sortes d'activités aux côtés de jeunes gens de son âge, avant que l'accès ne lui en soit interdit du jour au lendemain. C'est que son pays sombre dans le nazisme et que, pour la "&lt;em&gt;conservation de la race&lt;/em&gt;", toute personne ayant&amp;nbsp;"&lt;em&gt;parmi ses ancêtres, du côté paternel ou du côté maternel, une fraction de sang juif ou de sang noir&lt;/em&gt;" doit être mise à l'écart. L'Allemagne nazie avait à ce point la hantise de la souillure par le sang noir que les métis sont castrés. Quant aux&amp;nbsp;"&lt;em&gt;tirailleurs sénégalais&lt;/em&gt;", ces "&lt;em&gt;Gaulois de couleur&lt;/em&gt;", une association dénommée "&lt;em&gt;Ligue de la détresse allemande contre la honte noire&lt;/em&gt;" réussit à les faire expulser d'Allemagne :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;"&lt;strong&gt;&lt;em&gt;C'est un crime envers la civilisation que de faire venir du centre de l'Afrique des nègres arriérés pour surveiller un peuple d'une culture supérieure. Au nom de l'honneur du peuple allemand, la protestation s'amplifie contre la honte qu'on nous impose, et notre appel s'adresse à la conscience de l'univers civilisé.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;.." &lt;br /&gt;(&lt;em&gt;Galadio&lt;/em&gt;, Larousse, page 42-43)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais les Français du Général de Gaulle réservent-ils un meilleur traitement à ces Noirs&amp;nbsp;qui ont quitté leur continent pour une guerre qui leur était complètement étrangère ? Envoyés en première ligne&amp;nbsp;au front, ils servaient plutôt de bouclier aux troupes alliées,&amp;nbsp;ce qui&amp;nbsp;témoigne du peu de cas qu'on faisait de leur vie ;&amp;nbsp;mais ensuite, lorsque la victoire sur Hitler est enfin acquise, grâce notamment à ces Africains, bénéficient-ils d'une pleine reconnaissance, de meilleurs égards ? Que nenni !&amp;nbsp;Nombreux sont&amp;nbsp;abandonnés sur les côtes africaines (on n'avait plus besoin d'eux, pourquoi les garder à charge ?)D'autres tentent de gagner leur vie par quelque moyen que ce soit sur le&amp;nbsp;territoire français, afin de&amp;nbsp;pouvoir aider les leurs, au pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Galadio apprend toutes ces informations en farfouillant dans la presse confidentielle, en entreprenant un voyage qui le mènera sur les traces de son père. Les persécutions contre les Juifs sont également relatées. On voit, dans ce roman, comment&amp;nbsp;une société, dont les diverses popuplations&amp;nbsp;vivaient en bonne intelligence, se transforme soudain en ogresse prête à manger ses propres enfants, et ceci sous le couvert du silence. Aucune&amp;nbsp;protestation, aucune mobilisation&amp;nbsp;contre ces lois iniques&amp;nbsp;visant des personnes qui, hier, étaient considérées comme des concitoyens ! Les résistances individuelles n'ont aucun&amp;nbsp;poids si elles ne&amp;nbsp;sont pas soutenues par un&amp;nbsp;mouvement de masse.&amp;nbsp; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le "&lt;strong&gt;&lt;em&gt;démiurge, c'est le peuple&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;" et "&lt;em&gt;&lt;strong&gt;les mains magiciennes ne sont que les mains du peuple&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;", dit encore Frantz Fanon dans les &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Damnés de la terre&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;, plus précisément dans le chapitre intitulé "Mésaventures de la conscience nationale" (p. 187). Il ajoute que le "&lt;em&gt;&lt;strong&gt;sommet ne tire sa valeur et sa solidité que de l'existence du peuple au combat. A la lettre, c'est le peuple qui se donne librement un sommet et non le sommet qui tolère le peuple&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;". (p. 188)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette vérité est éclatante à travers&amp;nbsp;les manifestations de foule que l'on observe dans les pays arabes, ce soulèvement du peuple comme un seul homme, capable de déraciner des dictatures qui se considéraient comme des "baobas". Sans la complicité ou tout au moins&amp;nbsp;le silence de la population, le nazisme n'aurait pas été aussi puissant, aussi destructeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Didier Daeninckx, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Galadio&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, Larouse, collection "Les Contemporains, classiques de demain", 2010, une lecture découverte&amp;nbsp;par le biais de&amp;nbsp;&lt;a href="http://raphael.afrikblog.com/archives/2011/11/25/22805933.html?t=1325688601806#c47164936" target="_blank"&gt;St-Ralph&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A lire aussi, du même auteur, &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Cannibale&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;, d'où &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Galadio&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; tire sa source.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5677648548883673310-5775636705232988376?l=lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/feeds/5775636705232988376/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5677648548883673310&amp;postID=5775636705232988376' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/5775636705232988376'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/5775636705232988376'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/2012/01/galadio-de-didider-daeninckx.html' title='Galadio, de Didider Daeninckx'/><author><name>Liss</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01445856329390288621</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-tv7XJWs7en4/TtOaZnDI-dI/AAAAAAAAARI/a95tqICds5s/s220/Liss%2BK%2B3.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-PvbC1XlJX44/TwOiw10mMbI/AAAAAAAAASU/-xkMqoWaL7I/s72-c/Galadio.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5677648548883673310.post-6795849904555163880</id><published>2011-12-31T00:19:00.001+01:00</published><updated>2011-12-31T00:19:54.458+01:00</updated><title type='text'>Bye bye 2011</title><content type='html'>Et voilà, 2011, c’estterminé&amp;nbsp;! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"&gt;Nous avons passé une cinquantainede semaines ensemble, certaines fructueuses, d’autres moins fructueuses. Mais àtout moment, je vous ai sentis près de moi, avec moi, présents même quand, moi,&lt;span style="mso-spacerun: yes;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;j’étais «&amp;nbsp;absente&amp;nbsp;». Vous êtesvenus régulièrement brouter dans la vallée, même lorsque l’herbe n’était pasfraîche. Mais je vais vous dire, c’est moins l’herbe de la vallée que vosvisites qui font de ce lieu un endroit où il fait bon se reposer. Je vousremercie pour cette belle année passée ensemble, pour vos témoignages d’amitié,pour vos propositions de lecture. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"&gt;Puisque c’est la fin de l’année,un bilan s’impose&amp;nbsp;! Je n’aurais réussi à chroniquer qu’une petite trentainede livres. J’espère faire mieux en 2012. Plutôt d’heureuses lectures, si bienque je n’ai pas à me plaindre, j’ai été gâtée !&amp;nbsp;Mais il y a tout de mêmequelques titres qui se hissent un peu plus haut que d’autres dans mon estime,ou plutôt qui se logent un peu plus confortablement dans mon cœur de lectrice.Oui, c’est plutôt une histoire d’amour, ça n’a rien à voir avec des critèreslittéraires, enfin si, un peu, mais je veux dire qu’il est inutile de medemander pourquoi je les affectionne particulièrement, ces romans&amp;nbsp;: jesuis tout simplement tombée amoureuse d’eux, et l’amour et la raison ne fontpas trop bon ménage.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"&gt;Bon, je ne vais pas vous faireattendre plus longtemps, je vous livre mes coups de cœur-coups de foudre decette année 2011. Il s’agit de :&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoListParagraphCxSpFirst" style="margin: 0cm 0cm 0pt 36pt; mso-list: l0 level1 lfo1; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;span style="mso-fareast-font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&lt;span style="mso-list: Ignore;"&gt;1.&lt;span style="font-size-adjust: none; font-stretch: normal; font: 7pt/normal &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;a href="http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/2011/08/sourires-de-loup-de-zadie-smith.html" target="_blank"&gt;Sourires de loups&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; de Zadie Smith&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="margin: 0cm 0cm 0pt 36pt; mso-list: l0 level1 lfo1; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;span style="mso-fareast-font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&lt;span style="mso-list: Ignore;"&gt;2.&lt;span style="font-size-adjust: none; font-stretch: normal; font: 7pt/normal &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;a href="http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/2011/06/lhibiscus-pourpre-de-chimamanda-ngozi.html" target="_blank"&gt;L’Hibiscus pourpre&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; de Chimamanda Ngozi Adichie&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="margin: 0cm 0cm 0pt 36pt; mso-list: l0 level1 lfo1; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;span style="mso-fareast-font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&lt;span style="mso-list: Ignore;"&gt;3.&lt;span style="font-size-adjust: none; font-stretch: normal; font: 7pt/normal &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;a href="http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/2011/02/noires-blessures-de-louis-philippe.html" target="_blank"&gt;Noires blessures&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; de Louis-Philippe Dalembert&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoListParagraphCxSpLast" style="margin: 0cm 0cm 0pt 36pt; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;Si vous voulez vous faireplaisir, si vous voulez démarrer la nouvelle année par des lectures qui vousretiendront longtemps encore après que vous les ayez terminées, alors prenezces trois-là&amp;nbsp;! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;Je vous souhaite, à toutes et àtous, une excellente année 2012&amp;nbsp;!&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5677648548883673310-6795849904555163880?l=lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/feeds/6795849904555163880/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5677648548883673310&amp;postID=6795849904555163880' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/6795849904555163880'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/6795849904555163880'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/2011/12/bye-bye-2011.html' title='Bye bye 2011'/><author><name>Liss</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01445856329390288621</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-tv7XJWs7en4/TtOaZnDI-dI/AAAAAAAAARI/a95tqICds5s/s220/Liss%2BK%2B3.jpg'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5677648548883673310.post-3357372128546848527</id><published>2011-12-28T02:50:00.000+01:00</published><updated>2011-12-28T12:38:52.781+01:00</updated><title type='text'>Les Damnés de la terre, de Frantz Fanon</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L'année 2011 touche à son terme et j'avais résolu de lire avant qu'elle ne s'achève les oeuvres principales de Frantz Fanon, &lt;a href="http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/2011/07/peau-noire-masques-blancs-de-frantz.html" target="_blank"&gt;Peau noire masques blancs&lt;/a&gt; et &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Les Damnés de la terre&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;. Pourquoi cette année en particulier,&amp;nbsp;alors que j'ai depuis toujours eu le désir d'observer de près la pensée de&amp;nbsp;cet auteur&amp;nbsp;? C'est que cette&amp;nbsp;année&amp;nbsp;marque le cinquantenaire de sa disparition&amp;nbsp;et de la parution des &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Damnés de la terre&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, qui&amp;nbsp;peut être&amp;nbsp;vu comme un testament. En effet,&amp;nbsp;non seulement c'est son dernier livre mais surtout il fut écrit alors que l'auteur savait qu'il&amp;nbsp;ne lui restait que très peu de temps&amp;nbsp;à vivre. C'est en décembre 1960 que Fanon apprend qu'il est atteint de leucémie. Malgré l'interdiction qui pèse sur l'essai à sa parution, fin novembre 1961, il est lu et trouve des échos dans la presse. Certains parviendront à Fanon sur son lit d'hôpital, avant qu'il ne ferme définitivement les yeux, le 8 décembre 2011. Son livre, lui,&amp;nbsp;demeure,&amp;nbsp;pour ouvrir&amp;nbsp;les yeux de l'humanité.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-np5Ejpbzf_E/TvpyJjUFjoI/AAAAAAAAASI/9Fo-m2Zrujo/s1600/Couv+Damn%25C3%25A9s.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://4.bp.blogspot.com/-np5Ejpbzf_E/TvpyJjUFjoI/AAAAAAAAASI/9Fo-m2Zrujo/s320/Couv+Damn%25C3%25A9s.jpg" width="209" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;50 ans après la mort de Frantz Fanon,&amp;nbsp;force est de constater que la lecture de ses livres, des &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Damnés de la terre&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; en particulier, est&amp;nbsp;utile, indispensable même&amp;nbsp;pour qui veut comprendre le destin des pays sous-développés,&amp;nbsp;connaître le cheminement qu'ils doivent prendre&amp;nbsp;pour parvenir&amp;nbsp;à la sphère du développement, de la prospérité, de la&amp;nbsp;croissance économique. Franchement,&amp;nbsp;quand on voit avec quelle rigueur et quelle lucidité Fanon analyse la situation politique des anciennes colonies, je me dis que tout chef d'Etat africain, ou plus largement de pays sous-développé, devrait avoir lu &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Les Damnés de la terre&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; et pourquoi pas en faire son livre de chevet ! &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Rigueur et clarté résident&amp;nbsp;en premier lieu&amp;nbsp;dans la composition du livre, organisé en chapitres avec des rappels et/ou résumés constants de ce qui a été énoncé précédemment.&amp;nbsp;Frantz Fanon s'est vraiment soucié, dans la rédaction de son livre, de ce que le lecteur ne perde pas le nord, accède bien à la substance de son propos. Autant le langage est soutenu, avec parfois des passages d'une beauté toute littéraire, autant le message est accessible à tous. Et dire&amp;nbsp;qu'il l'a écrit seulement durant sa dernière année d'existence ! C'était vraiment un&amp;nbsp;esprit supérieur. Mais il faut reconnaître, avec Nicolas Boileau, que "&lt;strong&gt;&lt;em&gt;ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;". Le propos de Fanon dans les Damnés de la terre est d'une singulière clarté. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;De quoi est-il donc question ?&amp;nbsp;De&amp;nbsp;l'observation du processus qui conduit à la décolonisation :&amp;nbsp;le désir légitime des colonies d'accéder à l'indépendance ;&amp;nbsp;le&amp;nbsp;refus des colonialistes d'abandonner des territoires dont ils tirent des profits gigantesques, leur travail de sape intérieure lorsque s'organisent les luttes de libération nationale ;&amp;nbsp;les difficultés auxquelles doivent faire face les jeunes nations lorsque l'indépendance est enfin acquise, arrachée ;&amp;nbsp;les&amp;nbsp;erreurs qu'elles ne&amp;nbsp;doivent pas commettre si elles espèrent réussir leur construction, comme de penser&amp;nbsp;par exemple qu'elles peuvent rattraper l'Europe, ou réaliser&amp;nbsp;en peu de temps ce que cette dernière&amp;nbsp;a bâti durant des siècles. Il faut&amp;nbsp;savoir que les conditions ne sont pas les mêmes : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;"Les Etats européens ont fait leur unité nationale à un moment où les bourgeoisies nationales avaient concentré dans leurs mains la plupart des richesses. [...] La bourgeoisie représentait la classe la plus dynamique, la plus prospère. Son accession au pouvoir lui permettait de se lancer dans des opérations décisives : industrialisation, développement des communications et bientôt recherches des débouchés "outre-mer" [...]&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; Tandis que le monde sous-développé est un &lt;strong&gt;&lt;em&gt;"monde de misère et inhumain. Mais aussi un monde sans médecins, sans ingénieurs, sans administrateurs. Face à ce monde, les nations européennes se vautrent dans l'opulence la plus ostentatoire."&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Cette&amp;nbsp;opulence est jugée "&lt;strong&gt;&lt;em&gt;scandaleuse&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;" par Fanon&amp;nbsp;car&amp;nbsp;ces nations&amp;nbsp;la doivent à ceux-là qui sont mis au défi de s'en sortir sans elles. Il ne faut pas&amp;nbsp;perdre de vue que &lt;strong&gt;&lt;em&gt;"le bien-être et le progrès de l'Europe ont été bâtis avec la sueur et les cadavres des nègres, des Arabes, des Indiens et des Jaunes."&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;(extraits pages 93-94)&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Frantz Fanon&amp;nbsp;examine les&amp;nbsp;causes qui conduisent&amp;nbsp;les jeunes&amp;nbsp;Etats à essuyer des échecs, la principale d'entre elles étant de calquer&amp;nbsp;son organisation sur le modèle européen. Il analyse finement la structure politique, économique de ces nouvelles nations&amp;nbsp;mais aussi des phénomènes socio-culturels comme la danse, qui trouve une savante explication dans ce livre !&amp;nbsp;Il parle aussi des arts, de la&amp;nbsp;Littérature, il met par exemple en lumière&amp;nbsp;l'impact du mouvement de la Négritude tout en montrant ses limites, il établit le lien entre la culture et les luttes de libération de nationale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'une manière générale, Fanon fait l'état des lieux des pays sous-développés au moment où elles accèdent à la souveraineté. Son discours s'appuie sur des exemples concrets, précis,&amp;nbsp;tirés de l'histoire de pays aussi différents que l'Algérie, le Congo, la Guinée, la Côte d'Ivoire, le Kenya&amp;nbsp;ou&amp;nbsp;Madagascar par exemple. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le moins qu'on puisse dire en lisant ce livre c'est que les observations de l'auteur résultent d'une analyse lucide, dépassionnée des rapports entre colonisés et colonialistes, Frantz Fanon connaît parfaitement la situation politique des différents pays dont il parle, il n'ignore pas leurs littératures et les tentatives de celles-ci à acquérir un statut similaire à celles européennes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'auteur&amp;nbsp;se propose dans ce livre&amp;nbsp;de soutenir les aspirations à la dignité des jeunes nations mais aussi&amp;nbsp;de leur montrer les pistes qu'il faudrait emprunter pour qu'elles se réalisent pleinement. Tout son propos tend à la réhabilitation de l'Homme, c'est lui en fin de compte qui doit se réaliser pleinement. Il dénonce les &lt;strong&gt;&lt;em&gt;"crimes de l'Europe"&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; que sont &lt;strong&gt;&lt;em&gt;"la haine raciale, l'esclavage, l'exploitation"&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; et met en garde contre la tentation du mimétisme, mais ne pousse nullement à la haine. Au contraire c'est un discours pétri d'humanité, chargé de l'appel à la communication et à la réconciliation entre les hommes qu'il livre ici : &lt;strong&gt;&lt;em&gt;"Nous voulons marcher tout le temps, la nuit et le jour, en compagnie de l'homme, de tous les hommes."&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (page 304)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Frantz Fanon, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Les Damnés de la terre&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, première édition François Maspero 1961, Editions La Découverte 2002, 320 pages.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5677648548883673310-3357372128546848527?l=lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/feeds/3357372128546848527/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5677648548883673310&amp;postID=3357372128546848527' title='13 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/3357372128546848527'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/3357372128546848527'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/2011/12/les-damnes-de-la-terre-de-frantz-fanon.html' title='Les Damnés de la terre, de Frantz Fanon'/><author><name>Liss</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01445856329390288621</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-tv7XJWs7en4/TtOaZnDI-dI/AAAAAAAAARI/a95tqICds5s/s220/Liss%2BK%2B3.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-np5Ejpbzf_E/TvpyJjUFjoI/AAAAAAAAASI/9Fo-m2Zrujo/s72-c/Couv+Damn%25C3%25A9s.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>13</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5677648548883673310.post-7931553239743317059</id><published>2011-12-07T18:44:00.000+01:00</published><updated>2011-12-07T18:44:17.352+01:00</updated><title type='text'>Black Bazar, d'Alain Mabanckou</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;"&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Dis-moi comment tu noues ta cravate, je te dirai qui tu es&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;", telle est la devise du narrateur de Black Bazar, qui se définit comme un "ambianceur". C'est un adepte de la Sape, mais il a&amp;nbsp;également une autre passion : la "face B" des femmes, autrement dit leur postérieur. Ce dernier&amp;nbsp;suscite son plus vif intérêt. Il en a même fait une science. Selon lui, l'observation attentive d'un postérieur de femme&amp;nbsp;est capable de révéler le caractère ou la personnalité&amp;nbsp;de l'intéressée. C'est ainsi que ses amis le surnomment "Fessologue".&amp;nbsp;Il est originaire du Congo Brazzaville et a habité longtemps&amp;nbsp;avec d'autres compatriotes dans un petit studio, en région parisienne, avant d'emménager avec&amp;nbsp;celle qu'il appellera "Couleur d'origine", à cause de sa peau particulièrement foncée. Cette union&amp;nbsp;avec une originaire du Congo provoque le mécontentement de ses&amp;nbsp;copains, Yves L'Ivoirien en particulier, qui considère que&amp;nbsp;c'est un devoir pour les Noirs d'avoir des relations avec des Blanches, une manière de prendre&amp;nbsp;une revanche sur les blessures coloniales du passé :&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;"Fessologue, réveille-toi ! On est en France ici et il faut marquer de vrais buts parce qu'un but marqué à l'étranger ça compte toujours deux points, mon gars. Or toi, tu as choisi le chemin de facilité en allant vers une compatriote. Est-ce que c'est comme ça que tu vas obliger les gens de ce pays à nous indemniser pour tout ce qu'ils nous ont fait subir pendant la colonisation, hein ? Ils nous ont pris nos matières premières, nous aussi on doit leur piquer leurs richesses à eux, je veux dire leurs femmes ! Laisse tomber cette cramée au cul encombrant et attrape-toi une belle blonde aux yeux bleus ou verts, y en a en pagaille dans les rues de Paris et dans les provinces de France. En plus tu ne seras jamais emmerdé avec les Blanches alors que nos soeurs-là c'est des capricieuses de première classe."&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;(p. 71)&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-o4w_YUijx2Y/Tt-dZNqxe3I/AAAAAAAAAR8/5HTbIG8c_nQ/s1600/Couv+Black+Bazar.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://2.bp.blogspot.com/-o4w_YUijx2Y/Tt-dZNqxe3I/AAAAAAAAAR8/5HTbIG8c_nQ/s320/Couv+Black+Bazar.jpg" width="215" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les choses se gâtent avec la naissance d'une petite fille : est-elle vraiment son enfant ou celui d'un autre qu'on fait passer pour le sien ? Le torchon brûle au sein du couple, surtout lorsque notre Fessologue fait comprendre à sa compagne qu'il tient plus à ses fringues qu'à elle.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;On ne peut pas ne pas comparer &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Black Bazar&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Verre cassé&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; lorsqu'on les a lus tous deux. L'un nous fait penser à l'autre et vice versa.&amp;nbsp;Il y a&amp;nbsp;d'emblée&amp;nbsp;les références littéraires noyées dans le texte,&amp;nbsp;caractéristique principale de &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Verre cassé&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, auxquelles s'ajoutent dans &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Black Bazar&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; des références cinématographiques et aussi musicales. Il y a également une similitude dans l'issue malheureuse que connaissent les personnages principaux dans leur couple et qui est à mettre sur le compte de&amp;nbsp;la femme, coupable de trahison, de coups bas. Et puis les deux romans se présentent comme le journal du narrateur. Les héros&amp;nbsp;flirtent en effet avec l'écriture. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je n'indique-là que les point communs les plus forts. &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Black Bazar&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; prolonge donc le plaisir qu'on aura eu à lire &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Verre Cassé&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; puisqu'il reprend des recettes qui ont fait le succès de ce dernier, mais je dirais qu'il ne l'égale pas. En fait on ne lit &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Black Bazar&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; que pour mieux apprécier &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Verre cassé&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, que j'avais lu à l'époque sans relever la moindre remarque négative du point de vue de la construction. Tandis que le dernier tiers de &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Black Bazar&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; m'a paru moins uni, je veux dire que le passage d'un sujet à l'autre se fait d'une manière qui semble&amp;nbsp;moins naturelle. D'une manière générale, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Black Bazar&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; n'a pas la même densité que &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Verre cassé&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, le rire qu'il provoque aisément et qui est une manière de désamorcer le désespoir reste&amp;nbsp;malgré tout très&amp;nbsp;ludique. Tandis que &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Verre cassé&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; éveille des émotions plus profondes. Enfin, je n'ai pas relu ce roman depuis, mais c'est l'impression qui m'est restée. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'avais déjà lu ici et là des avis sur l'un et l'autre, je vous conseille en particulier cette critique comparative des deux romans de mon ami&amp;nbsp;St-Ralph,&amp;nbsp;dont l'une des qualités est de dire tout haut ce qu'il pense (même si cela peut heurter les autres), que ce soit en littérature ou en politique.&amp;nbsp;C'est une critique intéressante à lire. Vous pouvez la lire &lt;a href="http://raphael.afrikblog.com/archives/2009/02/27/12735244.html#comments" target="_blank"&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce que j'ai le plus apprécié dans ce roman, ce sont les clins d'oeil aux écrivains, une manière de leur rendre hommage. Même si le narrateur, que l'on identifie à l'auteur,&amp;nbsp;déclare être "&lt;strong&gt;&lt;em&gt;très prudent avec les contemporains&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;", ne lisant "&lt;strong&gt;&lt;em&gt;que les morts&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;" parce que les vivants l' "&lt;strong&gt;&lt;em&gt;énervent&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;", l' "&lt;strong&gt;&lt;em&gt;agacent&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;" (p. 151), il y en a tout de même qu'il apprécie ouvertement. Dès les premières pages du roman, le Fessologue&amp;nbsp;parle de l'amitié qui le lie à Louis-Philippe, écrivain haïtien qui, dans le roman,&amp;nbsp;guide ses premiers pas dans l'écriture.&amp;nbsp;On a alors envie d'ajouter "Dalembert". Ces soupçons sont confirmés plus loin, lorsqu'il est fait mention du titre &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le crayon du bon Dieu n'a pas de gomme&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;. Mais ce n'est pas tout, lorsque Mabanckou fait&amp;nbsp;un clin d'oeil à des amis, il faut s'attendre à un nom en particulier. Je trouvais même&amp;nbsp;bizarre qu'il ne l'ait pas encore mentionné alors que Louis-Philippe Dalembert parcourt le roman de bout en bout, c'était mal connaître Mabanckou. Le coquin, je ne m'attendais pas à ce qu'il leur réserve une scène de ménage en bonne et due forme :&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;"Une demi-heure plus tard la brune était toujours là à raconter que son&amp;nbsp;oncle de quatre-vingt-dix-huit ans et demi avait été en Haïti [...], que son&amp;nbsp;livre préféré à lui c'était&lt;/em&gt; Pays sans chapeau&lt;em&gt; de Dany Laferrière parce que dedans il y a l'âme d'Haïti, il y a des proverbes à gauche et à droite, il y a des gens dans la rue qui sont en fait des zombies et tout le reste. [...] Louis-Philippe ne voulait surtout pas que la brune croie qu'il était gêné parce qu'elle vantait les mérites d'un autre Haïtien alors que lui il était là pour signer ses livres à lui.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Il a eu un sourire jaune et a dit :&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;- Dany Laferrière est un grand ami ! Je vous conseille aussi de lire un de ses livres que j'aime bien,&lt;/em&gt; Le Goût des jeunes filles&lt;em&gt;...&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;[...] La brune est sortie de la librairie en grommelant, mais avec un livre de Dany Laferrière et pas un seul de Louis-Philippe."&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;(page 154)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Alain Mabanckou, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Black Bazar&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, Editions du Seuil, 2009, 250 pages.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5677648548883673310-7931553239743317059?l=lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/feeds/7931553239743317059/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5677648548883673310&amp;postID=7931553239743317059' title='11 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/7931553239743317059'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/7931553239743317059'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/2011/12/black-bazar-dalain-mabanckou.html' title='Black Bazar, d&apos;Alain Mabanckou'/><author><name>Liss</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01445856329390288621</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-tv7XJWs7en4/TtOaZnDI-dI/AAAAAAAAARI/a95tqICds5s/s220/Liss%2BK%2B3.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-o4w_YUijx2Y/Tt-dZNqxe3I/AAAAAAAAAR8/5HTbIG8c_nQ/s72-c/Couv+Black+Bazar.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>11</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5677648548883673310.post-531948047668466668</id><published>2011-11-28T15:41:00.001+01:00</published><updated>2011-11-28T15:45:42.123+01:00</updated><title type='text'>De Sacha à Macha, de Rachel Hausfater et Yaël Hassan</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Après avoir passé la semaine dernière à faire l'apologie de l'épistolaire sur facebook, disant notamment que les courriels, les SMS et autres chats n'égaleront jamais en émotion, en beauté et en pureté la bonne vieille lettre papier, cela peut sembler un peu curieux que je vienne vous parler du bien que m'a fait la lecture d'un roman entièrement constitué d'échanges...&amp;nbsp;électroniques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous auriez espéré que je vous parle des &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Liaisons dangereuses&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; de Laclos ? Une autre fois, peut-être. Pour l'instant je suis bien ancrée au XXIe siècle. En effet, on ne peut se voiler la face :&amp;nbsp;les courriers que les amis, les connaissances s'envoient aujourd'hui se font presque exclusivement par le biais d'Internet. La poste ne sert plus que pour des envois de nature administrative, ou pour des cartes postales, lorsqu'on est loin des siens,&amp;nbsp;mais là également le virtuel a pris le pas sur le réel,&amp;nbsp;de nombreux sites&amp;nbsp;proposant des cartes postales électroniques. Mon ami Cunctator a fait (ci-dessous) une mise au point intéressante sur les divers moyens de communiquer aujourd'hui, je n'y reviens donc pas. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Je dis simplement que&amp;nbsp;Internet a&amp;nbsp;des aspects pratiques non négligeables :&amp;nbsp;la rapidité, le fait de ne pas avoir besoin de se déplacer, de faire la queue pour acheter un timbre etc...&amp;nbsp;Cependant le courriel perd-il totalement en&amp;nbsp;émotion, en chaleur ? En lisant ce court roman écrit à quatre mains, on retrouve le plaisir de la correspondance, sa vivacité, mais aussi le voile et le dévoilement qui caractérisent la communication par l'écrit. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-HFBmEmLq8PY/TtOdP8pur6I/AAAAAAAAAR0/N4SoddhGmCo/s1600/De+Sacha+%25C3%25A0+Macha.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://3.bp.blogspot.com/-HFBmEmLq8PY/TtOdP8pur6I/AAAAAAAAAR0/N4SoddhGmCo/s320/De+Sacha+%25C3%25A0+Macha.jpg" width="216" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sacha est un adolescent plutôt solitaire. Il est en&amp;nbsp;classe de troisième&amp;nbsp;et vit avec son père. Il décide d'envoyer des mails à des destinaires inconnus, des filles au prénom à consonnance russe. Il a ses raisons. Il essaie&amp;nbsp;des pseudo comme&amp;nbsp;"Natacha", puis "Anouchka", avec le message suivant : &lt;strong&gt;&lt;em&gt;"Il y a quelqu'un ?"&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; Mais les mails lui reviennent : les adresses sont invalides. Il essaie avec Macha. Là, contre toute attente, il obtient une réponse :&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;"Bien sûr qu'il y a quelqu'un, puisque je suis là, moi ! Quelqu'un ou plutôt quelqu'une. Ou même ni quelqu'un ni quelqu'une mais moi, Macha..."&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;C'est ainsi que commence la&amp;nbsp;relation épistolaire&amp;nbsp;entre ces deux adolescents, car la jeune fille, Macha, est à peu près du même âge que Sacha, elle est en quatrième. Les deux correspondants, ainsi que le lecteur,&amp;nbsp;apprennent des éléments l'un sur l'autre mail après mail. Ils s'accordent pour ne pas se livrer en&amp;nbsp;"en vrac",&amp;nbsp;préférant&amp;nbsp;se deviner, approcher la vérité à tâtons :&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;"Je suis d'accord pour avancer à tout petits pas, à tout petits mots. &lt;span style="font-size: large;"&gt;ç&lt;/span&gt;a ferait trop peur, sinon. Et puis quand on dit tout, on ne dit souvent rien. Parce qu'il y a des choses qu'on ne peut pas dire d'un coup, et ce sont justement celles-là qui sont importantes. Et vraiment vraies."&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;(page 20)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C'est ce que déclare Sacha à Macha. Et celle-ci comprendra, au fil des jours et des échanges, qu'il y a un sujet que celui&amp;nbsp;se refuse à aborder. Elle comprendra qu'un drame a dû se produire qui explique le comportement de son correspondant. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Humour, profondeur, humanité, sincérité... Rachel Hausfater-Douieb et Yaël Hassan ont toutes deux mis dans leur livre les ingrédients qui feront que vous trouverez celui-ci captivant, même si vous n'êtes plus ado. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Rachel Hausfater-Douieb et Yaël Hassan, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;De Sacha à Macha&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, Flammarion jeunesse, 160 pages, première édition : 2001.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5677648548883673310-531948047668466668?l=lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/feeds/531948047668466668/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5677648548883673310&amp;postID=531948047668466668' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/531948047668466668'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/531948047668466668'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/2011/11/de-sacha-macha-de-rachel-hausfater-et.html' title='De Sacha à Macha, de Rachel Hausfater et Yaël Hassan'/><author><name>Liss</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01445856329390288621</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-tv7XJWs7en4/TtOaZnDI-dI/AAAAAAAAARI/a95tqICds5s/s220/Liss%2BK%2B3.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-HFBmEmLq8PY/TtOdP8pur6I/AAAAAAAAAR0/N4SoddhGmCo/s72-c/De+Sacha+%25C3%25A0+Macha.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5677648548883673310.post-2464745344940155810</id><published>2011-11-26T15:18:00.003+01:00</published><updated>2011-11-26T15:21:20.888+01:00</updated><title type='text'>Une belle réflexion de Cunctator sur l'épistolaire</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="color: #333333; font-size: 13.5pt; mso-bidi-font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; mso-fareast-font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; mso-fareast-language: FR;"&gt;Pour la correspondance épistolaire&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: #333333; mso-bidi-font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; mso-bidi-font-size: 12.0pt; mso-fareast-font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; mso-fareast-language: FR;"&gt;Etouffée, ringardisée, méprisée depuis l’essor des nouveaux moyens de communication, cette forme d’échange jadis nécessaire et noble, qui ne résiste encore que dans sa forme administrative (la plus sèche, la plus rugueuse et la moins brillante de ses formes), ne mérite pas le sort qu’on lui fait aujourd’hui, traitée comme une relique d’une époque dont les progrès impressionnants que constituent l’internet, les sms, les tweets, les chats nous donnent l’impression qu’elle avait cours plusieurs millénaires avant notre ère. On ne la voit plus employée que par ces personnes-musées qui pour aucun progrès n’abandonneraient cette forme si belle de communication et d’expression.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: #333333; mso-bidi-font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; mso-bidi-font-size: 12.0pt; mso-fareast-font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; mso-fareast-language: FR;"&gt;Pour être plus efficaces en ce qu’ils garantissent la rapidité, la spontanéité et même la simultanéité des échanges, les nouvelles formes de correspondances, parce qu’elles ne favorisent pas la libre disposition de notre temps, ne permettent pas de poser son esprit, de choisir les moyens, les figures et les images que l’on souhaite communiquer. Le téléphone, les sms et les chats sont le domaine de la spontanéité, ils ne se prêtent pas aux évocations subtiles qu’au premier abord on dirait inutiles, mais qui pourtant font la beauté de l’échange épistolaire. En effet une lettre permet de raconter et de se raconter, car écrire c’est toujours faire passer un peu de soi. A travers le stylo ou le crayon, la pensée que nous sommes allés puiser au fond de notre notre être se coule dans la geste scripturale qui seule transforme la lettre en une sorte d’œuvre du fait de l’originalité qu’elle lui confère. En parlant de sa journée on pourra évoquer l’actualité, le temps qu’il fait au moment où l’on écrit, le lieu où l’on se trouve, les bruits qu’on entend, bref, les impressions que fait sur nous notre environnement. Pour ceux qui apprécient la retraite que propose un banc dans un bois tapissé de feuilles d’automnes, traversé par un ruisseau rocailleux et si clair qu’on peut y voir les poissons se conter fleurette, une lettre écrite depuis cet endroit qui invite au lyrisme sera fortement marquée par l’épanchement de l’âme de l’émetteur. On pourra même évoquer des souvenirs, partagés ou pas, que ravivent la vue de tel ou tel chose. Cette communication n’est pas simple émission et réception avec un interlocuteur, mais elle est aussi introduction de l’autre dans notre intérieur. Intérieur qui sera traduit par des phrases que seul sait constituer le style, c'est-à-dire la personnalité propre de l’émetteur. C’est pour cela qu’il n’y a pas deux lettres d’auteurs différents qui se ressemblent. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"&gt;Les lettres ont encore ceci de bénéfique qu’elles facilitent l’épanchement. L’âme, il est vrai, entend plus facilement le langage de la musique que la parole et se livre plus facilement au moyen de l’écrit que par le discours. Une conversation, aussi élevée soit-elle, ne prend jamais le tour qu’aurait pu lui donner l’écrit, ainsi la correspondance mémorable de ceux à qui leur génie particulier octroyait le don d’écrire. On met tellement de soi dans une correspondance épistolaire que cette dernière devient une trace que nous laissons. La correspondance des grands hommes et femmes n’est-elle pas un outil d’analyse précieux de leurs personnes, de leurs actions et de leurs œuvres ? En écrivant à un ami on lui parle de ses idéaux sociaux, politiques, philosophiques. On lui parle de ses goûts, de la vision que l’on a de tout ce à quoi nous touchons. La correspondance épistolaire favorise donc l’intimité, c’est pourquoi quelques personnes seulement ont le privilège d’échanger des lettres avec une autre. Elle est en effet le privilège des esprits amis ; elle est un moyen d’entrer dans leur profondeur sans passer par le pont de la fréquentation réelle. &lt;span style="color: #333333; mso-bidi-font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; mso-bidi-font-size: 12.0pt; mso-fareast-font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; mso-fareast-language: FR;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Royaume du temps apprivoisé, les lettres permettent de se mettre à l’ouvrage et d’arrêter quand on ne sait plus quoi dire pour revenir une fois l’inspiration de retour, tandis que le téléphone, les sms et tous ce qui leurs ressemblent, marqués par la rapidité, la brièveté, l’économie, nous font l’impression d’un temps fugace et non maitrisé : on passe vite, on évite les détails et surtout on adopte un langage synthétique et elliptique. Que des informations diluées au maximum, la tendance étance au light et au fast. Il est compréhensible qu’à une époque où la priorité est donnée à la course au temps que d’ailleurs on utilise mal, que peu nombreux soient ceux qui veulent se prêter à un exercice qu’on ne réussit pas sans patience. Coucher des mots, eux-mêmes ne se donnant pas sans effort à la pensée, les choisir les assembler selon l’effet que l’on veut produire ne convient pas aux amoureux des résultats immédiats.&lt;span style="color: #333333; mso-bidi-font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; mso-bidi-font-size: 12.0pt; mso-fareast-font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; mso-fareast-language: FR;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Outre le fait que la lettre permet d’user de son temps à loisir afin d’affiner l’ouvrage et de le rendre plus beau, comme pour une œuvre d’art, bien que dans une moindre mesure, écrire une lettre c’est aussi un acte solennel. Les lettres fussent-elles d’enfants, de méchants scriptes ou de personnes peu éduquées sont rarement lues sans cette sorte de cérémonial auquel s’adonne la personne qui la reçoit. Souvenez vous des lettres de vos parents lorsque vous en étiez éloignés, des lettres de votre amour ; de quelles précautions vous entouriez vous avant de les lire ? Comme tout art, l’art épistolaire amplifie ce que nous négligeons peut-être au quotidien. Les émotions transmises, parce qu’on peut les entendre raisonner et parce qu’elles nous parviennent à un moment particulier, ce moment ainsi que la phrase chargée de ces émotions que nous percevons à la lecture, nous ne les oublierons jamais, ils sont grossis et acquièrent une solennité et une gravité autres. Il suffit que nous soyons traversés par je ne sais quelle humeur pour rouvrir cette lettre chérie, relire et relire le passage qui nous a marqué.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cunctator.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Vous pouvez également lire l'article de Cunctator &lt;a href="http://reflexions-actuelles-dnn.blogspot.com/2011/11/pour-la-correspondance-epistolaire.html"&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5677648548883673310-2464745344940155810?l=lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/feeds/2464745344940155810/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5677648548883673310&amp;postID=2464745344940155810' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/2464745344940155810'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/2464745344940155810'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/2011/11/une-belle-reflexion-de-cunctator-sur.html' title='Une belle réflexion de Cunctator sur l&apos;épistolaire'/><author><name>Liss</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01445856329390288621</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-tv7XJWs7en4/TtOaZnDI-dI/AAAAAAAAARI/a95tqICds5s/s220/Liss%2BK%2B3.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5677648548883673310.post-6784532010484811079</id><published>2011-11-12T00:32:00.002+01:00</published><updated>2011-11-12T12:03:41.057+01:00</updated><title type='text'>Trois femmes puissantes, de Marie Ndiaye</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Alors que les prix littéraires pour l'année 2011 viennent d'être décernés, promesses de lectures&amp;nbsp;qui devraient&amp;nbsp;ravir le lecteur, j'en suis encore, moi, à tenir les promesses que je m'étais faites il y a un bon bout de temps. Parmi elles, celle de revenir vers Marie Ndiaye, en lisant notamment&amp;nbsp;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Trois femmes puissantes&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, couronné par le prix Goncourt, en 2009. J'espérais que ce serait l'occasion de tisser un&amp;nbsp;lien réel&amp;nbsp;avec cette auteure, car nos relations avaient commencé par un&amp;nbsp;désagréable malentendu.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En effet, il y a une bonne dizaine d'années, sachant que le nom de Marie Ndiaye se distinguait dans le paysage littéraire français, je m'étais approchée d'elle en empruntant, au hasard, un de ses livres à la bibliothèque. Je ne saurais dire lequel, le titre s'étant complètement effacé de ma mémoire. Ne m'est resté que le sentiment d'une déception, liée sans doute au fait que je m'attendais à quelque chose... qui ne s'est pas révélé&amp;nbsp;à moi. Je me suis comme retrouvée&amp;nbsp;en pays inconnu, alors que le propre d'un livre qu'on va aimer,&amp;nbsp;auquel on s'attache,&amp;nbsp;est de procurer une sensation de familiarité, de reconnaissance, indépendamment du fait que les lieux, les situations évoqués vous soient familiers ou non. Il y a&amp;nbsp;une certaine&amp;nbsp;complicité qui se noue dès le départ. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Malheureusement, dans ce livre, Marie Ndiaye est demeurée très loin de la rive où nous devions nous rejoindre, ou bien est-ce plutôt moi qui ne&amp;nbsp;me&amp;nbsp;suis pas suffisamment avancée. C'est bien probable puisque je n'ai pas terminé le livre, le&amp;nbsp;rapportant&amp;nbsp;à la bibliothèque en même temps que mon esprit gommait ce nom de mes priorités de lecture. Le prix Goncourt a&amp;nbsp;fait naître&amp;nbsp;un regain d'intérêt, d'autant plus que des amis blogueurs, notamment &lt;a href="http://gangoueus.blogspot.com/2010/03/marie-ndiaye-trois-femmes-puissantes.html#!/2010/03/marie-ndiaye-trois-femmes-puissantes.html"&gt;Gangoueus&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://anndekerbu.blogspot.com/2010/08/trois-femmes-puissantes-marie-ndiaye.html#comments"&gt;Anne&lt;/a&gt;&lt;u&gt;,&lt;/u&gt;&amp;nbsp;ont consacré&amp;nbsp;aux &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Trois femmes puissantes&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;un article qui m'incitait vivement à le lire. Et j'ai été comblée.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-gpsdyGZrAio/Tr2a0AylbdI/AAAAAAAAAQ8/dPr92ACkKlc/s1600/couv+Ndiaye.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://2.bp.blogspot.com/-gpsdyGZrAio/Tr2a0AylbdI/AAAAAAAAAQ8/dPr92ACkKlc/s320/couv+Ndiaye.jpg" width="215" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce qui frappe avant tout dans&amp;nbsp;ce roman, c'est bel et bien la "puissance".&amp;nbsp;Puissance de la narration d'abord, et en cela Marie Ndiaye m'est apparue comme une "femme puissante", orchestrant les trois récits qui composent son&amp;nbsp;roman de telle&amp;nbsp;manière que chacun d'eux se distingue par sa singularité, en même temps que se dégage de tous une atmosphère similaire : une tranquille assurance au milieu d'un environnement qui pourrait paraître désarçonnant pour les personnages&amp;nbsp;féminins&amp;nbsp;; une douce inquiétude pour les personnages masculins, alors même qu'ils&amp;nbsp;apparissaient de l'extérieur comme étant en position de force. C'est la misère, ou plutôt la désolation derrière&amp;nbsp;la force apparente et, inversement, la force sous des dehors fragiles. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les trajectoires, les intrigues sont différentes dans les récits mais des liens&amp;nbsp;ténus et en même temps ostensibles&amp;nbsp;jettent des ponts entre eux. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Tout d'abord il y a le pont entre l'Afrique et l'Europe. Dans le premier récit, une jeune femme métisse, Norah,&amp;nbsp;répond à l'appel pressant de son père à aller lui rendre visite chez lui, au Sénégal. Avant de quitter la France où il avait&amp;nbsp;avait séjourné, se liant à une française et obtenant d'elle&amp;nbsp;trois enfants, dont&amp;nbsp;Norah, il réussit à emmener avec lui le seul fils qu'il&amp;nbsp;aura jamais, l'enlevant à sa mère. Dans le second, c'est un Français qui cette fois pense enlever sa femme africaine, à la misère de sa condition, une misère qui semble pourtant bien préférable à celle qu'il lui impose en France.&amp;nbsp;Dans le dernier, la ferme volonté de gagner l'Europe où l'on espère une vie meilleure occasionne beaucoup de malheurs, même si quelques uns, comme Lamine,&amp;nbsp;parviennent à donner corps à ce rêve, mais à quel prix ?&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il y a aussi la place de l'enfant au sein du couple, enfant dont on peut se servir pour assouvir ses desseins ou qui échappe&amp;nbsp;souvent aux préoccupations strictement liées au bien-être de&amp;nbsp;l'enfant. Dans le dernier texte, c'est&amp;nbsp;plutôt l'absence d'enfant qui constitue le point de départ de l'enfermement du personnage dans un univers qui la protège de la violence de la réalité.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le couple suscite des interrogations dans ces récits. Dans chacune des relations conjugales, même celle qui n'aura pas connu&amp;nbsp;de dégradation,&amp;nbsp;les conjoints&amp;nbsp;semblent appartenir chacun à un monde bien distinct de celui de l'autre, même s'ils&amp;nbsp;partagent la même maison... &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le lien le plus caractéristique&amp;nbsp;est cependant, à mon sens,&amp;nbsp;celui lié à la présence animale dans ces trois récits.&amp;nbsp;&amp;nbsp;La comparaison animale est même au coeur de la narration, mais elle revêt une dimension plus profonde, elle touche à une sorte de mysticisme, si bien que, derrière la langue toute&amp;nbsp;classique de Marie Ndiaye, à l'intérieur de son texte tout ce qu'il y a de plus français, se révèle une essence purement africaine.&amp;nbsp;Mais c'est une essence qui se&amp;nbsp;devine plus qu'elle ne crève aux yeux du lecteur :&amp;nbsp;le père de Norah regagnant son perchoir, un grand flamboyant,&amp;nbsp;tous&amp;nbsp;les soirs, comme le ferait un oiseau nocturne,&amp;nbsp;et rejoint à la fin du récit par sa fille ; la buse suivant Rudy Descas comme si c'était Fanta, sa femme,&amp;nbsp;elle-même ; c'est aussi par une&amp;nbsp;sorte d'incarnation animalière que se termine le dernier récit. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bref, c'est un roman&amp;nbsp;construit sous&amp;nbsp;le signe de l'ambivalence, une ambivalence&amp;nbsp;que Rudy Descas incarne peut-être le mieux, lui qui&amp;nbsp;renferme beaucoup d'amour, de tendresse à l'intérieur, mais qui se conduit comme une brute avec tout le monde, surtout avec ceux-là même à qui il souhaiterait témoigner&amp;nbsp;son amour.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La différence d'angle de narration participe également de la richesse et de la diversité du roman : alors que le récit épouse le point de vue du personnage féminin&amp;nbsp;dans le&amp;nbsp;premier et le dernier chapitres,&amp;nbsp;c'est à travers le regard de Rudy, époux de Fanta, que l'on perçoit les choses dans le deuxième. Un dernier paragraphe cependant place le lecteur du côté du personnage masculin dans les chapitres I et III.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bref c'est un roman dense, dont la&amp;nbsp;dimension psychologique saisit d'emblée le lecteur et l'entraîne dans les sinuosités&amp;nbsp;de l'âme humaine. Le roman pourrait être résumé par l'allusion anaphorique qui parcourt le second récit et qui, finalement, pourrait s'appliquer à l'ensemble des personnages : &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;"Comment s'extraire de ce rêve infini, impitoyable, qui n'était autre que la vie même ?"&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (p. 162)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;A cette question, les personnages féminins, dans le roman, &amp;nbsp;manifestent plus de ressource intérieure que leurs homologues masculins, d'où leur "puissance". C'est&amp;nbsp;aussi une question qui est adressée au lecteur.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5677648548883673310-6784532010484811079?l=lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/feeds/6784532010484811079/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5677648548883673310&amp;postID=6784532010484811079' title='14 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/6784532010484811079'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/6784532010484811079'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/2011/11/trois-femmes-puissantes-de-marie-ndiaye.html' title='Trois femmes puissantes, de Marie Ndiaye'/><author><name>Liss</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01445856329390288621</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-tv7XJWs7en4/TtOaZnDI-dI/AAAAAAAAARI/a95tqICds5s/s220/Liss%2BK%2B3.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-gpsdyGZrAio/Tr2a0AylbdI/AAAAAAAAAQ8/dPr92ACkKlc/s72-c/couv+Ndiaye.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>14</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5677648548883673310.post-5064635009328713369</id><published>2011-11-01T18:34:00.000+01:00</published><updated>2011-11-01T18:34:24.018+01:00</updated><title type='text'>Le Sceau de l'Ange, de Willy Mouele</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Peut-on avoir échappé plusieurs fois à la mort et ne pas penser qu'un "ange" veille sur nous ? Peut-on avoir emprunté le tunnel des horreurs, en être sorti, et se taire ? A ces questions, Willy Mouele, que l'on appelle aussi Zekid, répond :&amp;nbsp;"Non !" C'est un&amp;nbsp;"non" bien catégorique, un "non"&amp;nbsp;impérieux qu'il voudrait faire entendre à tous, d'où la publication du &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Sceau de l'Ange&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, aux Editions The Book Edition.&amp;nbsp;&amp;nbsp;Ce "non" a une double signification :&amp;nbsp;il exprime également la volonté de l'auteur de ne plus voir son pays sombrer dans la guerre. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-SoTVpQjswOk/TrApMz9g30I/AAAAAAAAAQ0/u8lGwKW19Dk/s1600/couv-Zekid-61694.png" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" ida="true" src="http://1.bp.blogspot.com/-SoTVpQjswOk/TrApMz9g30I/AAAAAAAAAQ0/u8lGwKW19Dk/s320/couv-Zekid-61694.png" width="226" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Le texte se présente comme une autobiographie. Willy&amp;nbsp;Mouele&amp;nbsp;y retrace son parcours, celui qui l'a conduit à quitter Brazzaville par tous les moyens, puisque la menace de la mort l'a recouverte d'un manteau rouge sang. Brazzaville, qualifiée autrefois de "la verte", prend en 1997 et en 1998, le visage d'un masque mortuaire&amp;nbsp;grimaçant pour peu qu'on appartienne à telle ou telle autre région du Congo. Au départ, il s'agit simplement de changer de quartier, mais très vite on se rend compte qu'il faut partir vraiment. Un long voyage commence alors, qui va conduire le narrateur à travers différentes villes du Congo parmi lesquelles Dolisie et Pointe-Noire. Puis il&amp;nbsp;gagne d'autres cieux, accompagné de celle qui prend de plus en plus de place dans sa vie : Darline. C'est d'abord la Côte d'Ivoire qui l'accueille, mais il ne s'arrête pas là. Il parcourt d'autres&amp;nbsp;pays d'Afrique avant d'atterir en France.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Durant ce périple,&amp;nbsp;les épreuves sont nombreuses, les dangers, surtout celui de la mort, embusqués sournoisement. Mais Willy semble marqué d'un "sceau" :&amp;nbsp;soit un ami&amp;nbsp;le secourt au moment où il s'y attend le moins, soit il pressent à travers des rêves, que l'on pourrait qualifier de "prémonitoires", ce qu'il faut faire. Ces amis providentiels étaient souvent des amis appartenant&amp;nbsp;à la&amp;nbsp;région ou à la tribu adverse. Les tribus ne sont devenues adverses que par la volonté des politiques, mais on peut voir à travers ce livre que les amitiés forgées dans le domaine artistique ont parfois résisté aux épreuves de la guerre. Willy était à la tête d'un mouvement rassemblant de jeunes artistes et à ce titre il était connu et même populaire parmi eux,&amp;nbsp;d'autant plus qu'il avait aidé&amp;nbsp;un certain nombre à sa manière.&amp;nbsp;C'est ainsi que certains le lui rendront bien, comme ce jeune homme, dont il ne se rappelle même plus le nom, ni le visage d'ailleurs, qui, en sa qualité de&amp;nbsp;chef "ninja", l'aidera à passer des barrages où il était certain qu'il y aurait laissé sa vie. Curieusement, c'est lorsqu'il arrive sur&amp;nbsp;le territoire "nibolek",&amp;nbsp;autrement dit là&amp;nbsp;où il est censé se sentir en sécurité, que les choses se gâtent, le sort se rie souvent de nous !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Sceau de l'Ange&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;, c'est donc le témoignage de Willy Mouele sur la guerre civile au Congo-Brazzaville, laquelle a poussé de nombreux jeunes gens comme lui à s'installer ailleurs. C'est un texte qui est rythmé par une expression commune : "un ange passa", mais à laquelle l'auteur donne une coloration particulière, en fonction du contexte, et j'ai trouvé cela amusant.&amp;nbsp; Tenez, par exemple les plus cocasses : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Arrivé en Côte d'Ivoire, la réceptionniste de l'hôtel où&amp;nbsp;Willy descend avec sa compagne&amp;nbsp;n'hésite pas à lui demander la nature de ses relations avec celle-ci, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;"Sinon, je suis là, hein ! Si vous avez besoin de moi quoi !"&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; déclare-t-elle. Et le récit de se poursuivre ainsi : &lt;strong&gt;&lt;em&gt;"Un ange passa, une capote anglaise sur son auréolé"&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (p. 159).&amp;nbsp;Plus loin, il est encore tenté, mais cette fois d'une manière vraiment provocatrice, par Kody, la meilleure amie sa compagne,&amp;nbsp;Darline, qui se trouve au Sénégal pour quelques temps.&amp;nbsp;Kody s'offre dans son plus simple appareil :&amp;nbsp;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;"Sans prendre la peine de se couvrir, Kody ferma les yeux, me laissant seul avec ma conscience. Un ange passa, l'air de rien, absorbé qu'il était par la lecture du Kâma Sûtra."&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (p. 243)&amp;nbsp;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet "ange qui passe" fait, d'une manière ludique,&amp;nbsp;le lien avec le titre. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si vous voulez avoir un bel aperçu de la vie, de l'entourage&amp;nbsp;de l'auteur,&amp;nbsp;dessinateur de talent, créateur de BD,&amp;nbsp;alors lisez &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le Sceau de l'Ange&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;.&amp;nbsp;L'auteur crache là&amp;nbsp;sa vérité, même si on aurait souhaité qu'elle se présente sous une meilleur forme, mais quand la priorité est de "dire", cela se fait souvent au détriment de&amp;nbsp;la forme. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un extrait :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;"J'ignore totalement de quoi sera fait demain, c'est vrai. Mais ici j'ai retrouvé, en quelques secondes à peine, cette chose fondamentale que j'avais perdue dans mon pays et qui s'appelle l'Espoir. &lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Là-bas, l'avenir me semblait gris, obscur. Ici, fort de cette assurance que permet parfois l'inconscience, tous les rêves me sont permis. Nous sommes à Abidjan, et toute la ville semble s'être jointe à la voix du chauffeur de taxi pour nous souhaiter Akwaba... La bienvenue !"&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&amp;nbsp; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Le Sceau de l'Ange, p. 151)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Willy Mouele, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le Sceau de l'Ange&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, The Book Edition, Collection Plume au bout des doigts.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5677648548883673310-5064635009328713369?l=lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/feeds/5064635009328713369/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5677648548883673310&amp;postID=5064635009328713369' title='10 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/5064635009328713369'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/5064635009328713369'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/2011/11/le-sceau-de-lange-de-willy-mouele.html' title='Le Sceau de l&apos;Ange, de Willy Mouele'/><author><name>Liss</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01445856329390288621</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-tv7XJWs7en4/TtOaZnDI-dI/AAAAAAAAARI/a95tqICds5s/s220/Liss%2BK%2B3.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-SoTVpQjswOk/TrApMz9g30I/AAAAAAAAAQ0/u8lGwKW19Dk/s72-c/couv-Zekid-61694.png' height='72' width='72'/><thr:total>10</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5677648548883673310.post-3494543145811130461</id><published>2011-09-05T16:33:00.000+02:00</published><updated>2011-09-05T16:33:42.104+02:00</updated><title type='text'>Une "Histoire pressée" pour fêter la rentrée</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Papa, il est prof de français… Oh, pardon : &lt;em&gt;mon père enseigne la langue et la littérature françaises&lt;/em&gt;. C’est pas marrant tous les jours ! Je veux dire : &lt;em&gt;parfois, la profession de mon père est pour moi cause de certains désagréments.&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; L’autre jour, par exemple. En sciant du bois, je me suis coupé le pouce. Profond ! J’ai couru trouver papa qui lisait dans le salon.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Papa, papa ! Va vite chercher un pansement, je pisse le sang ! ai-je hurlé en tendant mon doigt blessé.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Je te prie de bien vouloir t’exprimer correctement, a répondu mon père sans même lever le nez de son livre.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- &lt;em&gt;Très cher père&lt;/em&gt;, ai-je corrigé, &lt;em&gt;je me suis entaillé le pouce et le sang s’écoule abondamment de la plaie.&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Voilà un exposé des faits clair et précis, a déclaré papa.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Mais grouille-toi, ça fait vachement mal ! ai-je lâché, n’y tenant plus.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Luc, je ne comprends pas ce langage, a répliqué papa, insensible.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- &lt;em&gt;La douleur est intolérable&lt;/em&gt;, ai-je traduit, &lt;em&gt;je te serais donc extrêmement reconnaissant de bien m’accorder sans délai les soins nécessaires&lt;/em&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Ah, voilà qui est mieux, a commenté papa, satisfait. Examinons d’un peu plus près cette égratignure.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Il a baissé son livre et m’a perçu, grimaçant de douleur et serrant mon pouce sanguinolent.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Mais t’es cinglé, ou quoi ? a-t-il hurlé, furieux. Veux-tu f… le camp, tu pisses le sang ! Tu as dégueulassé la moquette ! File à la salle de bains et dém…-toi ! Je ne veux pas voir cette boucherie !&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- J’ai failli répondre : « &lt;em&gt;Très cher papa, votre façon de parler m’est complètement étrangère. Je vous saurais donc gré de bien vouloir vous exprimer en français&lt;/em&gt;. » Mais j’ai préféré ne rien dire.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; De toutes façons, j’avais parfaitement compris. Je suis doué pour les langues, moi. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bernard Friot, « Façons de parler », in &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Nouvelles Histoires pres&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;sées, Editions Milan, première édition 1992. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5677648548883673310-3494543145811130461?l=lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/feeds/3494543145811130461/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5677648548883673310&amp;postID=3494543145811130461' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/3494543145811130461'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/3494543145811130461'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/2011/09/une-histoire-pressee-pour-feter-la.html' title='Une &quot;Histoire pressée&quot; pour fêter la rentrée'/><author><name>Liss</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01445856329390288621</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-tv7XJWs7en4/TtOaZnDI-dI/AAAAAAAAARI/a95tqICds5s/s220/Liss%2BK%2B3.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5677648548883673310.post-8946788302717234660</id><published>2011-08-27T08:38:00.000+02:00</published><updated>2011-08-27T08:38:59.679+02:00</updated><title type='text'>Témoignages sur Philippe Makita</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;J'avais réussi, à la disparition de Philippe Makita,&amp;nbsp;à recueillir&amp;nbsp;le témoignage de quelques hommes de lettres :&amp;nbsp;Matondo Kubu Ture, Apollinaire Singou Basseha, Jean-Blaise Bilombo Samba et Noël Kodia, qui&amp;nbsp;acceptèrent volontiers de s'exprimer, rendant ainsi un bel hommage à celui qui fut leur ami.&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;MATONDO KUBU TURE (sociologue et écrivain) : &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;« Philippe Makita : un écrivain secret »&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce titre, Philippe ne l’aurait pas aimé. Il aurait critiqué avec bonhomie : il n’était pas un polémiqueur né. Il aurait fait remarquer, en kituba, avec l’accent de Dolisie : « Toi aussi, c’est quelle marque ça, où tu vas toujours chercher tes histoires-là ! »&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Si l’expression « écrivain secret » est trop forte, je suis prêt à la remplacer par « écrivain qui travaillait tranquillement et calmement ». Encore que… j’utilise le verbe « travailler » en insistant sur l’idée de s’appliquer intensément à une tâche, tout en prenant le temps de ne laisser transpirer aucune information susceptible d’avertir la galerie… Tiens Philippe est actuellement en train de finir son deuxième roman !&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il donnait toujours l’impression qu’il avait l’éternité devant lui, tout le temps de mûrir les fruits de son écriture. S’il était un affairiste invétéré, comme on en voit sur la place, aujourd’hui , Philippe serait l’écrivain congolais le plus publié. En une année, en 2003, il a publié, tour à tour, une anthologie, un recueil de poèmes, un roman, au grand mutisme des médias.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il fit paraître son premier recueil de poèmes &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Les Sandales retournées&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; en 1978, aux Éditions Saint-Germain-des-Prés. Il a fallu attendre près d’un quart de siècle, pour retrouver son nom dans les librairies. En 2003, justement il nous gratifia de la &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Nouvelle Anthologie de la littérature congolaise&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; en collaboration avec Jean-Baptiste Tati Loutard.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ses tiroirs sont encore remplis de nouvelles, de romans de pièces de théâtre auxquels il travaillait quotidiennement. Quand je le traitais de maniaco-perfectionniste, il répondait avec son éternel sourire : « &lt;em&gt;Nous ne sommes pas des gens du show-business ; une écriture authentique doit arriver au point où elle respire à jamais la paix et le silence&lt;/em&gt; » (je fais l’effort de restituer fidèlement ses mots à lui).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je ne sais pas s’il faisait lire ses manuscrits à son entourage, peut-être à Sylvain Bemba, à Letembet-Ambily, peut-être à Tati Loutard ou à Maxime N’debeka, à ceux de notre génération, j’en doute. Pourtant c’est souvent avec les gens de sa génération qu’il discutait littérature, la poésie en premier lieu. Il se sentait toujours enfant des poètes, une filiation qu’il n’abandonnait jamais, même quand il écrivait des textes que le monde appelle roman ou nouvelle, tel que Le Pacte des contes (2003)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il avait un secret : la patience de croire à la beauté, comme un apaisement universel que l’on ne peut obtenir qu’au bout d’une longue corvée intelligente. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;« &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Noue à ton front l’anneau de mon intelligence&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Et tends-moi tes sandales&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Précède-là à l’Orient et reviens sur tes pas&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Alors, la lune se réveillera dans tes bras&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; »&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;(&lt;em&gt;Les Sandales retournées,&lt;/em&gt; 1978)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Écrivain doublé d’un critique littéraire, il adorait parler des œuvres des autres. Il connaissait tout ce que les Congolais et les Congolaises faisaient paraître, gardant la plupart de ses propres écrits dans la tranquillité des tiroirs. Si un jour, tous ses livres étaient publiés, je serai le premier à m’écrier : « Quelle chance d’avoir connu cet écrivain-là ! »&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;Apollinaire SINGOU-BASSEHA (écrivain et éditeur) : &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;« Philippe Makita : une mission inachevée »&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il m’est très difficile de témoigner pour un ami avec qui j’ai une longue amitié, un parcours d’écrivain irréprochable, un frère de plume qui, toute sa vie, n’a cessé de se battre pour le rayonnement de la littérature congolaise, un frère « &lt;em&gt;qui bat sur terre le tam-tam fécond/de la force et de la dignité&lt;/em&gt; » pour reprendre quelques mots de son recueil &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Les Sandales retournées&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;. Nul n’ignore qu’en Afrique, le tam-tam annonce toujours une nouvelle. Bonne ou mauvaise.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Lorsque le 27 août 2006, j’apprends la nouvelle de la disparition de Philippe, je suis resté estomaqué : quelques jours auparavant, nous avions mangé ensemble avec Alain Mabanckou, venu à Brazzaville prendre part à la première édition des « Rencontres du livre vivant ». Je me suis dit : « Pourquoi cette fatalité ? Et pourquoi un à un nous, écrivains, quittons cette terre à la pointe des pieds ? En commençant par Tchicaya U Tam’Si, Sony Labou Tansi, Sylvain Bemba, Amélia Nene, Alice Valette, Didier Kounkou-Lareis, Bernard Zoniaba, Serge Bourra dit Ma Kandet, Antoine Letembet-Ambily… »&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Par son activité littéraire, Philippe Makita avait, sans conteste, un avenir prometteur. Il publie en 1978 &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Les Sandales retournées&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (Éditions Saint-Germain-des-Prés), en 1982, une étude critique intitulée « &lt;strong&gt;&lt;em&gt;L’Étrange destin de Wangrin d’Amadou Hampaté Bâ&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; ». Il participe à &lt;strong&gt;&lt;em&gt;L’Anthologie des littératures francophones d’Afrique centrale&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;. En 2003, il publie &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Femme, mon paysage&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; aux Éditions Acoria et un roman &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le Pacte des contes&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; aux Éditions La Bruyère. Philippe Makita s’était promis de publier, tous les deux ans, un nouveau livre. Il est dommage que cet « amoureux des belles lettres », cet « individu pluriel » qui constituait « une force et une dignité » de notre horizon littéraire n’ait pas achevé sa mission.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Sa rencontre avec Jean-Baptiste Tati Loutard aura symbolisé un pont jeté entre deux générations, la réactivation d’un enthousiasme, le rappel de la responsabilité pour notre génération de prendre en charge le destin de notre littérature. La preuve ? Leur Nouvelle anthologie de la littérature congolaise, un travail minutieux entrepris par des regards complices et croisés. À ce propos, je me souviens de la réponse de Philippe au cours d’un entretien qu’il m’a accordé le 22 septembre 2003 lors de la présentation de cet ouvrage : « Une anthologie est une œuvre sélective. Ça veut dire qu’il faut absolument faire un choix, il faut faire des sacrifices. Ça n’a pas été facile ».&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La disparition de Philippe Makita laisse un grand vide dans les lettres congolaises. Philippe avait encore beaucoup de choses à dire et à faire. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Adieu Philippe, mon ami, mon frère de plume !&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;Noël KODIA (universitaire, écrivain&amp;nbsp;et critique littéraire) : &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;strong&gt;« MAKITA, un grand poète »&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Philippe Makita a été mon collègue à l'Université de brazzaville. C'est là qu’il m'avait parlé de la publication de son premier recueil de poèmes composé de textes écrits presque au lycée. Nous discutions beaucoup de littérature, surtout du théâtre scolaire. Dans les années 70, il écrivit "&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Les talons de la souffrance&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;" que présenta la troupe théâtrale du Lycée du Drapeau rouge (actuellement lycée Chaminade), où il enseignait le français, pendant que de mon côté j'écrivis "&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Les conjurés ou la voix de Lumumba&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;", une pièce de théâtre qui retrace le destin du héros congolais avant sa mort.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Nous nous sommes séparés en 1983 quand je vins en France pour mon troisième cycle. De retour au pays, je le retrouvai comme chercheur à l'INRAP où il occupait la fonction de chef des programmes tout en donnant des cours de littérature à l'Université, parce que titulaire d'une Maîtrise de littérature africaine. Nous avons milité à l'UNEAC* jusqu'à mon départ pour la France.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Makita pour moi est un grand poète de la nouvelle génération, qui s'est donné au roman avec "&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le Pacte des conte&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;s", un récit qui sort de l'ordinaire et qui trace un autre chemin que jusque-là le roman congolais n'avait jamais emprunté. Après Sony Labou Tansi et Henri Lopes, il est le seul à avoir eu le courage de mettre en cause le romanesque linéaire dans lequel se sont embarqués la majorité de ses confrères. Avec &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le Pacte des contes&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; s'est ouverte une autre page du roman congolais qui malheureusement se voit vite fermée par la disparition de son auteur.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;*UNEAC : Union nationale des écrivains et artistes congolais. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;Jean-Blaise BILOMBO SAMBA (poète) : &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;strong&gt;« Car les sandales se sont retournées pour longtemps. »&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La première somme de poésie de Philippe Makita avait pour titre &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Sandales retournées&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; ; elle avait été saluée comme un nouveau ton, juste et ouvert dans sa proximité avec autrui. Une voix nouvelle se posait là, urgente et sensible, donc digne.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C’est à mon retour de Dakar, en 1990, que ma compagne, Marie-Léontine Tsibinda, m’a présenté Philippe : il était déjà membre de l’équipe d’expertise de l’Inrap. Bien sûr, il avait déjà publié les Sandales retournées dont Edouard Maunick avait fait un compte-rendu élogieux dans mille soleils à Rfi. De ces deux opportunités, démarre ma relation amicale avec Philippe. Nous mettions à profit toutes les opportunités de rencontre pour parler de notre poésie, le destin de notre parole que nous souhaitions lumineuse. Il parlait d’écrire le Livre solaire, une manière poétique de poursuite d’une espérance infinie inversement proportionnelle de la noirceur de la vie nationale.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En novembre 2003, nous avions, Philippe, Matondo Kubu Ture et moi-même partagé le si peu ordinaire désir d’une « rentrée littéraire » autour de la figure de Tati Loutard. Nous portions alors le rêve ouvert et redoutable de tenter de faire exister à nouveau Brazzaville comme un Orient culturel incontournable, créatif et libre. Nous avions préparé cet événement à son domicile avenue des Trois Martyrs, où sa compagne, grande prêtresse, pourvoyait en arachides, tubercules et autres ignames de Djambala, cette religion de nouveaux allumés littéraires en quêtede sacrements inédits. Philippe avait pu obtenir l’aval de Tati. La Nouvelle anthologie de la littérature Congolaise venait de paraître. Nous étions frappés par la disponibilité du monde à notre endroit : un vendredi et un samedi de novembre 2003, la littérature congolaise s’intégrait dans une espérance oubliée depuis Sony Labou Tansi et Sylvain Bemba.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Toujours en 2003, lorsque, je lui ai confié mon idée de constituer un Bureau (une bibliothèque ?) de liaison des poètes dans notre capitale, il s’est emballé et m’a encouragé de toutes ses forces. Il a été l’un des tous premiers à signer sa fiche d’adhésion. Mais comme toujours, je vais très peu au bout des choses et il n’a cessé me chahuter pour cela.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Habitant une discrétion essentielle, Philippe Makita m’a toujours paru un être secret. Eminemment secret. C’est ainsi qu’installé dans l’attente du Livre solaire dont il m’avait tant parlé, j’ai vu arriver, coup sur coup comme des météores, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Femme, mon paysage&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (poésie, 2003) et &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le Pacte des contes&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (roman, 2004). Sûr qu’il a toujours écrit à la frontière du silence, cherchant à atteindre quelque chose qui le dépasse et nous dépasse, quelque chose qui le rende davantage disponible au monde et à l’autre, mieux à la transcendance même. Sinon comment aurait-il jamais eu l’amour d’initier et la patience de faire aboutir la Nouvelle anthologie de la littérature congolaise ? Dans sa discrétion élective, Philippe a élaboré une nouvelle éthique de la relation littéraire fondée sur un rapport intranquille mais digne et respectueux de l’intimité de l’autre dans sa parole et sa confrontation au Comment vivre cher à Tchicaya.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Insoumis mais serein, tel était Philippe. Pas engagé comme moi, mais habité par la teneur de sa responsabilité civique, celle qui imbibe toute son œuvre. C’est en cela que &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Femme, mon paysage&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; m’apparaît comme un coup de tonnerre dans un ciel tranquille. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Un jour de l’année 2005, discutant avec lui de ma fascination pour le mythe d’Orphée et me plaignant de l’absence de documentation, quelle ne fût ma surprise de le voir revenir de France, à quelques mois de là, le livre d’Edouard Schuré &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Les Grands Initiés&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; sous les bras. Il n’avait pas oublié ma quête. Or lui, bien avant moi, interrogeait déjà notre sphère de dialogue avec la nature, le cosmos et l’immanence. C’est bien ce que dit Sylvain Bemba qui, parlant de Philippe, convoque Claudel pour qui « …chaque chose ne subsiste pas pour elle seule, mais dans un rapport infini avec toutes les autres… »&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Sylvain avait ouvert le domaine de notre rêve en nous dédiant à tous les deux son troisième roman &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le Dernier des cargonautes&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;. Cette élection non sollicitée, nous avait, Philippe et moi, installé dans une manière de binaire qui appelait à rechercher en permanence le troisième terme, celui d’une autonomie fraternelle : l’écriture et le sacré, ebale ya bo moyi, un chemin d’eau et de vie pour pagayer vers le grand large tout simplement…&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Nous avions encore tant de choses à faire ! Maintenant que les sandales se sont retournées pour longtemps, Philippe nous manque déjà : sa vigilance, son empathie, sa conceptualité littéraire arrimée à la raison citoyenne. Cependant, sa figure et ses mots porteront toujours la contagion d’un univers à explorer afin de nous connaître davantage et nous rendre compatible avec la paix, la beauté et la joie, somme toute, la démocratie d’être.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Témoignages recueillis avec le concours d’André-Patient BOKIBA, Professeur de Lettres à l’Université de Brazzaville.&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5677648548883673310-8946788302717234660?l=lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/feeds/8946788302717234660/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5677648548883673310&amp;postID=8946788302717234660' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/8946788302717234660'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/8946788302717234660'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/2011/08/temoignages-sur-philippe-makita.html' title='Témoignages sur Philippe Makita'/><author><name>Liss</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01445856329390288621</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-tv7XJWs7en4/TtOaZnDI-dI/AAAAAAAAARI/a95tqICds5s/s220/Liss%2BK%2B3.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5677648548883673310.post-3418893128875770483</id><published>2011-08-27T00:23:00.000+02:00</published><updated>2011-08-27T00:23:23.086+02:00</updated><title type='text'>Le Pacte des Contes, de Philippe Makita</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Voici cinq ans, jour pour jour, que Philippe MAKITA nous a quittés. A sa disparition, en 2006, je publiai sur mon ancien blog l'article ci-dessous.&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ceux qui l’ont côtoyé, approché, parlent d’un homme sympathique, un homme qui savait irradier les cœurs de la chaleur de l’amitié. Ceux qui l’ont connu à travers ses œuvres retiennent l’engagement d’un universitaire pour que rayonnent les lettres congolaises. Philippe MAKITA a signé avec Jean-Baptiste Tati-Loutard la &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Nouvelle Anthologie de la Littérature Congolaise&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, publiée en 2003, année du cinquantenaire de la naissance de la littérature congolaise. La première œuvre congolaise, le roman &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Cœur d’Aryenne&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; de Jean MALONGA, avait en effet été publiée en 1953. Philippe MAKITA est l’auteur de divers travaux critiques, que l’on peut retrouver dans des ouvrages collectifs comme l’ &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Anthologie des Littératures francophones d’Afrique centrale&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; parue chez Nathan en 1995. Il était par ailleurs chef de service des programmes à l’Institut National de Recherche et d’Action Pédagogique (INRAP). &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-vqXl4yWYsfQ/TlgTb2Fy03I/AAAAAAAAAQw/Uecx7fa-8Oo/s1600/Couv+PacteContes.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" qaa="true" src="http://2.bp.blogspot.com/-vqXl4yWYsfQ/TlgTb2Fy03I/AAAAAAAAAQw/Uecx7fa-8Oo/s320/Couv+PacteContes.jpg" width="204" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Philippe MAKITA n’était pas seulement universitaire, il était aussi écrivain. Il a flirté très tôt avec la poésie, au point d’avoir avec elle une véritable histoire d’amour. Son premier recueil de poésie, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Sandales retournées&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, a été écrit au cours de ses années lycée. Un second recueil est paru récemment chez Acoria. Les rapports privilégiés de l’auteur avec la poésie se manifestent également dans son roman, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le Pacte des contes&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;. Celui-ci est en effet traversé de part en part d’un souffle poétique qui en rafraîchit la lecture, et qui invite à vouloir découvrir l’auteur dans ses recueils.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Depuis le 27 août 2006, Philippe MAKITA n’est plus des nôtres, pourtant il sera toujours avec nous, et ce chaque fois qu’on ira fouiner dans les pages de ses œuvres, pour qu’elles nous livrent leurs trésors. N’est-ce pas le souhait qu’il exprime – être toujours vivant – à la page 76 de son roman ? &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;« On croit qu’avoir beaucoup de voitures, de maîtresses, de maisons (…) et de l’argent suffit à être inscrit sur titre dans le Livre de la postérité. Erreur. Dès que l’Acte de décès est établi, la décoration à titre posthume posée sur le cercueil, le quarante cinquième jour de deuil arrosé de bière, c’est fini. Disparu. Oublié. Un grand auteur, lui, survit à l’oubli familial, national pour entrer dans la mémoire internationale, et avec lui certains personnages de ses livres : Rabelais et Gargantua par exemple »&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;A travers ces lignes, on entend comme une petite voix qui dit : « Ne m’oubliez pas ! »&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;strong&gt;LE PACTE DES CONTES &lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans ce texte, Philippe MAKITA ne ménage pas son lecteur, il sollicite toujours de sa part une attention soutenue. En effet le lecteur distrait pourrait s’égarer entre le réel et le virtuel, entre le récit du narrateur et celui du personnage. Le pacte des contes est en fait un roman qui en contient d’autres. Et puis surtout on assiste à quelque chose de fabuleux : les personnages, des êtres fictifs, virtuels, entrent dans la vie réelle, prennent corps, sous l’œil médusé de leur créateur. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C’est l’effet fantastique inverse de celui réalisé par Gudule dans &lt;strong&gt;&lt;em&gt;La Bibliothécaire&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, un roman jeunesse que les adultes apprécieront bien plus à cause des références littéraires pas toujours à la portée de jeunes lecteurs. Les héros de ce roman font l’extraordinaire expérience d’entrer dans les livres, de vivre véritablement les aventures racontées dans ces livres, de faire la connaissance physique des personnages. Ils enjambent ainsi les limites temporelles, car nos jeunes héros rencontrent par exemple l’intrépide Gavroche des Misérables de Victor Hugo, ils tremblent de sa témérité, espèrent qu’il ne va pas se faire tuer sous les balles …. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;On retrouve d’ailleurs Gavroche dans &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le Pacte des contes&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, où cette fois ce sont les personnages qui quittent leur monde de papier pour connaître la vraie vie. Ainsi Faris, personnage du roman que Palingus est en train d’écrire, devient un vrai humain, avec l’avantage sur les autres humains de lire dans les pensées de son créateur Palingus. Mais n’oublions pas que nous sommes toujours dans la fiction, car Palingus est lui-même le personnage principal du roman non encore publié, &lt;em&gt;La rade des voluptés&lt;/em&gt;, que ses concepteurs Iyédi et Ngabouyédi ont soumis à leurs lecteurs, afin qu’ils puissent faire leurs suggestions quant à la trame de l’histoire. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Faris se rebaptise « Lyman » pour sa vie de personnaute. On dit bien internaute pour désigner toutes celles et tous ceux qui naviguent dans le monde virtuel qu’est l’Internet ? Eh bien Philippe MAKITA a trouvé le concept de personnaute pour qualifier les êtres virtuels qui viennent ‘‘en personne’’ dans notre monde physique. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En bref, le pacte des contes est un roman où l’auteur a voulu donner le meilleur de lui-même : il parle de son plaisir d’écrire, réfléchit sur la condition de l’écrivain, exprime surtout son amour de la littérature ; c’est à mon sens ce qui lui donne le plus de charme, car un livre doit entre autres nous faire aimer les livres, il doit nous donner envie de lire, il doit être en quelque sorte une célébration de la littérature. C’est ce que sont, sans aucun doute, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le pacte des contes&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; de Philippe MAKITA, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;La Bibliothécaire&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; de Gudule, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Verre cassé&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; d’Alain MABANCKOU... Bien entendu ce ne sont là que quelques échantillons des livres de la bibliothèque mondiale qui fêtent la littérature.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Pacte des contes&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; est aussi, pour tout congolais – loin du pays en particulier – un moyen de retrouver son Congo natal, car l’auteur non seulement évoque certains endroits mais insère aussi des expressions lingala ou kituba.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Philippe Makita, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le Pacte des contes&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, Editions La Bruyère, 2004, 142 pages.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5677648548883673310-3418893128875770483?l=lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/feeds/3418893128875770483/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5677648548883673310&amp;postID=3418893128875770483' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/3418893128875770483'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/3418893128875770483'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/2011/08/le-pacte-des-contes-de-philippe-makita.html' title='Le Pacte des Contes, de Philippe Makita'/><author><name>Liss</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01445856329390288621</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-tv7XJWs7en4/TtOaZnDI-dI/AAAAAAAAARI/a95tqICds5s/s220/Liss%2BK%2B3.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-vqXl4yWYsfQ/TlgTb2Fy03I/AAAAAAAAAQw/Uecx7fa-8Oo/s72-c/Couv+PacteContes.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5677648548883673310.post-9143425724026495892</id><published>2011-08-22T14:22:00.000+02:00</published><updated>2011-08-22T14:22:36.804+02:00</updated><title type='text'>Sourires de loup, de Zadie Smith</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il y a de ces livres qui vous mettent en difficulté, mais alors en grosse difficulté : par quel bout commencer à rendre compte de sa lecture ? Il y a tellement de choses à dire, le livre est tellement dense, comporte&amp;nbsp;tant de dimensions&amp;nbsp;que vous vous demandez si vous saurez jamais donner au lecteur une petite idée des étendues dans lesquelles&amp;nbsp;celui-ci vous entraîne. &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Sourires de loup&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, de Zadie Smith, fait partie de ceux-là.&amp;nbsp;C'est l'exploration de la vie contemporaine dans toute sa complexité. &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-YdG8EtTW4cM/TlJJ2VnNexI/AAAAAAAAAQo/5VlKHQ4tz9U/s1600/SourireLoup.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" qaa="true" src="http://2.bp.blogspot.com/-YdG8EtTW4cM/TlJJ2VnNexI/AAAAAAAAAQo/5VlKHQ4tz9U/s320/SourireLoup.jpg" width="189" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le roman&amp;nbsp;se présente comme le récit de la vie de deux familles, il faudrait dire plutôt la vie&amp;nbsp;de&amp;nbsp;deux hommes, dans un premier temps.&amp;nbsp;Deux amis :&amp;nbsp;Alfred Archibald Jones, dit Archie,&amp;nbsp;et Samad Miah Iqbal. D'origine et de culture différentes - le premier est Anglais, le second du Bangladesh -&amp;nbsp;ils ne se&amp;nbsp;seraient pas liés d'amitié sans le concours de&amp;nbsp;circonstances déterminantes. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Tout commence à la guerre, la deuxième, où tous deux sont mobilisés, mais dans une unité particulière, vu leur condition physique respective. Ils ne sont pas au front, mais dans un rôle qui pourrait être assimilé à de la surveillance, disons un rôle qui n'est pas susceptible de leur octroyer&amp;nbsp;des lauriers. Pourtant chacun de nous aimerait que, d'une manière ou d'une autre, un peu de gloire reluise sur&amp;nbsp;son identité. Le moindre fait héroïque d'un ancêtre va être l'occasion de se revendiquer d'une lignée glorieuse, ou bien on se jette dans une situation qui nous permettra plus tard d'attester de notre valeur, même si nous ne sommes, au fond, que des gens les plus ordinaires du monde. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En effet&amp;nbsp;l'ennui, la banalité, le vide ont de quoi désespérer un homme au point de le conduire au bord du suicide. Archie y échappe de peu. Lui et Samad n'ont pas des vies extraordinaires, mais ils vont tenter de lui donner de l'éclat, Samad en particulier, même si l'entourage n'est pas dupe. C'est ce qui caractérise l'homme : rendre&amp;nbsp;sa vie intéressante, appeler à soi l'admiration, le respect de l'autre, lui montrer qu'on est&amp;nbsp;une "valeur".&amp;nbsp;A une époque où l'essence de ce mot change selon les pays, selon les individus, cette entreprise&amp;nbsp;est souvent bien difficile.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Nous ne suivons pas seulement Archie et Samad au fil de leur amitié, de leurs vies conjugales, on remonte également à leurs origines avant de&amp;nbsp;s'apesantir sur leurs enfants. Archie, marié à Clara, une jamaïcaine, aura avec elle&amp;nbsp;une fille :&amp;nbsp;Irie. De son côté, Samad aura avec Alsana, de même origine que lui,&amp;nbsp;des jumeaux : Magid et Millat.&amp;nbsp;Que transmettre à ces enfants nés en&amp;nbsp;Occident mais dont les parents viennent d'ailleurs&amp;nbsp;? Quelle est leur identité&amp;nbsp;? Sont-ils fils de l'Occident ou fils du "pays" ? &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le récit met en scène plusieurs générations, chacune tentant de trouver le point d'ancrage qui lui permettra de ne pas sombrer.&amp;nbsp;Mais la plus exposée est sans aucun doute la toute dernière génération car elle doit faire face à une question délicate : celle de l'identité. Les cartes sont bien brouillées lorsqu'on est né et qu'on a grandi dans un pays&amp;nbsp;autre que celui d'où viennent nos parents, surtout lorsque ces derniers sont de race différente. La société s'applique à brouiller ces cartes, alors que les choses ne se présentent pas d'une manière aussi compliquée pour les jeunes concernés. Ceux-ci reconnaissent d'abord leur appartenance à un pays, si c'en est un : celui de l'adolescence, avec son lot de soucis et d'émois.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les thèmes dans ce roman sont aussi divers&amp;nbsp;que le conflit de génération, le couple, la tentation, l'honneur, la gloire, la religion, la parentalité, la guerre, l'amitié, l'homosexualité, le monde du travail, la jeunesse, le racisme, la science, l'extrémisme. Cependant s'il fallait en nommer un qui fasse figure de fil d'Ariane, je dirais l'immigration, dans son acception la plus globale, autrement dit le fait que le monde est aujourdhui un village qui voit sa population changer, muer&amp;nbsp;au rythme des flux migratoires, ce qui ne va pas sans déclencher&amp;nbsp;des guerres&amp;nbsp; :&amp;nbsp;guerre des valeurs, guerre des religions, guerre que livre la mondialisation à tous ceux qui se retranchent derrière leurs origines, leur culture. Toutes ces "guerres" jettent les jeunes générations dans un tourbillon dans lequel ils ont du mal à trouver ou à se faire une identité, car ballotés de part et d'autre.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Beaucoup d'humour, de dérision aussi, mais ce qui est admirable, c'est que le lecteur est placé devant le point de vue de chacun, les personnages ne sont pas tournés en ridicule, même lorsqu'ils se trouvent dans une posture qui n'est pas à leur avantage :&amp;nbsp;le lecteur éprouve pour tous une irrésistible sympathie. La dérision se trouve plutôt dans la manière de raconter. Et Zadie Smith narre avec une puissance étonnante eu égard à son âge (Elle est née en 1975 et le roman parut en 2000&amp;nbsp;) Elle a mis une telle distance entre elle et ses personnages, chose qu'on ne réussit si bien qu'avec l'expérience. Je veux dire que le narrateur omniscient à travers lequel on observe les personnages a une belle longuer d'avance sur eux, ce qui ne l'empêche pas de se mettre à leur niveau. Il y a comme une grandeur&amp;nbsp;et en même temps une&amp;nbsp;humilité de la part de l'auteur qui lui fait épouser les petitesses de ses personnages, afin de mieux s'en démarquer, mais tout cela se fait d'une manière subtile,&amp;nbsp;insensible. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et les personnages ! Pas aussi simples qu'il n'y paraît. Des femmes de caractère en apparence, très sensibles&amp;nbsp;en réalité. Des hommes faibles, voire sans personnalité, comme Archie qui se remet entièrement sur le pile ou face&amp;nbsp;d'une pièce de monnaie pour savoir quelle décision prendre, et ce même dans les choses les plus graves. Mais il paraît,&amp;nbsp;de loin,&amp;nbsp;plus résistant intérieurement&amp;nbsp;que son ami Samad,&amp;nbsp;doté à première vue d'une plus grande virilité. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le roman n'est jamais aussi passionnant que lorsqu'il s'intéresse à la jeune génération : Irie, les jumeaux&amp;nbsp;Millat et Magig, Joshua, car une troisième famille intègre l'histoire, les Chalfen, dont Joshua est le fils aîné. le chef de famille, Marcus Chalfen, d'origine juive, est un homme de science qui se préoccupe de révolutionner la médecine par les manipulations génétiques.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La fin du roman intervient comme un couperet, le lecteur est brusquement mis dehors, alors qu'il y avait encore de la matière. C'est curieux de dire cela d'un roman qui fait tout de même 735 pages, mais le fait est qu'on attend une suite. Cependant l'auteure se joue de votre attente et elle se débarasse de nous comme ceci : &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;"&lt;strong&gt;&lt;em&gt;raconter ces histoires à dormir debout et d'autres du même acabit contribuerait immanquablement à accélérer la diffusion du mythe, du dangereux mensonge, selon lequel le passé est toujours imparfait et le futur parfait. Et comme le sait perinemment Archie, ce n'est pas vrai. ça ne l'a jamais été&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;."&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais je comprends qu'il fallait bien mettre un point final. Un point qui, dans&amp;nbsp;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Sourires de loup&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;ressemble plutôt à trois points de suspension.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Zadie Smith, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Sourires de Loup&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, Gallimard 2001, 738 pages&amp;nbsp;; Titre original "White Teeth", 2000.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voici ce qu'on apprend en page liminaire : "&lt;em&gt;A peine commencé, ce livre fit l'objet d'enchères à la foire de Francfort, sur la foi de cent pages alors qu'il en compte cinq cents ! Il a reçu de nombreux prix dont le prix Guardian et Whitbread du premier roman&lt;/em&gt;."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Zadie Smith est née en 1975 d'un père anglais et d'une mère jamaïcaine. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5677648548883673310-9143425724026495892?l=lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/feeds/9143425724026495892/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5677648548883673310&amp;postID=9143425724026495892' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/9143425724026495892'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/9143425724026495892'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/2011/08/sourires-de-loup-de-zadie-smith.html' title='Sourires de loup, de Zadie Smith'/><author><name>Liss</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01445856329390288621</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-tv7XJWs7en4/TtOaZnDI-dI/AAAAAAAAARI/a95tqICds5s/s220/Liss%2BK%2B3.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-YdG8EtTW4cM/TlJJ2VnNexI/AAAAAAAAAQo/5VlKHQ4tz9U/s72-c/SourireLoup.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5677648548883673310.post-489190957883671233</id><published>2011-08-04T16:21:00.000+02:00</published><updated>2011-08-04T16:21:14.685+02:00</updated><title type='text'>Rêve de foot, de Paul Bakolo Ngoi</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Si vous avez des enfants qui ne jurent que sur le ballon rond… mais qui se récrient chaque fois que vous leur proposez une lecture, Rêve de foot sera peut-être le moyen de concilier agréablement les deux choses : c’est le foot au cœur de la lecture. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-44H7_W4daVc/TjnWxetXFbI/AAAAAAAAAQk/vhW-HqVDEEo/s1600/Couv+R%25C3%25AAve+de+foot.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://3.bp.blogspot.com/-44H7_W4daVc/TjnWxetXFbI/AAAAAAAAAQk/vhW-HqVDEEo/s320/Couv+R%25C3%25AAve+de+foot.jpg" t$="true" width="221" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L’histoire commence à Kinshasa avec, au centre, les &lt;em&gt;faseurs&lt;/em&gt;, les enfants de la rue. Bilia, le héros, est un adolescent de 13 ans. Il n’est pas sans toit, mais sous un ciel où la vie se conjugue chaque jour sur le mode de la précarité et un père qui a sombré dans l’alcool après le décès de sa femme, ses frères et lui n’ont pas beaucoup d’options. Un jour, poussé par la faim, Bilia, dont le nom veut dire justement « nourriture » en lingala, dérobe quelques bananes. Il se retrouve à la prison pour mineurs de Kitambo, où les conditions sont très dures sous la férule du caporal Katanga. Celui-ci espère ainsi leur faire passer l’envie de recommencer, même si c’est souvent le contraire qui se produit : des jeunes qui s’endurcissent et désirent désormais faire payer à la société le fait de les avoir conduits, à cause d’une vie ingrate, entre les murs d’une prison, sentiment que le héros des &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Misérables&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;, Jean Valjean, incarne à merveille au début de son parcours. Bilia n’est pas un délinquant, malheureusement il se retrouve derrière les barreaux.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;"&lt;em&gt;&lt;strong&gt;La prison pour mineurs de Kitambo est un passage obligé pour de nombreux gamins des quartiers populaires. La vie n’offre pas d’alternative et jouer au gardien et au voleur est un rite, une sorte d’apprentissage pour trouver sa place dans le monde des grands. L’art de la débrouille, c’est le pain quotidien ; il vous permet de gagner votre pain. Si les choses tournent bien pour vous, vous vivez comme un pacha. Si les choses tournent mal, vous finissez à Kitambo&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;." (&lt;em&gt;Rêve de foot&lt;/em&gt;, p. 10)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Puis une idée est lancée en prison : organiser un match de foot entre les jeunes détenus et les enfants du quartier. Pour les jeunes prisonniers, c’est une belle occasion de quitter leur geôle, ne fut-ce que pour quelques heures, et de penser à autre chose qu’à leur triste condition. Pour Bilia, ce match fera prendre à sa vie une nouvelle dimension. En effet un spectateur, suivra la partie avec beaucoup d’attention. Intéressé par le jeu de Bilia, il décide de tout faire pour l’emmener avec lui, en Italie, afin de le voir évoluer en club. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Même s’il y gagne énormément, Riccardo, journaliste et écrivain, essaie de faire de telle sorte que le jeune Bilia et les siens y trouvent également leur compte. Il n’est pas seulement l’agent de Bilia, il devient aussi son ami, son aîné, son ‘‘parent’’, celui qui sera toujours là pour le soutenir en toutes circonstances. Bien évidemment, cela ne se passe pas toujours ainsi. L’on décrie aujourd’hui ces européens véreux qui font miroiter monts et merveilles à de jeunes génies du foot, lesquels se retrouvent complètement perdus, largués lorsqu’ils arrivent en occident. Le rêve prend des allures de cauchemar. Dans le roman de Paul Bakolo Ngoi, le rêve se mue en réalité.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;"&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Durant ses voyages en terre africaine, Riccardo s’est souvent occupé de ballon. Il en a fait le sujet d’un reportage en trois épisodes qu’il a vendu à un quotidien national, y gagnant pas mal en argent et en renom. Il connaît assez bien les mécanismes qui conduisent de nombreux managers sans scrupules à chercher dans les villes et les villages africains de jeunes talents à valoriser dans les équipes européennes. Et il sait que ces mécanismes ne sont pas toujours corrects. Des règles seraient nécessaires en ce qui concerne l’engagement des mineurs, leur transfert à l’étranger. Mais en Afrique, on ferme les yeux sur de nombreuses règles. Et il existe une véritable traite des très jeunes footballeurs&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;." (p. 50)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les difficultés du jeune africain arrivant pour la première fois en Europe, dans un pays dont il doit apprendre la langue, qui doit gérer l'école et le foot et faire des prouesses parce qu’on a misé sur lui, qui doit lutter avec la nostalgie du pays natal, l’éloignement de la famille et des amis, ne sont pas occultées, mais Bilia réussit à s’en sortir parce qu’il a des points d’attache, notamment affectifs. Il se liera d’amitié avec des garçons de son âge, italiens comme africains. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les jeunes passionnés de foot (et aussi les autres), quelle que soit leur origine, liront ce roman avec beaucoup de plaisir, mais je crois qu’il retiendra particulièrement l’intérêt de jeunes d’origine africaine qui n’ont pas souvent l’occasion de lire des œuvres pour la jeunesse dont le héros est noir. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C’est au hasard de mes commandes sur Internet que je suis tombée sur ce titre. Je l’ai ajouté à mes emplettes, dans l’intention de l’offrir à mon fils qui, pour une fois, n’a pas discuté : « ça parle de foot ? ça se passe au Congo Kinshasa&amp;nbsp;? » C'était deux arguments forts.&amp;nbsp;Et quand le livre est arrivé : « En plus il n’y a pas beaucoup de pages ! », sous-entendu il aura vite terminé. En effet le livre ne fait que 144 pages et se présente sous un format agréable à lire, avec beaucoup d’illustrations.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Paul Bakolo Ngoi, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Rêve de foot&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, Editions Gallimard jeunesse, 2004 (2003 pour l’édition originale, sous le titre Colpo di Testa), 144 pages, 5.10 €.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&lt;strong&gt;L’Auteur :&lt;/strong&gt; Paul Bakolo Ngoi est né à Mbandaka (République démocratique du Congo) en 1962. Il a quitté son pays pour s’installer à Pavie, en Italie, où il a fait des études de sciences politiques. Il a déjà écrit plusieurs romans et contes qui ont été primés en Italie. Il espère que ses histoires permettront aux lecteurs d’approcher et de mieux comprendre la culture africaine.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5677648548883673310-489190957883671233?l=lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/feeds/489190957883671233/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5677648548883673310&amp;postID=489190957883671233' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/489190957883671233'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/489190957883671233'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/2011/08/reve-de-foot-de-paul-bakolo-ngoi.html' title='Rêve de foot, de Paul Bakolo Ngoi'/><author><name>Liss</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01445856329390288621</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-tv7XJWs7en4/TtOaZnDI-dI/AAAAAAAAARI/a95tqICds5s/s220/Liss%2BK%2B3.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-44H7_W4daVc/TjnWxetXFbI/AAAAAAAAAQk/vhW-HqVDEEo/s72-c/Couv+R%25C3%25AAve+de+foot.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5677648548883673310.post-1893332742313320570</id><published>2011-08-03T11:17:00.000+02:00</published><updated>2011-08-03T11:17:18.737+02:00</updated><title type='text'>Sois nègre et tais-toi, de Jean-Baptiste Onana</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Cet&amp;nbsp;article a été publié il y a quelques années sur&amp;nbsp; &lt;a href="http://www.grioo.com/info11865.html"&gt;grioo.com&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La question de l’immigration est une question permanente en France. Question majeure pendant les élections, elle fait régulièrement la "une" de l’actualité à la faveur d’un fait divers, d’une crise : expulsions, incendies meurtriers d’immeubles parisiens, crises de banlieue, discrimination quotidienne à l’embauche, pour le logement... les exemples sont nombreux. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-pqyUnjC3-gY/TjkRZFI03OI/AAAAAAAAAQg/mCxAbFvT2Es/s1600/Couv+Sois+n%25C3%25A8gre.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://1.bp.blogspot.com/-pqyUnjC3-gY/TjkRZFI03OI/AAAAAAAAAQg/mCxAbFvT2Es/s320/Couv+Sois+n%25C3%25A8gre.jpg" t$="true" width="225" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais, en parlant de discrimination, Jean-Baptiste ONANA constate une chose : tous les immigrés ou, de façon plus générale, toutes celles et ceux qui ne sont pas de "souche française" ne sont pas traités en France de la même manière : il y a comme une hiérarchie parmi eux qui place le Noir au plus bas de l’échelle ; ce dernier souffre plus cruellement que d’autres du racisme, du fait de sa "visibilité". "&lt;strong&gt;&lt;em&gt;A l’échelle du monde, c’est certainement la créature la plus discriminée et la plus honnie de l’espèce humaine&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;." (1)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Voici donc un livre dédié en général « &lt;strong&gt;&lt;em&gt;à tous ceux qui subissent la discrimination et sont couverts d’opprobre au quotidien parce qu’ils sont différents&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;". (2)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il convient de saluer ce livre de Jean-Baptiste ONANA, qui se distingue par deux qualités essentielles. Tout d’abord Sois Nègre et tais-toi ! résulte d’un travail considérable de recherche, de documentation, d’observation. L’auteur n’avance pas un propos sans l’étayer par des exemples précis, par des arguments : actualité, ouvrages, discours d’hommes politiques, témoignages...consolident son analyse qui épouse au plus près le vécu des Noirs en France. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ensuite cet essai est écrit dans un style qui le rend accessible à tous, la lecture en est véritablement aisée. Alors que dans ce genre particulier qu’est l’essai, il est courant que le lecteur ne s’intéresse qu’à des chapitres en particulier, on se prend à lire Sois Nègre et tais-toi ! comme un roman, du début à la fin. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Que dit donc ONANA ? Rien que des vérités sur les comportements des Blancs (et des autres races) à l’égard des Noirs, ceux des Noirs sur le territoire européen : leurs causes, leurs conséquences. Il y a à la base la perception du "noir", communément négative : "&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Année noire, série noire, pensées noires, idées noires, liste noire, jour noir, travail au noir, humeur noire...La négativité de la couleur noire est une universalité fort bien partagée par le genre humain.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;" (3)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cette perception négative fait que le Noir est combattu, sinon rayé dans les médias, en politique, dans certaines filières universitaires, bref dans toutes les fonctions valorisantes, exception faite pour certaines catégories comme le sport de haut niveau où il s’avère que "&lt;strong&gt;&lt;em&gt;la France a besoin de ses nègres pour gagner&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;" (4). La France est de fait multiraciale, mais elle le dénie. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais pourquoi donc cette discrimination ? J.B. ONANA étudie un à un tous les cas avérés, tout en démontrant leur illégitimité, j’ai envie de dire aussi leur grossièreté : des chercheurs n’ont-ils pas dernièrement "découvert" que la polygamie serait la cause de la violence ? &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;"&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Et que dire de la pédophilie, triste avatar de la liberté sexuelle infinie prônée par les partisans du tout-sexe et du tout-genre-de-sexe qui gangrène la société française ? (...) A titre personnel, je suis contre la polygamie, mais aussi contre toutes les formes de sexualité déviantes. Mais à tout prendre, j’aime mieux avoir deux épouses adultes, légitimes et consentantes que forniquer avec des bambins de cinq ou huit ans. Qu’on ne s’y trompe pas : la République a plus à craindre de ses pédophiles en col blanc, qui essaiment dans les milieux socioprofessionnels prétendument respectables (...) que d’un ou deux bigames africains dans une tour HLM. &lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Est-ce pour parachever son œuvre civilisatrice en Afrique qu’elle s’est récemment mise à y exporter massivement son trop plein de prédateurs sexuels, que l’on voit déambuler aux abords des hôtels de classe internationale et des sites touristiques, le sexe à la main, le portefeuille dans l’autre ?&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;" (5)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Voilà comment ONANA répond aux découvertes "ingénieuses", aux préjugés qui pèsent sur les Noirs. Le ton est volontiers ironique, jamais haineux, car ce n’est que pour une "&lt;strong&gt;&lt;em&gt;une France plus tolérante et plus respectueuse de l’humain, quel qu’il soit et d’où qu’il vienne&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;" (dédicace) qu’il écrit ce livre.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et les Noirs donc ? c’est avec sévérité qu’ONANA les interpelle et les secoue, pour qu’ils se décarcassent, qu’ils réagissent, qu’ils se prennent en mains. Cela ne saurait se faire en cherchant "&lt;strong&gt;&lt;em&gt;à paraître ce que nous ne sommes pas&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;". Il constate tristement que "&lt;strong&gt;&lt;em&gt;jamais une race ne s’est autant reniée, abâtardie et prostituée culturellement que la nôtre&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;." (6) Et il s’attaque à "&lt;strong&gt;&lt;em&gt;ceux qui les véhiculent et les symbolisent le mieux : l’élite et l’intelligentsia noires."&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (7) &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J’aurais voulu mettre tant d’extraits sous les yeux du lecteur pour qu’il juge de leur pertinence, je ne peux que vivement recommander de se procurer le livre. En vérité, toute personne qui voudrait être au fait de la question noire en France, de celle des immigrés en général, devrait absolument lire ce livre. On se souvient de Je suis noir et je n’aime pas le manioc, de Gaston Kelman, qui avait amorcé la question. Voici Sois nègre et Tais-toi dont la couverture, entièrement noire, annonce la couleur. Je recommande particulièrement les chapitres "La tolérance, une vertu française ?" ; "Singeries nègres et mystifications blanches" et "Les relations intercommunautaires" où l’on voit que, si l’on peut s’étonner de l’inimitié entre les euro-étrangers et les Noirs, entre les Africains et les Maghrébins (qui parfois partagent la même religion – mululmane – ), on trouve encore plus insolite la ‘"&lt;strong&gt;&lt;em&gt;vieille rivalité afro-antillaise&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;". Pourtant, au regard des autres communautés, cela ne fait aucune différence (un Noir est un Noir), même si l’Antillais s’échine à se distinguer de l’Africain. Mais y a-t-il vraiment une différence ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;"&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le seul réel avantage des Antillais sur les Africains est leur citoyenneté française, qui leur ouvre les portes de la fonction publique. Encore, n’y occupent-ils généralement que des postes subalternes : à la Poste, dans les établissements hospitaliers, dans la police et l’armée. Alors, d’où vient cette promptitude à s’en prendre aux originaires d’Afrique plutôt qu’au commun des Français ? La vérité c’est que les ressortissants d’outre-mer sont directement confrontés à la concurrence des Négro-Africains pour les petits boulots. Il est d’ailleurs révélateur que d’une élection à l’autre, ils soient de plus en plus nombreux à voter Front National&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;" (8)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Tous les Noirs, qu’ils viennent d’Afrique ou des DOM-TOM, devraient unir leurs forces s’ils veulent être entendus, s’ils veulent réagir efficacement contre les misères qui leur sont réservées. D’une façon générale, Jean-Baptiste ONANA déplore le fait que :&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;"&lt;strong&gt;&lt;em&gt;les différentes communautés présentes sur le sol hexagonal s’ignorent royalement (...) Quand ils daignent se rencontrer, c’est généralement dans un cadre professionnel, confessionnel ou événementiel obligé et rarement dans celui d’une convivialité délibérément souhaitée. Ainsi, pour le commerçant chinois, turc ou pakistanais, un Africain méritera d’autant sa considération qu’il se révélera client ou acheteur. Le reste du temps, mieux vaudrait pour lui qu’il aille se faire voir ailleurs.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;" (9)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Trois voix retentissent en écho dans cet ouvrage : celle de l’auteur de &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Peau noire, masques blancs&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; ; celle du Général de Gaulle et enfin celle de toutes les personnes dont Jean-Baptiste ONANA a recueilli le témoignage dans le cadre de cet ouvrage, et dont la lecture est éminemment édifiante.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Jean-Baptiste ONANA, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Sois Nègre et tais-toi !&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; Editions du Temps, 2007, 256 pages, 14,90 €.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;L’auteur&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Juriste de formation, Jean-Baptiste ONANA est Docteur en aménagement et enseignant universitaire en Géopolitique. Il a également été un membre actif de SOS Racisme.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;L'entretien avec l'auteur publié sur &lt;a href="http://www.afrik.com/article12824.html"&gt;afrik.com&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;strong&gt;Notes&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;1. Sois Nègre et tais-toi !, p. 57&lt;br /&gt;2. Dédicace du livre&lt;br /&gt;3. p. 52&lt;br /&gt;4. p. 54&lt;br /&gt;5. p. 73&lt;br /&gt;6. p. 103&lt;br /&gt;7. p. 104&lt;br /&gt;8. p. 151&lt;br /&gt;9. p. 118&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5677648548883673310-1893332742313320570?l=lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/feeds/1893332742313320570/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5677648548883673310&amp;postID=1893332742313320570' title='12 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/1893332742313320570'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/1893332742313320570'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/2011/08/sois-negre-et-tais-toi-de-jean-baptiste.html' title='Sois nègre et tais-toi, de Jean-Baptiste Onana'/><author><name>Liss</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01445856329390288621</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-tv7XJWs7en4/TtOaZnDI-dI/AAAAAAAAARI/a95tqICds5s/s220/Liss%2BK%2B3.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-pqyUnjC3-gY/TjkRZFI03OI/AAAAAAAAAQg/mCxAbFvT2Es/s72-c/Couv+Sois+n%25C3%25A8gre.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>12</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5677648548883673310.post-7900512262021759134</id><published>2011-07-30T00:11:00.000+02:00</published><updated>2011-07-30T00:11:08.535+02:00</updated><title type='text'>Peau noire, masques blancs, de Frantz Fanon</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Frantz Fanon figure parmi ces penseurs noirs que l'on n'hésite pas, à tort ou à raison, à convoquer pour étayer son propos, car&amp;nbsp;leurs oeuvres ont&amp;nbsp;laissé des marques indélébiles dans le processus de prise de conscience de l'Humanité face à la question de la "race", en particulier lorsqu'il s'agit de&amp;nbsp;Blancs et de Noirs. Je dis "Humanité" car dans &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Peau noire, Masques Blancs&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; - on pourrait dire la même chose de &lt;strong&gt;&lt;em&gt;La&amp;nbsp;Prochaine fois le feu&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; de Baldwin par exemple - c'est un appel universel qui est lancé, même si l'auteur s'intéresse en particulier&amp;nbsp;aux&amp;nbsp;Noirs, à ceux des&amp;nbsp;Antilles plus précisément, car il ne prétend parler que de ce qu'il connaît le mieux, de ce qu'il a observé : "&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Etant Antillais d'origine, nos observations et nos conclusions ne valent que pour les Antilles&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;"&amp;nbsp;(&lt;em&gt;Peau noire, masques blancs&lt;/em&gt;, Introduction, p. 11)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-KAs0mltQ8GQ/TjMvXGxKuJI/AAAAAAAAAP8/LSOtHzmAmns/s1600/Couv+F+FANON.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://2.bp.blogspot.com/-KAs0mltQ8GQ/TjMvXGxKuJI/AAAAAAAAAP8/LSOtHzmAmns/s200/Couv+F+FANON.jpg" t$="true" width="119" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Malgré cette humble déclaration, on voit bien, à la lecture du livre,&amp;nbsp;que le sujet dépasse largement le cadre antillais, pour se fondre en celui de l'homme noir dans le monde : comment&amp;nbsp;il est perçu par l'autre et comment il se perçoit lui-même.&amp;nbsp;C'est une relation&amp;nbsp;souillée, infectée par la colonisation, que&amp;nbsp;Frantz Fanon se propose d'assainir ;&amp;nbsp;&amp;nbsp;et c'est une question qu'il est urgent de régler, si l'on veut que le monde se porte mieux. En effet, tout se résume dans les rapports que les hommes entretiennent les uns avec les autres, dans l'échelle qu'ils ont voulu établir :&amp;nbsp;homme supérieur ? inférieur ? comme s'il y avait des catégories d'hommes.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais&amp;nbsp;gare à ceux qui voudront&amp;nbsp;tout de suite tirer des conclusions et classer ce texte dans la lignée de la Négritude : "&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Et si je pousse un grand&amp;nbsp;cri, il ne sera point nègre.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;" (p. 23). Frantz Fanon présente simplement son livre comme la volonté de dire les choses, de débarrasser les rapports humains de tout ce qui les a corrompus depuis des centaines d'années :&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;"Je veux vraiment amener mon frère, Noir ou Blanc, à secouer le plus énergiquement la lamentable livrée édifiée par des siècles d'incompréhension." &lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;( Introduction, p. 10)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Plus simplement, l'auteur veut dire "certaines choses",&amp;nbsp;certaines vérités, et la vérité n'a pas besoin de longues circonvolutions pour être dite, peu de mots suffisent à l'exprimer. &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Peau noire, masques blancs&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; est un petit livre (je parle évidemment du nombre de pages) qui, aujourd'hui encore, fait de l'effet, bien qu'il soit vieux de&amp;nbsp;près de soixante ans. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'ai déjà employé l'image de la giffle&amp;nbsp;lorsque je tentai, dans ma critique de&amp;nbsp;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;La Prochaine fois le feu&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, d'expliquer l'impression que la lecture de ce livre pouvait laisser au lecteur. Le sujet est le même, mais traité différemment, car&amp;nbsp;Fanon aborde la question noire du point de vue psychanalytique, pour ne pas dire médical.&amp;nbsp;Je dirais donc à son sujet qu'il&amp;nbsp;invite le lecteur à le regarder droit dans les yeux&amp;nbsp;afin d'y lire des vérités, qu'elles soient humiliantes, accablantes,&amp;nbsp;&amp;nbsp;brûlantes, libératrices... je ne pense pas qu'elles soient apaisantes pour qui que ce soit, car cette "&lt;em&gt;lamentable livrée&lt;/em&gt;" dénoncée par l'auteur n'a pas encore tout à fait été jetée au feu. Au mieux on s'en débarasse pour la remettre aussitôt, selon les circonstances, parfois même à l'insu de notre propre gré.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cet essai est en quelque sorte un face à face avec soi-même, car Fanon n'est qu'un miroir. Il nous met en demeure de nous mettre dans une posture d' "&lt;strong&gt;&lt;em&gt;interrogation perpétuelle&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;" (p. 23). &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais puisque j'évoquais &lt;strong&gt;&lt;em&gt;La Prochaine fois, le feu&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, je relève une différence notoire avec &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Peau noire, masques blancs&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; : alors que Baldwin ne nous donne pas une seule fois l'occasion de rire, l'heure étant éminemment grave,&amp;nbsp;Fanon&amp;nbsp;m'a jetée parfois dans une franche hilarité,&amp;nbsp;bien qu'il ne se&amp;nbsp;départisse à aucun moment de son sérieux. L'heure est grave aussi dans son essai, mais le rire peut être le moyen de désamorcer la bombe qui n'a que trop fait exploser les relations humaines.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L'autre attrait de ce livre, c'est que l'auteur s'appuie sur des oeuvres, qu'elles soient romanesques ou qu'elles relèvent de l'essai.&amp;nbsp;Le lecteur les revisite donc ou les découvre avec bonheur.&amp;nbsp;Lire &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Peau noire, masques blancs&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; est donc une manière de plonger par exemple dans &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Nini&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, d'Abdoulaye Sadji, ou dans &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Un homme pareil aux autres&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, de René Maran, deux auteurs "classiques" de la littérature noire francophone.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cet essai fut publié en 1952. D'autres&amp;nbsp;auteurs ont suivi les pas de Fanon, ils ont tenté de faire l'état des lieux de la situation aujourd'hui :&amp;nbsp;y a-t-il eu évolution ? Je me souviens d'un essai, &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Sois nègre et tais-toi !&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; de Jean-Baptiste Onana, que j'avais&amp;nbsp;lu à sa parution. J'avais&amp;nbsp;chroniqué le livre et publié&amp;nbsp;également une interview de l'auteur, que je mettrai sans doute à votre disposition ici. Le lien avec Fanon avait été tangible dans l'ouvrage, mais alors je n'avais pas lu le Martiniquais. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Saurez-vous soutenir le regard de Frantz Fanon dans &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Peau noire, masques blancs&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; ?&amp;nbsp; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Editions du Seuil, collection Points, 190 pages. Première publication 1952.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5677648548883673310-7900512262021759134?l=lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/feeds/7900512262021759134/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5677648548883673310&amp;postID=7900512262021759134' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/7900512262021759134'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/7900512262021759134'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/2011/07/peau-noire-masques-blancs-de-frantz.html' title='Peau noire, masques blancs, de Frantz Fanon'/><author><name>Liss</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01445856329390288621</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-tv7XJWs7en4/TtOaZnDI-dI/AAAAAAAAARI/a95tqICds5s/s220/Liss%2BK%2B3.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-KAs0mltQ8GQ/TjMvXGxKuJI/AAAAAAAAAP8/LSOtHzmAmns/s72-c/Couv+F+FANON.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5677648548883673310.post-6508953161330883329</id><published>2011-07-22T15:48:00.000+02:00</published><updated>2011-07-22T15:48:47.392+02:00</updated><title type='text'>Palabre du 31 mai en images</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les rencontres "Palabre autour des arts", initiées par Joss Doszen sont filmées. Le montage prend parfois du temps, mais enfin les videos sont disponibles sur Dailymotion, vous y trouverez également celles de juin ainsi que les rencontres futures sans aucun doute.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C'est surtout l'occasion pour moi de m'écouter, de me voir, et là, ouille ! ouille ! ouille ! La bafouille ! Je commence des phrases que je ne finis pas pour en former d'autres... et les erreurs de prononciation !&amp;nbsp;comme le mot "décennie" que je massacre. Et je parle trop avec mes mains au lieu de produire un discours clair et précis. Et puis j'ai du mal à m'exprimer en peu de mots. Et... et... et.... Bon, je vous fais grâce de mes commentaires et vous laisse découvrir par vous-mêmes.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;iframe frameborder="0" height="270" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xjv0r0" width="480"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/xjv0r0_palabres-autour-des-arts-mai-2011-chroniques-1_creation" target="_blank"&gt;Palabres autour des arts - Mai 2011 - Chroniques...&lt;/a&gt; &lt;i&gt;par &lt;a href="http://www.dailymotion.com/Culture_video" target="_blank"&gt;Culture_video&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;iframe frameborder="0" height="270" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xjv0ct" width="480"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/xjv0ct_palabres-autour-des-arts-mai-2011-palabres-4_creation" target="_blank"&gt;Palabres autour des arts - Mai 2011 - Palabres (4)&lt;/a&gt; &lt;i&gt;par &lt;a href="http://www.dailymotion.com/Culture_video" target="_blank"&gt;Culture_video&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;iframe frameborder="0" height="270" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xjv1co" width="480"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/xjv1co_palabres-autour-des-arts-mai-2011-palabres-5_creation" target="_blank"&gt;Palabres autour des arts - Mai 2011 - Palabres (5)&lt;/a&gt; &lt;i&gt;par &lt;a href="http://www.dailymotion.com/Culture_video" target="_blank"&gt;Culture_video&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5677648548883673310-6508953161330883329?l=lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/feeds/6508953161330883329/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5677648548883673310&amp;postID=6508953161330883329' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/6508953161330883329'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/6508953161330883329'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/2011/07/palabre-du-31-mai-en-images.html' title='Palabre du 31 mai en images'/><author><name>Liss</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01445856329390288621</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-tv7XJWs7en4/TtOaZnDI-dI/AAAAAAAAARI/a95tqICds5s/s220/Liss%2BK%2B3.jpg'/></author><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5677648548883673310.post-6976561353314493716</id><published>2011-07-20T12:59:00.000+02:00</published><updated>2011-07-20T12:59:07.883+02:00</updated><title type='text'>La brève histoire de ma mère, de Dibakana Mankessi</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;La brève histoire de ma mère&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; est une sorte de &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Chronique d'une mort annoncée&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, mais, contrairement au roman de Garcia Marquez, c'est le personnage même qui va mourir qui annonce sa disparition aux siens, c'est-à-dire la mère. Elle informe ses enfants de la date à laquelle elle va rejoindre ses aïeux,&amp;nbsp;ainsi que l'heure. La première fois, les enfants sont bouleversés, le ton et la manière dont elle&amp;nbsp;livre cette information ne permettent pas de croire à une plaisanterie. Tous ses sept enfants l'entourent ce jour-là, pour guetter la mort et peut-être réussir à la convaincre, en l'apercevant,&amp;nbsp;de faire demi-tour :&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;"&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Nous n'avions vraiment pas la tête à causer. Nous étions là à attendre, comme si nous tendions un piège, une embuscade à la mort, pour voir par où elle allait passer&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;." &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;(&lt;em&gt;La brève histoire de ma mère&lt;/em&gt;, p. 12)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-NhZi5zmdX9A/TiaysXjH55I/AAAAAAAAAP4/tT3EX-ZXYnk/s1600/2451648-3440618.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://2.bp.blogspot.com/-NhZi5zmdX9A/TiaysXjH55I/AAAAAAAAAP4/tT3EX-ZXYnk/s1600/2451648-3440618.jpg" t$="true" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Au matin, les enfants, sont heureux de constater que leur mère ne les a pas quittés, comme annoncé, mais elle réitère cette annonce pour l'année suivante. Le même scénario se produit. Au bout de quelques années, le nombre d'enfants restant à veiller au chevet de la mère s'amenuise, ceux-ci étant peu à peu gagnés par la certitude que rien n'arriverait. La septième année (un chiffre qui coïncide avec le nombre d'enfants qu'ils sont), à la date indiquée, &amp;nbsp;il n'y a personne auprès d'elle. Et c'est ce jour-là qu'elle s'en va. La consternation est grande parmi les enfants. Et c'est l'une des filles qui nous conte l'histoire de cette disparition. L'incipit du roman fait penser à celui de &lt;strong&gt;&lt;em&gt;L'Etranger&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, roman d'Albert Camus. Tous deux commencent par cette funeste nouvelle : "maman est morte"&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La narratrice&amp;nbsp;explique les circonstances du décès&amp;nbsp;de sa mère, elle livre en même temps des morceaux de ce qu'a été la vie de cette dernière, la vie de cette famille tout simplement, gérée beaucoup plus par le fils aîné plutôt que par le père, souvent absent, car occupé à caresser une bouteille ou une femme, mais jamais la sienne. La sienne, il la frappe, injustement, violemment. L'adolescente exprime aussi ses interrogations, ses émotions de jeune fille pubère.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Une autre voix prend la parole dans le roman pour raconter la vie de la mère, Mâ Mado, s'adressant à elle à la deuxième personne du singulier. Le lecteur en apprend ainsi davantage sur la vie du personnage, notamment sur&amp;nbsp;ses origines, sur l'histoire de sa naissance.&amp;nbsp;Ce croisement de "voix", celle du narrateur ou de la narratrice et une autre que le lecteur&amp;nbsp;est appelé à&amp;nbsp;identifier, est l'une des réussites du roman &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Parle-leur de&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; &lt;strong&gt;&lt;em&gt;batailles, de rois et d'éléphants&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; de Mathias Enard.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce que j'ai le plus apprécié dans le roman de Dibakana, c'est la coloration africaine du langage. L'auteur a voulu rendre les expressions locales, le parler des francophones congolais. C'est un&amp;nbsp;livre qui montre bien combien le français est une "langue africaine",&amp;nbsp;comme le dit&amp;nbsp;Pierre Dumond dans son essai &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Le Français langue africaine&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;. J'ai&amp;nbsp;donc sans cesse&amp;nbsp;pensé à&amp;nbsp;mon dernier livre&amp;nbsp;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;L'Expression du métissage dans la littérature africaine&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, notamment la troisième partie consacrée au métissage de la langue utilisée par les auteurs africains.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Un extrait du roman&amp;nbsp;:&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;"&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Elle était si sérieuse en nous le disant ! "Puisque je vous dis que je vais mourir, pourquoi ne me croyez-vous pas&lt;/em&gt; kô &lt;em&gt;!" disait-elle de sa voix douce et chantante. Ah oui, il faut que je vous dise que chez nous on parle comme ça. Notre français n'est pas vraiment le français de la France. Il y ressemble beaucoup évidemment, mais il est différent. Pour sonner vrai, il est non seulement alourdi d'accent et imagé de mots venant de nos langues, mais également complété d'innombrables interjections bien de chez nous. Pourquoi ne me croyez-vous pas&lt;/em&gt; kô &lt;em&gt;? Kô permet d'appuyer ce que l'on dit. En français de France, je ne vois pas d'équivalent&lt;/em&gt;.&lt;/strong&gt;" (page 14)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dibakana Mankessi, &lt;em&gt;&lt;strong&gt;La brève histoire de ma mère&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;, Editions Acoria, 2010, 214 pages, 18 €.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5677648548883673310-6976561353314493716?l=lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/feeds/6976561353314493716/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5677648548883673310&amp;postID=6976561353314493716' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/6976561353314493716'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/6976561353314493716'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/2011/07/la-breve-histoire-de-ma-mere-de.html' title='La brève histoire de ma mère, de Dibakana Mankessi'/><author><name>Liss</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01445856329390288621</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-tv7XJWs7en4/TtOaZnDI-dI/AAAAAAAAARI/a95tqICds5s/s220/Liss%2BK%2B3.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-NhZi5zmdX9A/TiaysXjH55I/AAAAAAAAAP4/tT3EX-ZXYnk/s72-c/2451648-3440618.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5677648548883673310.post-1295097912546814839</id><published>2011-07-17T18:44:00.000+02:00</published><updated>2011-07-17T18:44:58.745+02:00</updated><title type='text'>Les larmes de cristal, Nika l'Africaine III, d'Aurore Costa</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Aurore Costa a commencé en 2007 une saga intitulée &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Nika l'Africaine&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;. Dans le premier volume, on fait connaissance avec la toute jeune fille qu'est alors Nika, mariée à 13 ans à un polygame dont elle a une fille, Kinia, alors qu'elle-même est encore adolescente. Elle est ensuite initiée à la sorcellerie, celle qui consite à avoir des dons supplémentaires pour pouvoir soigner, prévenir les dangers, protéger les siens.&amp;nbsp;Le deuxième volume,&amp;nbsp;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Perles de verre et cauris brisés&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;,&amp;nbsp;se concentre sur Kinia, au moment où les Blancs, après avoir découvert les territoires africains, s'installent sur le continent pour implanter leurs colonies. Les uns se dient supérieurs, ils sont les plus forts puisqu'ils ont des armes puissantes et imposent leur loi. Les autres, malgré des résistances individuelles,&amp;nbsp;sont obligés de se conformer aux décisions du Blanc, perçu souvent, à cause de sa couleur, comme quelqu'un venant de l'au-delà. Les Africains sont superstitieux. Ce qui ne fait aucun doute dans leur esprit, c'est que la "sorcellerie" du Blanc semble plus puissante puisque, avec&amp;nbsp;ses "bâtons qui tuent", il peut ôter la vie en moins de temps qu'il ne faut pour le dire.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-dK4Fyca1HxU/TiMOHEQVLnI/AAAAAAAAAP0/IP0hCXWnyhY/s1600/9782296561120r.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" m$="true" src="http://1.bp.blogspot.com/-dK4Fyca1HxU/TiMOHEQVLnI/AAAAAAAAAP0/IP0hCXWnyhY/s320/9782296561120r.jpg" width="206" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Point n'est &amp;nbsp;besoin de dire que les unions entre ces populations bien distinctes sont prohibées des deux côtés. Alors, lorsque Kinia, la fille de Nika,&amp;nbsp;tombe enceinte&amp;nbsp;de Manuel, un des chefs blancs de la colonie, avec lequel elle vit, en cachette, une histoire d'amour, c'est la catastrophe pour Nika. Ses enfants ni Blancs ni Noirs, considérés donc comme bizarres,&amp;nbsp;ne peuvent être acceptés dans la communauté. Kinia vit retranchée dans la forêt avec ses deux filles. Sa mère Nika va la voir et la ravitailler quotidiennement. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cependant, un jour qu'elle se rend auprès de sa fille, Nika ne sait pas qu'elle échappe ainsi au massacre de son village. C'est ainsi que se termine le deuxième volume et que commence le troisième, portant le titre &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Les larmes de cristal&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;. Kinia, qui s'était éloignée de sa cachette malgré les recommandations de sa mère, a rencontré ceux qui ont mis le village à feu et à sang&amp;nbsp;et&amp;nbsp;est tuée. On imagine donc la douleur de Nika, qui a perdu non seulement sa fille, mais aussi les enfants qu'elle a eu de son second mariage, un mariage d'amour cette fois, avec Maka, un "bon"sorcier comme elle. Il ne lui reste comme famille que les deux filles de Kinia, Manola et Luzolo. Mais Manuel, qui sait que Kinia, cette noire&amp;nbsp;qu'il aimait éperdument malgré le fait qu'il soit marié à&amp;nbsp;Carmen, lui a laissé deux enfants, veut les récupérer et leur donner l'éducation à l'occidentale, comme il l'aurait fait pour des enfants légitimes. La grand-mère ne l'entend pas de cette oreille. Au moment où Manuel se prépare à se saisir d'elles, Nika transforme les petites et se transforme elle-même en chouette : elles prennent leur envol.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans ce troisième volume de Nika l'Africaine, c'est donc en quelque sorte à une course poursuite&amp;nbsp;qu'on assiste. Nika se retire dans la forêt profonde, où tous craignent de pénétrer par crainte de n'en jamais pouvoir ressortir. Elle aura la chance de rencontrer&amp;nbsp;des pygmées et de bénéficier de leur protection.&amp;nbsp;Manuel met tout en oeuvre pour les retrouver. Mais à quel prix ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce que j'aime dans cette saga, ce n'est pas l'écriture, l'histoire est racontée en toute simplicité, mais c'est le projet de l'auteur que je trouve louable et qui retient mon intérêt. A travers le personnage de Nika, c'est l'histoire de l'Afrique qu'Aurore Costa entreprend de raconter. Elle montre l'évolution progressive des moeurs africaines avec l'arrivée des Blancs. Elle évoque également la vie de ces derniers en colonie. Ceux qui débarquent en Afrique sont souvent des gens qui viennent se faire "oublier" après avoir commis des actes qui les mettent en butte&amp;nbsp;à la justice de leur pays. Ils vivent en vase clos. Pour se distraire, ils organisent fréquemment des rencontres, des soirées qui sont autant d'occasions de nouer des flirts. On a l'impression que tout le monde sort ou est sorti&amp;nbsp;avec tout le monde ou, du moins, que les infidélités sont monnaie courante même si, le dimanche, et surtout devant les indigènes noirs, on joue les saints. Cet aspect de la vie des Blancs en colonie ou en territoires africains a été admirablement peint dans le dernier roman de Louis-Philippe Dalembert, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Noires Blessures&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;. J'apprécie également la détermination de l'auteure, elle est à fond dans son projet :&amp;nbsp;que les lecteurs soient ou ne soient pas encore au rendez-vous, qu'on parle d'elle ou pas dans la presse, ce qui lui importe, c'est d'aller au bout de son récit, c'est-à-dire publier les quatre volumes. On sent qu'elle prend du plaisir à raconter cette histoire d'une Africaine qui voit avec regret sa société changer au contact des Blancs.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Aurore Costa, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Les larmes de Cristal, Nika l'Africaine III&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, L'Harmattan, 2011, 424 pages, 29 €.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour en savoir plus sur les précédents volumes ou sur l'auteur, vous pourvez lire : &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- ma critique du premier volume sur &lt;a href="http://www.congopage.com/Nika-l-Africaine"&gt;congopage&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- l' &lt;a href="http://aflit.arts.uwa.edu.au/AMINACosta2007.html"&gt;interview&lt;/a&gt; que l'auteure m'avait accordée après la publication de ce premier tome&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- ma &lt;a href="http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/2009/05/perles-de-verre-et-cauris-brises.html"&gt;critique&lt;/a&gt; du deuxième volume &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5677648548883673310-1295097912546814839?l=lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/feeds/1295097912546814839/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5677648548883673310&amp;postID=1295097912546814839' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/1295097912546814839'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/1295097912546814839'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/2011/07/les-larmes-de-cristal-nika-lafricaine.html' title='Les larmes de cristal, Nika l&apos;Africaine III, d&apos;Aurore Costa'/><author><name>Liss</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01445856329390288621</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-tv7XJWs7en4/TtOaZnDI-dI/AAAAAAAAARI/a95tqICds5s/s220/Liss%2BK%2B3.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-dK4Fyca1HxU/TiMOHEQVLnI/AAAAAAAAAP0/IP0hCXWnyhY/s72-c/9782296561120r.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5677648548883673310.post-1186759475480387451</id><published>2011-07-08T00:52:00.001+02:00</published><updated>2011-07-08T21:34:30.738+02:00</updated><title type='text'>Vol à domicile, de Christian Mambou</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Christian Mambou, journaliste et écrivain, vient de publier son troisième roman. Après &lt;strong&gt;&lt;em&gt;La Gazelle et les exciseuses&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Cœurs en papier,&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; que j’avais lus avec plaisir à leur parution, j’étais curieuse de savoir ce que l’auteur nous réservait dans &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Vol à domicile&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;. C’est à mon humble avis le roman de la maturité. La construction du récit est beaucoup plus élaborée que dans les précédents romans et le récit tient le lecteur en haleine jusqu’au bout. Je l’ai terminé plus vite que je ne pensais, pour la simple raison que ce n’est plus moi qui décidais du moment de la poursuite de la lecture, mais le récit qui me retenait captive. C’est là le critère des bons romans. L’auteur a su si bien manier les ficelles de l’intrigue que le lecteur croit, au début, apercevoir l’aboutissement de toutes les pistes devant lesquelles l’auteur le place. Cependant, plus il emprunte ces pistes, plus il s’enfonce dans le mystère. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-ZPLuyY7X9jE/ThY4DJNcR3I/AAAAAAAAAPs/LZ4pYt-b-nI/s1600/vad_couv1.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" m$="true" src="http://3.bp.blogspot.com/-ZPLuyY7X9jE/ThY4DJNcR3I/AAAAAAAAAPs/LZ4pYt-b-nI/s320/vad_couv1.jpg" width="220" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;On a tout lieu de croire, au début, qu’il s’agit d’un roman policier. Une vieille dame, Odette, se trouve dans un cimetière, devant la tombe de son défunt mari, André, qui fut médecin et qui, surtout, mena plusieurs actions humanitaires en Afrique, notamment au Congo-Brazzaville où il séjourna plus longtemps que dans les autres pays d’Afrique qu’il visita. Odette en a apparemment gros sur le cœur et à besoin de se confier, mais pas à un vivant, seulement à quelqu’un qui pourrait garder le secret, quelqu’un qui ne pourrait ébruiter une histoire qu’elle voudrait effacer de la mémoire des vivants :&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;« &lt;em&gt;&lt;strong&gt;La vieille femme se trouvait seule dans le grand cimetière. Ses yeux humides fixaient la tombe du défunt. D’ordinaire la veuve s’y rendait une fois par mois. Elle brisait, à son insu, une vieille habitude. C’était un jour pas comme les autres. Il dictait sa conduite. Les derniers événements la rendaient moins lucide. A petits pas, appuyée sur sa canne, elle avait réussi, au prix d’efforts surhumains à faire la route. Le trajet entre l’église Sainte-Melaine et le cimetière se faisait toujours en voiture. Son état de santé l’exigeait. Lucille, sa fille, jouait les chauffeurs. Cette fois, elle était seule, avec ses interrogations. Seule également pour faire face à ses actes. […]&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;- Pardonne-moi André, répétait-elle. &lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;[…]&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;- Je ne sais pas ce qui m’a pris. &lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;[…]&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;- Pardonne-moi, répétait-elle comme un automate. Je ne lui voulais pas de mal.&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Des sanglots accompagnaient ses paroles.&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; »&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cette confession est suivie de la mention de « traces de sang sur sa canne ». Visiblement, la vieille a commis un crime, mais dans quelles circonstances et pour quelles raisons ? Et qui est la victime ? Ce crime serait-il lié à son aversion pour les étrangers ? On apprend très vite, en effet, qu’Odette est une fervente militante du parti de l’extrême droite. Elle n’a jamais fait mystère de ses convictions politiques. Odette a le mérite d’être franche. Alors qu’on s’étonne, dans son village, du vote croissant en faveur du Front national, se demandant lesquels se cachent derrière les dix pour cent de suffrage crédité sur le compte du parti d’extrême droite, elle, au contraire, a toujours exprimé librement quel parti avait sa faveur. Des photos du leader de l’extrême droite trônent dans sa maison. Elle est donc isolée, détestée de tous car ce n’est pas politiquement correct d’afficher de telles convictions. Même sa fille, Lucille, lui en veut, mais c’est sa mère ! Elle doit malgré tout s’en occuper. Cependant, elle espère secrètement la voir modifier un peu son jugement sur les étrangers. Peut-être perdrait-elle ses a priori si elle avait l’occasion de connaître davantage les gens avant de les juger ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le choix de l’aide à domicile qui doit s’occuper de sa mère, dont la santé devient de plus en plus précaire et qui ne veut absolument pas finir ses jours en maison de retraite, ne paraît donc pas anodin, même si Lucille prétend que celui-ci est surtout motivé par des raisons financières. L’aide à domicile, une Guyanaise prénommée Sarah, ne demande pas cher du tout par rapport à ce qui se pratique dans le métier. Mais le lecteur apprend aussi dans le même temps que c’est une fausse Sarah qui se rend au domicile d’Odette. Pour quelles raisons ? Pourquoi Odette suscite-t-elle l’intérêt de cette jeune fille noire ? Serait-ce pour la voler ? L’héritage de la vieille Odette est par contre clairement ce qui attire les convoitises d’un évadé de prison, un ponte du grand banditisme et de la criminalité…&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Différents ingrédients s’imbriquent donc les uns dans les autres dans ce roman qui séduira plus d’un.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Vol à domicile, une très agréable lecture !&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-nvqdDepenvk/ThY4Wa3DlkI/AAAAAAAAAPw/j0dL780F7vA/s1600/christianmambou3.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" m$="true" src="http://3.bp.blogspot.com/-nvqdDepenvk/ThY4Wa3DlkI/AAAAAAAAAPw/j0dL780F7vA/s320/christianmambou3.jpg" width="213" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Christian Mambou, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Vol à domicile&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, Editions alfAbarre, 2011, 272 pages, 20 €.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5677648548883673310-1186759475480387451?l=lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/feeds/1186759475480387451/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5677648548883673310&amp;postID=1186759475480387451' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/1186759475480387451'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/1186759475480387451'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/2011/07/vol-domicile-de-christian-mambou.html' title='Vol à domicile, de Christian Mambou'/><author><name>Liss</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01445856329390288621</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-tv7XJWs7en4/TtOaZnDI-dI/AAAAAAAAARI/a95tqICds5s/s220/Liss%2BK%2B3.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-ZPLuyY7X9jE/ThY4DJNcR3I/AAAAAAAAAPs/LZ4pYt-b-nI/s72-c/vad_couv1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5677648548883673310.post-1980771401495091194</id><published>2011-07-05T12:31:00.000+02:00</published><updated>2011-07-05T12:31:05.818+02:00</updated><title type='text'>Tout bouge autour de moi, de Dany Laferrière</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il y a des dates qui creusent dans l'histoire une tranchée&amp;nbsp;tellement large et profonde que celle-ci doit être abreuvée de sang ou de larmes pour permettre le passage de l'une à l'autre rive. Ce sont des dates marquées du sceau de&amp;nbsp;la souffrance, de la douleur. Douleur d'un peuple, douleur du monde avec lui.&amp;nbsp;Comme le 11 septembre, le 12 janvier est une date imprimée dans la mémoire collective, on ne peut y penser&amp;nbsp;sans que le coeur ne se comprime d'une manière accablante.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-YGjzb4pubds/ThLk5Y7UXMI/AAAAAAAAAPo/j3ckH8U3A_c/s1600/9782246777311.gif" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" i$="true" src="http://4.bp.blogspot.com/-YGjzb4pubds/ThLk5Y7UXMI/AAAAAAAAAPo/j3ckH8U3A_c/s1600/9782246777311.gif" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le 12 janvier 2010, la terre tremble en Haïti.&amp;nbsp;Ce qui est curieux, c'est qu'un festival littéraire ("Etonnants voyageurs") s'y préparait, un festival réunissant à Port-au-Prince "des écrivains venant d'un peu partout dans le monde". Cette coïncidence fait que des expressions comme "ironie du sort" vous brûlent tout de suite la langue. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En effet ces écrivains n'allaient plus simplement fêter la littérature, ils allaient être les témoins de ce drame, le vivre dans leur chair pour pouvoir&amp;nbsp;en restituer toutes les émotions. Qui, mieux qu'un écrivain, pouvait transcrire cet événement ? Les images montrant Haïti sous les décombres ont abondé, mais elles n'ont duré que le temps qu'un autre sujet accapare l'actualité. Ainsi sont les médias : ils mobilisent l'attention internationale, mais pour un temps seulement. L'avantage du livre, c'est qu'il est plus pérenne. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dany Laferrière ne pouvait pas ne pas prendre sa plume et raconter. Raconter ce qu'il a vu, ce qu'il a vécu avec d'autres écrivains amis qui se trouvaient avec lui à l'hôtel Karibe, lorsque, le 12 janvier 2010, à 16h53, le temps se suspend. Dany Laferrière, natif d'Haïti,&amp;nbsp;escomptait une belle rencontre ;&amp;nbsp;il avait mobilisé&amp;nbsp;du monde pour ce festival, il voulait que la culture haïtienne soit touchée du doigt : &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;"&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Cela ne suffit pas de regarder des reportages à la télé pour connaître une culture. Si on veut se faire une idée juste des choses, surtout dans le cas d'un journaliste, il faut se rendre sur place. Pour humer la terre, toucher les arbres et rencontrer les gens dans leur environnement naturel. Ce n'est nullement un reproche. J'espérais un dialogue entre les écrivains du Québec et ceux d'Haïti - qui représentent les deux plus grandes populations francophones en Amérique&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;."&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;(&lt;em&gt;Tout bouge autour de moi&lt;/em&gt;, p. 59)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Auprès de certains journalistes, il a dû "&lt;em&gt;lourdement insister&lt;/em&gt;", pour vaincre leur réticence à se rendre dans un pays présenté comme "&lt;em&gt;extrêmement dangereux&lt;/em&gt;", avec ses "&lt;em&gt;dictatures héréditaires, ses coups d'Etat militaires, ses cyclones à répétition, ses inondations dévastatrices et ses kidnappings à l'aveuglette&lt;/em&gt;". (p. 13)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le 11 janvier, l'auteur de l'&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Enigme du retour&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; (que je n'ai toujours pas lu) se trouve donc en compagnie de Chantal Guy, journaliste qu'il a réussi&amp;nbsp;à convaincre de venir dans la capitale haïtienne, et d'un photographe professionnel, pour un reportage sur Port-au-Prince. "&lt;strong&gt;&lt;em&gt;On veut ton regard sur cette ville. C'est ton Port-au-Prince intime qu'on voudrait faire partager aux lecteurs&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;". (p. 135-136)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Eh bien, c'est précisément le regard de Dany Laferrière qu'on va avoir sur la ville, après qu'elle&amp;nbsp;sera secouée par le tremblement de terre. C'est comme s'il était là pour ça. Il avait le devoir de prendre la parole. Bien sûr on l'a entendu, on l'a vu sur les chaînes de télévision peu après l'événement, mais c'est autre chose&amp;nbsp;de l'écouter dans l'intimité d'un livre.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;"&lt;strong&gt;&lt;em&gt;La terre s'est mise à onduler comme une feuille de papier que le vent emporte. Bruits sourds des immeubles en train de s'agenouiller. Ils n'explosent pas. Ils implosent, emprisonnant les gens dans leur ventre&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;." (p. 12)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C'est un regard qui témoigne, bien sûr, mais aussi un regard qui se nourrit de réflexions invitant le lecteur à plus de mesure dans le propos,&amp;nbsp;plus de sagesse. L'imagination toujours fébrile de l'homme est prompte à fabriquer les histoires les plus ténébreuses, surtout&amp;nbsp;quand il s'agit d'un peuple&amp;nbsp;noir. Alors il est important qu'un écrivain d'une si haute&amp;nbsp;stature&amp;nbsp;que Dany Laferrière mette en garde contre le "&lt;em&gt;danger d'une histoire unique&lt;/em&gt;" comme dirait Chimamanda Ngozi Adichie (voir cette &lt;a href="http://www.ted.com/talks/lang/fre_fr/chimamanda_adichie_the_danger_of_a_single_story.html"&gt;video&lt;/a&gt;, très intéressante de l'écrivaine nigériane). Ainsi, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Tout bouge autour du moi&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, composé de courts chapitres lui donnant l'allure d'un journal ou qui matérialisent des instants,&amp;nbsp;des impressions, des rencontres, des entretiens, des émotions, comporte également des analyses pertinentes, par exemple dans le chapitre "La guerre sémantique" :&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;"&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Pendant longtemps Haïti a été vu comme la première république noire indépendante du monde [...] Cette indépendance ne nous a pas été accordée entre deux martinis, des sourires&amp;nbsp;hypocrites et des discours pompeux sur une pelouse couverte de confettis, elle a été conquise de haute lutte à la plus grande armée européenne, celle de Napoléon Bonaparte.&amp;nbsp; [...]&amp;nbsp;Même la langue française fut "un butin de guerre". Et brusquement, vers la fin des années 1980, on a commencé à parler d'Haïti uniquement en termes de pauvreté et de corruption. Un pays n'est jamais corrompu, ce sont ses dirigeants qui peuvent l'être. Les trois quarts de la population qui, malgré une misère endémique, parviennent à garder leur dignité, ne devraient pas recevoir cette sale gifle. [...] Et là, je vois poindre un nouveau label qui s'apprête à nous enterrer complètement : Haïti est un pays maudit. Il y a même des Haïtiens désemparés qui commencent à l'employer. Faut être vraiment désespéré pour accepter le mépris de l'autre sur soi. Ce terme ne peut être combattu que là où il a germé : dans l'opinion occidentale. Mon seul argument : Qu'a fait de mal ce pays pour mériter d'être maudit ? Je connais un pays qui a provoqué deux guerres mondiales en un siècle et proposé une solution finale et on ne dit pas qu'il est maudit. Je connais un pays insensible à la détresse humaine, qui n'arrête pas d'affamer la planète depuis ses puissants centres financiers et on ne le dit pas maudit. Au contraire il se présente comme un peuple béni des dieux, plutôt de Dieu. Alors pourquoi Haïti serait-il maudit ?&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;" (p. 77-78)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dany Laferrière offre dans ce livre un témoignage sobre dans lequel transparaît son attachement à son île natale, il y a mis toute sa tendresse et toute sa révolte, de sorte que l'esprit et le coeur&amp;nbsp;du lecteur se trouvent également ébranlés.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dany Laferrière, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Tout bouge autour de moi&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, Editions Grasset, 2011, 190 pages, 15 €.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5677648548883673310-1980771401495091194?l=lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/feeds/1980771401495091194/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5677648548883673310&amp;postID=1980771401495091194' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/1980771401495091194'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/1980771401495091194'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/2011/07/tout-bouge-autour-de-moi-de-dany.html' title='Tout bouge autour de moi, de Dany Laferrière'/><author><name>Liss</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01445856329390288621</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-tv7XJWs7en4/TtOaZnDI-dI/AAAAAAAAARI/a95tqICds5s/s220/Liss%2BK%2B3.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-YGjzb4pubds/ThLk5Y7UXMI/AAAAAAAAAPo/j3ckH8U3A_c/s72-c/9782246777311.gif' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5677648548883673310.post-5483830029790888774</id><published>2011-07-02T00:56:00.000+02:00</published><updated>2011-07-02T00:56:59.973+02:00</updated><title type='text'>Ce blog a trois ans !</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cela fait aujourd’hui trois années que cet espace a été ouvert, initialement pour conserver mes impressions de lecture.&amp;nbsp;Au fil du temps, il est devenu un lieu d’échange sur des lectures communes, sur des auteurs à découvrir, à redécouvrir ou à découvrir autrement. C’est encore l’occasion pour moi de vous remercier de vos visites quotidiennes ou occasionnelles. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J’installai, il y a un an, un logiciel pour connaître le nombre de vos visites. Eh bien, en une année, ce sont treize mille connexions qui ont été recensées. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je me suis également intéressée de près à l’origine de ces visites et je suis en mesure de vous en dire un mot. Pour 76 % d’entre elles, il s’agit de connexions depuis la France métropolitaine, les Etats-Unis et le Canada se partagent 12 %, viennent ensuite la Belgique, l’Allemagne, le Sénégal, la Suisse, les Pays-Bas, le Danemark, le Maroc. Les autres provenances sont vraiment minimes, mais je reçois aussi des visiteurs de la Côte d'Ivoire, de la Martinique, du Burkina Faso, de la Roumanie...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Voici le top 5 des articles les plus consultés :&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;1. &lt;a href="http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/2010/10/lenfant-ocean-de-jean-claude-mourlevat.html"&gt;L’Enfant Océan&lt;/a&gt;, de Jean-Claude Mourlevat&lt;br /&gt;2. &lt;a href="http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/2010/07/une-vie-de-boy-de-ferdinand-oyono.html"&gt;Une vie de boy&lt;/a&gt;, de Ferdinand Oyono&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;3. &lt;a href="http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/2009/02/la-vie-et-demie-sony-labou-tansi.html"&gt;La Vie et demie&lt;/a&gt;, de Sony Labou Tansi&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;4. &lt;a href="http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/2009/10/crime-et-chatiment-de-dostoievsky.html"&gt;Crime et Châtiment&lt;/a&gt;, de Dostoïevsky&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;5. &lt;a href="http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/2010/10/la-parure-et-autres-nouvelles-de.html"&gt;La parure et autres nouvelles&lt;/a&gt;, de Maupassant&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Les articles les plus commentés&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La première place revient à &lt;a href="http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/2010/07/une-vie-de-boy-de-ferdinand-oyono.html"&gt;Une vie de boy&lt;/a&gt;, de Ferdinand Oyono, avec 22 commentaires, suivi de près par &lt;a href="http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/2010/06/la-prochaine-fois-le-feu-de-james.html"&gt;La Prochaine fois le feu&lt;/a&gt;, de James Baldwin, 21 commentaires. &lt;a href="http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/2009/11/la-gazelle-sagenouille-pour-pleurer-de.html"&gt;La Gazelle s’agenouille pour pleurer&lt;/a&gt; occupe la troisième place, avec 20 commentaires. Les articles &lt;a href="http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/2010/02/bon-anniversaire-mandela.html"&gt;Bon anniversaire Mandela&lt;/a&gt; ainsi que le &lt;a href="http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/2011/04/cahier-dun-retour-au-pays-natal-daime.html"&gt;Cahier d’un retour au pays natal&lt;/a&gt; occupent la quatrième place avec 19 commentaires, et &lt;a href="http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/2011/03/le-coeur-des-enfants-leopards-au.html"&gt;Le Cœur des enfants léopards au théâtre&lt;/a&gt; ainsi que &lt;a href="http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/2010/10/la-parure-et-autres-nouvelles-de.html"&gt;La parure et autres nouvelles&lt;/a&gt; de Maupassant, la 5e place, avec 18 commentaires. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;J'espère passer encore une belle année en votre compagnie ! Reniflez, goûtez, broutez des livres dans cette vallée, cela fera le plus grand plaisir à votre hôtesse !&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5677648548883673310-5483830029790888774?l=lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/feeds/5483830029790888774/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5677648548883673310&amp;postID=5483830029790888774' title='10 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/5483830029790888774'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/5483830029790888774'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/2011/07/ce-blog-trois-ans.html' title='Ce blog a trois ans !'/><author><name>Liss</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01445856329390288621</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-tv7XJWs7en4/TtOaZnDI-dI/AAAAAAAAARI/a95tqICds5s/s220/Liss%2BK%2B3.jpg'/></author><thr:total>10</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5677648548883673310.post-205997928554619285</id><published>2011-06-26T22:31:00.001+02:00</published><updated>2011-06-26T22:37:19.369+02:00</updated><title type='text'>L'Hibiscus pourpre, de Chimamanda Ngozi Adichie</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-UdOG_-quDsY/TgeDaDRlWCI/AAAAAAAAAPk/t5CDtv7JD2M/s1600/chimamandanew-colour-lst036235.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="259" i$="true" src="http://3.bp.blogspot.com/-UdOG_-quDsY/TgeDaDRlWCI/AAAAAAAAAPk/t5CDtv7JD2M/s320/chimamandanew-colour-lst036235.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;Voici une lecture que vous aurez du mal à quitter une fois que vous l'aurez commencée, un de ces romans dont vous tournez les pages avec autant de fébrilité, tellement vous ête impatient d'en être&amp;nbsp;au chapitre suivant,&amp;nbsp;que de crainte d'arriver bientôt à la fin, or&amp;nbsp;vous ne voulez pas que&amp;nbsp;ce soit "la fin". C'est avec beaucoup de regret que je suis arrivée à la dernière page de &lt;strong&gt;&lt;em&gt;L'Hibiscus pourpre&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, un roman d'une telle puissance narrative que le lecteur a envie d'intégrer l'histoire, afin de se retrouver aux côtés des personnages, soit pour les réconforter, soit pour leur dire leur fait, en particulier au père de l'héroïne, Eugène.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-cD8_sWyWBdQ/TgeCJNlVeUI/AAAAAAAAAPg/3Xy5BtRARzw/s1600/9782253113294.gif" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" i$="true" src="http://4.bp.blogspot.com/-cD8_sWyWBdQ/TgeCJNlVeUI/AAAAAAAAAPg/3Xy5BtRARzw/s1600/9782253113294.gif" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C'est un homme riche, connu, respecté de tous pour de multiples raisons : tout d'abord son argent le met au rang des "puissants" : à la tête&amp;nbsp;de plusieurs entreprises, il sait faire profiter&amp;nbsp;à ceux qui sont dans le besoin &amp;nbsp;son immense richesse :&amp;nbsp;employés, voisins, inconnus... Ses dons multiples à des institutions comme Eglises, écoles, hopitaux ne se comptent pas. Il dit le faire au nom de Dieu, car s'il est riche, c'est une bénédiction de Dieu.&amp;nbsp;Naturellement, un homme qui fait du bien autour de lui&amp;nbsp;et dont on peut obtenir davantage est traité avec tous les égards.&amp;nbsp;Il est aussi respecté, voire admiré parce que, directeur d'un journal, il se sert de celui-ci comme d'un instrument de dénonciation de la corruption et des abus du pouvoir ;&amp;nbsp;même menacé, il continue d'oeuvrer pour la démocratie, la liberté de parole. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Vu de l'extérieur, c'est un homme riche, influent, généreux, équitable, instruit, d'une grande piété, exigeant avec les siens... Vu de l'intérieur, ce tableau honorable prend des formes monstrueuses. Comment un homme aussi religieux&amp;nbsp;peut-il se comporter d'une manière aussi tyrannique chez lui ? Comment, lui&amp;nbsp;qui distribue généreusement son argent&amp;nbsp;à tous ceux qui viennent frapper à sa porte, peut-il&amp;nbsp;être aussi peu charitable quand il s'agit de son père ou de sa soeur, ceux-là même qui devaient être les premiers à profiter de son aisance&amp;nbsp;? C'est qu'ils ont le tort de ne pas être&amp;nbsp;aussi méticuleux que lui quand il s'agit des lois de l'Eglise.&amp;nbsp;Son père n'est d'ailleurs pas du tout chrétien, continuant à s'adresser aux ancêtres plutôt qu'au Dieu de cette nouvelle religion apportée par l'homme Blanc et qui leur enjoint d'abandonner toutes les pratiques traditionnelles. &lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;Eugène applique la religion d'une manière aveugle, sans discernement, il s'attache à la forme sans se soucier du fond. Il pratique ce que je pourrais appeler une religion de l'extérieur, une religion d'apparat. Et pour cela, il est le plus zélé des fidèles. Il ne se gêne pas par exemple pour faire le "flic", surveillant tous ceux qui ne vont pas communier et les dénonçant au prêtre pour que celui-ci se rapproche du ou des "pécheurs".&amp;nbsp;Mais il ne s'attend pas à ce que son propre fils refuse de communier, un acte à travers lequel&amp;nbsp;celui-ci exprime sa révolte contre ce père qui les a&amp;nbsp;élevés&amp;nbsp;comme s'ils se trouvaient dans un régiment militaire. La foi, pratiquée d'une manière qui ne s'intéresse pas à ce qu'éprouve l'être dans son coeur,&amp;nbsp;le dégoûte. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le récit commence donc par une sorte de séisme familial. Alors que tout était réglé d'une main de fer par&amp;nbsp;un chef de famille qui inflige au besoin des punitions corporelles insupportables (j'en ai parfois eu les larmes aux yeux) à sa maisonnée,&amp;nbsp;femme y compris, le fils, Jaja, 17 ans, signifie à&amp;nbsp;ce dernier&amp;nbsp;la fin de l'obéissance craintive. Le récit est fait par la soeur de Jaja, Kambili, qui raconte, dans la fraîcheur de ses 15 ans, l'avènement de cette fin du monde dans sa famille. C'est une histoire d'amour et de souffrance mêlés.&amp;nbsp; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La naïveté du ton pointe avec&amp;nbsp;encore plus d'acuité les contradictions du père, sa servilité face au Blanc, les hommes religieux en particulier. On peut le voir par exemple dans l'extrait suivant. La famille est allée passer Noël dans la maison qu'ils posssèdent dans&amp;nbsp;l'arrière-pays. A leur arrivée, L'&lt;em&gt;Igwe&lt;/em&gt;, autrement dit le chef du village,&amp;nbsp;va leur rendre visite, pour leur souhaiter la bienvenue.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;"&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Mama l'avait salué selon la coutume traditionnelle pour les femmes, en se courbant jusqu'à terre et en lui présentant son dos pour qu'il puisse le tapoter avec son éventail fait d'une queue d'animal douce et de couleur paille. Ce soir-là, en rentrant à la maison, papa avait dit à Mama que c'était péché. On ne s'incline pas devant un autre être humain. C'était une tradition impie de s'incliner devant un Igwe. Aussi, quelques jours plus tard, quand nous étions allés voir l'évêque à Awka, je ne m'étais pas agenouillée pour embrasser sa bague. Je voulais que papa soit fier de moi. Mais papa me tira l'oreille dans la voiture en me disant que je n'avais pas de siscernement : l'évêque était un homme de Dieu, l'Igwe un simple dirigeant traditionnel&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;."&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;(&lt;em&gt;L'Hibiscus pourpre&lt;/em&gt;, page 112)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce roman montre l'affrontement ou plutôt le pont nécessaire à&amp;nbsp;établir entre les croyances, les&amp;nbsp;pratiques ancestrales et le christianisme apporté par le Blanc,&amp;nbsp;entre la tradition et la modernité, entre la religion de l'extérieur et celle du coeur. Il soulève bien d'autres questions : la fuite des cerveaux à l'étranger, le célibat des prêtres, l'éducation des enfants, la réussite scolaire, les langues que l'homme hiérarchise, le bonheur... C'est quoi, le bonheur ? Ce peut-être simplement de voir fleurir un hibiscus dans tout son éclat. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Alors qu'ils se trouvent dans la plus grande abondance, deux enfants, Jaja et Kambilie,&amp;nbsp;souffrent pourtant le martyr. Le sourire, le rire, l'expression des sentiments, l'espression orale tout simplement&amp;nbsp;sont des choses qu'ils ne découvriront que plus tard, près de Tatie Ifeoma, leur tante paternelle. L'histoire se déroule entre Enugu et Nsukka, villes du Nigéria.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Chimamanda Ngizi Adichie, &lt;em&gt;&lt;strong&gt;L'Hibiscus pourpre&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;, 2003. 2004 pour la traduction française.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5677648548883673310-205997928554619285?l=lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/feeds/205997928554619285/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5677648548883673310&amp;postID=205997928554619285' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/205997928554619285'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/205997928554619285'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/2011/06/lhibiscus-pourpre-de-chimamanda-ngozi.html' title='L&apos;Hibiscus pourpre, de Chimamanda Ngozi Adichie'/><author><name>Liss</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01445856329390288621</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-tv7XJWs7en4/TtOaZnDI-dI/AAAAAAAAARI/a95tqICds5s/s220/Liss%2BK%2B3.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-UdOG_-quDsY/TgeDaDRlWCI/AAAAAAAAAPk/t5CDtv7JD2M/s72-c/chimamandanew-colour-lst036235.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5677648548883673310.post-4457313217869709080</id><published>2011-06-22T20:14:00.000+02:00</published><updated>2011-06-22T20:14:50.220+02:00</updated><title type='text'>Photo de groupe au bord du fleuve, d'Emmanuel Dongala</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;"A ma mère". &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Par cette dédicace, Emmanuel Dongala rend hommage à sa mère, bien sûr, qui l'a nourri de tout son amour, lui a procuré toute la tendresse qui a fait de lui l'être sensible qu'il est devenu, mais c'est aussi une manière de s'incliner devant&amp;nbsp;toutes les mères du monde, prêtes à tous les sacrifices pour le bien-être de leur progéniture. &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Photo de groupe au bord du fleuve&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; est un roman dédié&amp;nbsp;aux&amp;nbsp;femmes en général,&amp;nbsp;celles qui se battent au quotidien pour une meilleure qualité de vie, celles qui refusent de se plier davantage au bon vouloir de l'homme,&amp;nbsp;père, époux ou chef hiérarchique, celles qui, à un moment donné de leur existence, disent "stop" aux décisions égoïstes des hommes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-2yEDpDSZF6c/TgIt0QoIfuI/AAAAAAAAAPc/N-fjGklGH0k/s1600/9782742789306.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" i$="true" src="http://2.bp.blogspot.com/-2yEDpDSZF6c/TgIt0QoIfuI/AAAAAAAAAPc/N-fjGklGH0k/s1600/9782742789306.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;N'ayant pas d'autre alternative pour gagner leur pain, des femmes se retrouvent "casseuses de pierre". Leur lieu de travail : le bord du fleuve.&amp;nbsp;Celui-ci regorge&amp;nbsp;de gros blocs de pierre qui, concassés, constituent le gravier indispensable aux travaux de maçonnerie. Lorsqu'un&amp;nbsp;grand chantier national comme la construction d'un aéroport est lancé, ce matériau est encore plus sollicité, surtout lorsque, pour faire bonne figure auprès des observateurs internationaux, le Président de la république veut le voir avancer au plus vite. Cette situation crée des spéculations, les revendeurs font monter les enchères et tirent un&amp;nbsp;énorme bénéfice de la vente des sacs de gravier qu'ils ont achetés aux femmes à un prix modique. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Même si, pour la plupart, elles&amp;nbsp;n'ont pas un niveau scolaire poussé, n'ont parfois même pas été à l'école du tout,&amp;nbsp;ces femmes ne sont pas dénuées d'intelligence. Elles prennent conscience d'être exploitées, d'être sous-payées pour un travail aussi pénible.&amp;nbsp;Sous l'instigation de Méréana, dite Méré, l'héroïne, et puisque les revendeurs font de gros bénéfices, elles décident elles aussi d'augmenter le prix du sac de gravier : vingt mille francs CFA au lieu des dix mille habituels, quitte à couper la poire en deux et à descendre à quinze mille. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Elles réussissent à faire entendre leurs revendications au plus haut niveau, notamment&amp;nbsp;parce qu'elles ont su former un bloc, à l'exemple des pierres&amp;nbsp;qu'elles cassent chaque jour, un bloc que ni les clients ni les autorités locales ne réussiront à ébranler. C'est un très bel exemple d'unité, qui donne toute la mesure de cette maxime qui dit&amp;nbsp;: "l'union fait la force". Il faut préciser que ces femmes&amp;nbsp;viennent de différentes régions du pays,&amp;nbsp;ne pratiquent donc pas la même langue maternelle, mais elles sont toutes dans le besoin. C'est donc tout naturellement qu'elles&amp;nbsp;se serrent les coudes, tout en&amp;nbsp;reconnaissant et en utilisant les compétences de chacune, en dehors de celui d'être capables de casser des pierres. Cette faculté à faire abstraction de leurs âges respectifs, de leurs origines, de leur passé différent pour s'offrir un avenir meilleur est leur arme la plus redoutable. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La situation initiale du roman se trouve donc complètement bouleversée. Auparavant, la vie de chaque casseuse de&amp;nbsp;pierre pouvait se décrire comme ceci : "&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Tu te réveilles le matin et tu sais d'avance que c'est un jour déjà levé qui se lève. Que cette journée qui commence sera la soeur jumelle de celle d'hier, d'avant-hier et d'avant-avant-hier&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;." Désormais chaque jour qui se lève est porteur de promesses, d'espoir. Ce roman, écrit à la deuxième personne, invite à se mettre en mouvement.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Emmanuel Dongala y aborde plusieurs sujets&amp;nbsp;: le machisme, la spoliation de la veuve et de l'orphelin, les abus sexuels de toutes sortes, l'énorme fossé entre la misère du peuple et le luxe insolent de la classe politique, alors même que le pays (clairement identifié comme étant le Congo-Brazzaville&amp;nbsp;mais derrière lequel on peut reconnaître&amp;nbsp;bien d'autres pays africains)&amp;nbsp;regorge de&amp;nbsp;ressources&amp;nbsp;qui auraient dû garantir&amp;nbsp;à chacun de ses fils et filles un niveau de vie décent. Il y a aussi la corruption, le poids des superstitions, la prolifération des petits métiers là où l'Etat ne recrute pas ou plus, le sida, le&amp;nbsp;couple, la jalousie, surtout la jalousie entre rivales. Il ne s'agit pas dans ce roman de diaboliser les hommes et de présenter la femme comme un agneau sans tâche. Le sort&amp;nbsp;effrayant de cette dernière, en Afrique comme ailleurs dans le monde,&amp;nbsp;est souvent imputable à la société toute entière, et pas seulement à l'homme. Et&amp;nbsp;ce sont parfois les femmes qui se montrent&amp;nbsp;plus impitoyables envers leurs congénères&amp;nbsp;que peut les&amp;nbsp;hommes. Ce sur quoi a voulu insister l'auteur, c'est la force de la volonté, la puissance de la solidarité...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Photo de groupe au bord du fleuve&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;,&amp;nbsp;une fresque émouvante de la société congolaise contemporaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Edtions Actes Sud, avril 2010, 336 pages, 22.80 €.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5677648548883673310-4457313217869709080?l=lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/feeds/4457313217869709080/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5677648548883673310&amp;postID=4457313217869709080' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/4457313217869709080'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/4457313217869709080'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/2011/06/photo-de-groupe-au-bord-du-fleuve.html' title='Photo de groupe au bord du fleuve, d&apos;Emmanuel Dongala'/><author><name>Liss</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01445856329390288621</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-tv7XJWs7en4/TtOaZnDI-dI/AAAAAAAAARI/a95tqICds5s/s220/Liss%2BK%2B3.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-2yEDpDSZF6c/TgIt0QoIfuI/AAAAAAAAAPc/N-fjGklGH0k/s72-c/9782742789306.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5677648548883673310.post-6671424648856251107</id><published>2011-06-15T14:08:00.000+02:00</published><updated>2011-06-15T14:08:25.289+02:00</updated><title type='text'>Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants, de Mathias Enard</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Léonard de Vinci, Raphaël, Bramante, Michel-Ange.&amp;nbsp;Illustres artistes de la Renaissance dont on peut, aujourd'hui encore, observer la beauté des oeuvres.&amp;nbsp;Celles-ci sont les seuls témoignages qui nous restent d'eux. Et si, le temps d'une lecture, il nous était offert la possibilité de nous transporter à leur époque, d'assister à la conception et&amp;nbsp;à la réalisation&amp;nbsp;de&amp;nbsp;ces oeuvres, de les voir vivre ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-kRVhguM7vcs/TfigTNOBDKI/AAAAAAAAAPY/M7e7s9XBu8s/s1600/Parle-leur-de-batailles___-Mathias-Enard1-154x300.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://2.bp.blogspot.com/-kRVhguM7vcs/TfigTNOBDKI/AAAAAAAAAPY/M7e7s9XBu8s/s1600/Parle-leur-de-batailles___-Mathias-Enard1-154x300.jpg" t8="true" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C'est ce que nous propose Mathias Enard qui retrace dans&amp;nbsp;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;un moment de la vie de Michelangelo Buonarroti, dit en français Michel-Ange. Le pape Jules II lui a commandé la construction du tombeau dans lequel il souhaite reposer après sa mort, un tombeau tout en grandeur qui&amp;nbsp;sera orné de sculptures diverses, des personnages de la Bible en particulier. Ceux-ci&amp;nbsp;devront être taillés dans le marbre, et pas n'importe lequel : celui de Carrare. C'est un projet extrêmement coûteux qui nécessite des fonds sans cesse renouvelés pour que l'artiste puisse faire face aux multiples dépenses générés par la réalisation de ce monument. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cependant le pape est peu enclin à avancer ces fonds. Il&amp;nbsp;ne&amp;nbsp;les verse qu'avec parcimonie à l'artiste qui est réduit à payer de sa poche certains frais ! &amp;nbsp;Révolté, il va à plusieurs reprises réclamer une autre avance sur son salaire, mais il est éconduit comme un vaurien. On image la frustration, la colère de Michel-Ange. Ainsi, lorsque lui parvient une invitation du Grand Turc, qui lui propose d'aller à Constantinople (aujourd'hui Istanbul)&amp;nbsp;construire un pont, et qui est prêt à payer une somme colossale comparée aux miettes qu'il doit mendier au Pape, Michel-Ange ne peut que se réjouir de cette occasion qui lui est donnée de se venger de ce pingre, d'autant plus que, malgré sa patience, il n'a obtenu de ce dernier aucun signe l'encourageant à poursuivre les travaux&amp;nbsp;à Rome. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C'est ainsi que commence le roman. Michel-Ange effectue ce voyage à Constantinople, en 1506, "&lt;strong&gt;&lt;em&gt;pour l'argent, pour dépasser Vinci et se venger de Jules II&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;" (p. 87) Le Grand Turc, sultan de Constantinople,&amp;nbsp;vient en effet&amp;nbsp;refuser les plans du grand Léonard de Vinci, artiste aux multiples talents : peintre, architecte, sculpteur, ingénieur, inventeur, anatomiste, poète, philosophe&amp;nbsp;et écrivain florentin. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce pont verra-t-il le jour ? Michel-Ange trouvera-t-il en Orient plus de satisfaction en tant qu'artiste qu'en Italie ? Il fait l'amère constatation&amp;nbsp;que "&lt;strong&gt;&lt;em&gt;sous tous les cieux il faut s'humilier devant les puissants&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;" (p. 75) Mais c'est un voyage qui influencera fortement son oeuvre future : "&lt;strong&gt;&lt;em&gt;En peinture comme en architecture, l'oeuvre de Michelangelo Buonarroti devra beaucoup à Istanbul&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;" (p. 91)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce roman est un moyen des plus agréables de retrouver ou de se familiariser avec cet artiste, avec les oeuvres qui ont bâti sa réputation comme le &lt;em&gt;David&lt;/em&gt; par exemple, avec l'architecture du XVIe siècle.&amp;nbsp;C'est surtout un roman construit sur une dualité savamment orchestrée : tout d'abord le récit est entrecoupé d'une "voix", qui interpelle le personnage principal ainsi que le lecteur d'une manière poétique et enchanteresse. L'incipit en est une belle illustration :&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;La nuit ne communique pas avec le jour. Elle y brûle. On la porte au bûcher à l'aube. Et avec elle ses gens, les buveurs, les poètes, les amants. Nous sommes un peuple de relégués, de condamnés à mort. Je ne te connais pas. Je connais ton ami turc ; c'est l'un des nôtres. Petit à petit il disparaît du monde, avalé par l'ombre et ses mirages ; nous sommes frères. Je ne sais quelle douleur ou quel plaisir l'a poussé vers nous, vers la poudre d'étoile, peut-être l'opium, peut-être le vin, peut-être l'amour ; peut-être quelque obscure blessure de l'âme bien cachée dans les replis de la mémoire. [...]&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Alors tu souffres, perdu dans un crépuscule infini, un pied dans le jour et l'autre dans la nuit&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le lecteur se trouve ainsi en permanence entre deux eaux, oscillant entre&amp;nbsp;récit et poésie, fiction et Histoire, présent et passé, douleur et plaisir, ombre dissimulant les intrigues et lumière, rêve et réalité...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cette voix est-elle réelle ? Est-elle rêvée ? Ces rencontres, ces aventures que Mathias Enard prête à l'artiste sont-elles véritables ? Il a fait des recherches, c'est sûr ! Une note détaille à la fin du roman les archives&amp;nbsp;dans lesquelles il a puisé&amp;nbsp;: l'esquisse du pont pour la Corne d'Or attribuée à Michel-Ange ainsi que le dessin de Léonard de Vinci pour ce pont, l'invitation du sultan etc. "&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Pour le reste, on n'en sait rien&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;" !&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce roman a&amp;nbsp;été couronné par&amp;nbsp;le prix Goncourt des Lycéens en 2010.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mathias Enard, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, Actes Sud, 2010, 158 pages, 17 €.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5677648548883673310-6671424648856251107?l=lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/feeds/6671424648856251107/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5677648548883673310&amp;postID=6671424648856251107' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/6671424648856251107'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/6671424648856251107'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/2011/06/parle-leur-de-batailles-de-rois-et.html' title='Parle-leur de batailles, de rois et d&apos;éléphants, de Mathias Enard'/><author><name>Liss</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01445856329390288621</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-tv7XJWs7en4/TtOaZnDI-dI/AAAAAAAAARI/a95tqICds5s/s220/Liss%2BK%2B3.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-kRVhguM7vcs/TfigTNOBDKI/AAAAAAAAAPY/M7e7s9XBu8s/s72-c/Parle-leur-de-batailles___-Mathias-Enard1-154x300.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5677648548883673310.post-8618830436909919458</id><published>2011-06-03T19:20:00.001+02:00</published><updated>2011-06-04T12:37:29.534+02:00</updated><title type='text'>Palabre autour des arts : première rencontre</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Vous connaissiez les ‘‘Jeudi d’Africa Paris’’, maintenant il faut inscrire au nombre de vos rencontres culturelles les ‘‘Mardi du Loyo’’. En effet, Joss Doszen, écrivain dont je vous ai déjà parlé à plusieurs reprises et familier des jeudis Africa, propose une rencontre mensuelle dénommée « Palabre autour des arts », qui se tiendra au restaurant « Loyo », 18 rue Bachelet à Paris, dans le 18e, métro Château rouge. Le quartier est emblématique : c’est le carrefour des cultures, le haut lieu de brassage des populations issues de l’immigration, c’est le lieu de rendez-vous naturel de tous ceux qui viennent d’ailleurs, d’Afrique en particulier, c’est surtout le lieu d’approvisionnement N°1 en produits dits ‘‘exotiques’’. Eh bien maintenant vous savez qu’il n’y a pas que les emplettes quotidiennes en maniocs, safous, moukalous, gombos et autres à faire à Château-Rouge, il y a aussi moyen de fêter les « arts nègres » et de les agrémenter, si vous le souhaitez, par un plat comme vous le sentez : africain ou français, il y en a pour tous les goûts.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-3E7hAWboArw/TekUUjGgJzI/AAAAAAAAAPU/pWqdPFSUIto/s1600/254230_1395120773544_1697944307_660575_2016506_n.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="213" src="http://4.bp.blogspot.com/-3E7hAWboArw/TekUUjGgJzI/AAAAAAAAAPU/pWqdPFSUIto/s320/254230_1395120773544_1697944307_660575_2016506_n.jpg" t8="true" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;Une partie du public.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Voici la description du projet par son géniteur : &lt;em&gt;&lt;strong&gt;« Rencontre d’une heure découpée en trois moments forts : l’hôte de la soirée et des chroniqueurs discutent des arts issus des Afriques (Afrique, Antilles, Amériques…), en se focalisant notamment sur les littératures, les arts de la scène, les arts de la représentation (peinture, sculpture, mode). Puis un ou deux artistes seront conviés à présenter leur travail. Enfin, une discussion ouverte entre les invités et les personnes du public sur un thème plus ou moins léger touchant les Afriques conclura la rencontre »&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La première rencontre s’est tenue le 31 mai dernier avec, comme chroniqueurs en première partie : Joël Agbotan, Aurore Foukissa, Gangoueus&amp;nbsp;et Joss Doszen, qui ont échangé autour des œuvres de Lauren Ekué (&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Icône urbaine&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, Ed. Anibwé), Sundjata (&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Kalashnikov Blues&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;, Ed. Vents d’ailleurs), Wilfried Nsondé (&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Le Cœur des enfants léopards&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;, Ed. Actes Sud) et Léonora Miano (&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Blues pour Elise&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;, Ed. Plon). &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-C3IocGKx86I/TekTSh12pYI/AAAAAAAAAPI/sH5mZeNdm7I/s1600/249528_1395124533638_1697944307_660592_1575443_n.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="213" src="http://2.bp.blogspot.com/-C3IocGKx86I/TekTSh12pYI/AAAAAAAAAPI/sH5mZeNdm7I/s320/249528_1395124533638_1697944307_660592_1575443_n.jpg" t8="true" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;Les chroniqueurs du jour : Joss, Gangoueus, Aurore et Joël.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Liss Kihindou était l’invitée du jour, elle a eu l'occasion de parler de sa dernière parution, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;L’Expression du métissage dans la Littérature africaine&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (Ed. L’Harmattan). Ce thème était également au cœur de la discussion par laquelle la soirée s’est terminée, chacun exprimant ce qu’il pensait du couple mixte : y en a-t-il trop ? Pas assez ? Phénomène de mode ? Couples liés par l’intérêt ou véritable expression de l’amour entre deux êtres qui se sont trouvés, bien que d’origines différentes ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-Kr6jyjeITl4/TekTCqMuYQI/AAAAAAAAAPA/djx1dl80XkQ/s1600/248241_1395116573439_1697944307_660561_7486667_n.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="213" src="http://3.bp.blogspot.com/-Kr6jyjeITl4/TekTCqMuYQI/AAAAAAAAAPA/djx1dl80XkQ/s320/248241_1395116573439_1697944307_660561_7486667_n.jpg" t8="true" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;Liss, Joël et Joss.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Vous l’aurez compris, la palabre était à ce point pimentée qu’une heure n’a pas suffi pour satisfaire tout le monde. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C’est avec beaucoup de joie et de reconnaissance que j’ai accueilli cette invitation, même si cela impliquait pour moi de braver les aléas du transport afin de ne pas arriver trop en retard. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Internet&amp;nbsp;a cette formidable qualité de faire se rencontrer les gens, et lorsque ces rencontres se matérialisent, lorsque la discussion autour de la littérature prend ainsi corps, c’est un moment qui peut être considéré comme magique. J’ai ainsi pu rencontrer physiquement Aurore Foukissa et Charline Effa, deux lectrices avec qui j’échange souvent sur facebook. Elles étaient présentes à ce premier rendez-vous des mardis du Loyo, et Aurore en tant que chroniqueuse. L’écrivain Jean-Aimé Dibakana était également de la partie et a contribué à l’enrichissement des débats.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-4PO0vEW2Hj0/TekTfGPldRI/AAAAAAAAAPM/PZx8v-L47co/s1600/252112_1395117253456_1697944307_660565_2385528_n.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="213" src="http://3.bp.blogspot.com/-4PO0vEW2Hj0/TekTfGPldRI/AAAAAAAAAPM/PZx8v-L47co/s320/252112_1395117253456_1697944307_660565_2385528_n.jpg" t8="true" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;Aurore, Liss et Charline, des lectrice heureuses de faire connaissance "en vrai"&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ainsi, de la même manière qu’Eve fut tirée de côte la d’Adam, pour former avec lui un ensemble plus complet, de même les mardis du Loyo sont nés des jeudis Africa, afin que l’écho autour des littératures et des arts africains soit encore plus important. Penda Traoré, qui anime avec&amp;nbsp;Gangoueus, les jeudis Africa, était d’ailleurs là. Leur présence à tous deux marque bien la complémentarité des deux concepts, et il ne faut pas penser que c’est suffisant : plus il y a de rencontres de ce genre, mieux c’est pour la promotion de nos littératures, qui restent encore parfois dans l’ombre. Et nous avons besoin de vous pour les mettre plus en lumière. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-cpKMk75-P1c/TekTHcfs_OI/AAAAAAAAAPE/hMv8oat-Y0g/s1600/248786_1393879142504_1697944307_658959_5061457_n.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="213" src="http://1.bp.blogspot.com/-cpKMk75-P1c/TekTHcfs_OI/AAAAAAAAAPE/hMv8oat-Y0g/s320/248786_1393879142504_1697944307_658959_5061457_n.jpg" t8="true" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;Liss et la charmante tenancière du "Loyo".&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Venez trinquer à la santé de la littérature africaine, au Loyo dans le 18e ou à Africa Paris dans le 16e, vous êtes les bienvenus. Entrée gratuite !&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-qkxHsCuLd-U/TekTnZpo3jI/AAAAAAAAAPQ/cZHr_jZR4_w/s1600/252275_1395118173479_1697944307_660568_3956699_n.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="213" src="http://4.bp.blogspot.com/-qkxHsCuLd-U/TekTnZpo3jI/AAAAAAAAAPQ/cZHr_jZR4_w/s320/252275_1395118173479_1697944307_660568_3956699_n.jpg" t8="true" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;La discussion se prolonge à table.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&amp;nbsp; &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5677648548883673310-8618830436909919458?l=lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/feeds/8618830436909919458/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5677648548883673310&amp;postID=8618830436909919458' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/8618830436909919458'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/8618830436909919458'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/2011/06/palabre-autour-des-arts-premiere.html' title='Palabre autour des arts : première rencontre'/><author><name>Liss</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01445856329390288621</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-tv7XJWs7en4/TtOaZnDI-dI/AAAAAAAAARI/a95tqICds5s/s220/Liss%2BK%2B3.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-3E7hAWboArw/TekUUjGgJzI/AAAAAAAAAPU/pWqdPFSUIto/s72-c/254230_1395120773544_1697944307_660575_2016506_n.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5677648548883673310.post-4518848924570299479</id><published>2011-05-29T20:48:00.000+02:00</published><updated>2011-05-29T20:48:48.205+02:00</updated><title type='text'>Madame l'Afrique, d'Eugène Ebodé</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;''&lt;strong&gt;&lt;em&gt;La palissade est bien haute aujourd’hui, mais il faut franchir l’obstacle.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;J’accepte donc, Charles Oscar, de vous parler de mon père, le romancier Edouard Ella. Votre projet d’écrire sa biographie l’aurait surpris et s’il avait été là, il vous aurait dit autant par coquetterie que par goût pour l’esquive : « Mon cher ami, qu’ai-je fait pour mériter un tel honneur ? » Dans la foulée, il aurait ajouté, l’œil brillant de malice : « Et puis, je ne suis pas encore mort !''&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L’incipit de &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Madame l’Afrique&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, le dernier roman d’Eugène Ebodé, ne laisse aucun doute quant au sujet du livre : il s’agit de l’autobiographie de l’auteur, romancée bien entendu, car celui-ci ne s’exprime pas à la première personne, comme le fit Rousseau dans ses &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Confessions&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, et comme le feront bien d’autres auteurs et personnalités après lui, au point que c’est devenu une mode. Mais il faut savoir se distinguer d’une quelconque manière, alors l’auteur choisit d’accorder la parole à son fils aîné, qui raconterait l’histoire de sa vie à un tiers, après sa disparition. Il s’agit bien de sa vie, à n’en pas douter : les nom et prénom du père dont on narre l’histoire, Edouard Ella, commence par un « E », comme Eugène Ebodé. Il est également originaire du Cameroun et a vécu en couple avec une blanche. Enfants métis, rencontre de deux cultures, union de deux êtres qui se sont aimés, puis se quittent. C’est la déchirure. Peut-il en être autrement quand on parle de séparation ? Celle-ci laisse toujours quelque écharde dans le cœur, dans la chair ou dans la mémoire. La rupture est d’autant plus douloureuse que la belle-famille s’applique à y mettre son grain de fiel. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais avant de parler des causes extérieures, c’est au sein du couple déjà que se développent les facteurs qui le conduiront au bord du précipice. J’ai aimé la manière dont l’histoire de cette séparation est racontée, sans parti pris, d’autant plus que c’est le fils qui en est le narrateur et qui dit ce qu’il sait, ce dont il a été témoin. On ne peut pas reprocher à l’auteur d’avoir voulu tout mettre sur le dos de son ex-compagne, l’un et l’autre ayant eu une conduite qui n’aidait pas à apaiser les tensions, l’une des principales causes de la rupture étant le fossé creusé par l’Afrique et l’écriture, passionnant l’un, exaspérant l’autre. Entre résidences d’écriture, séances de dédicace aux quatre coins de la France et autres salons du livre à honorer, l’écrivain Edouard Ella donne à la mère de ses enfants de multiples raisons d’être jalouse, d’autant plus qu’il est souvent entouré d’admiratrices. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L’auteur passe pour un homme aux multiples conquêtes. Il prend plaisir à se présenter comme un grand conquérant, concurrençant Alexandre, mais son territoire à lui, c’est le sexe. Ici on nous parle de « &lt;strong&gt;&lt;em&gt;la collection d’amantes de l’insatiable Bantou &lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;» (p.34), là d’« &lt;strong&gt;&lt;em&gt;un homme à femmes ou un malade du sexe !&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; » ; plus loin d’« &lt;em&gt;&lt;strong&gt;une braguette trop leste à s’ouvrir&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; » (p.118). On dirait que la plus grande fierté de la gent masculine est et demeure celle d’être un séducteur, un étalon en matière de sexualité. Même lorsque le fils-narrateur essaie de tordre le cou à cette réputation de séducteur, sa confidence ne contribue qu’à mieux accentuer l’orgueil masculin de l’auteur, décidément débordant dans ce roman. « &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Père n’était pas le dragueur fou que l’on imagine ! &lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;» lisons-nous, page 110, pour ceux qui n’auraient pas encore remarqué que l’auteur, Edouard Ella alias Eugène Ebodé, était doué avec les femmes. Des indications comme « &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Bad Dad […] reprenait son éternel chapeau noir, le posait sur sa tête&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; » contribuent à bien faire comprendre au lecteur que le personnage et l’auteur ne font qu’un. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-x7_XRoXj-s0/TeKQXZbA4BI/AAAAAAAAAO8/uJZn-SEVZ0M/s1600/ebode-1.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="176" src="http://2.bp.blogspot.com/-x7_XRoXj-s0/TeKQXZbA4BI/AAAAAAAAAO8/uJZn-SEVZ0M/s320/ebode-1.jpg" t8="true" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais ce sont d’autres indications, d’autres références qui réjouiront le lecteur qui apprécie qu’un livre l’invite à se balader de livre en livre, d’auteur en auteur, célébrant ainsi la Littérature. Tenez, par exemple page 164 : « &lt;strong&gt;&lt;em&gt;L’amour est aussi la partie la plus lumineuse des fleurs de l’âme. Il ne se cueille, bien souvent, qu’à l’angle des rues parallèles comme dirait métaphoriquement l’écrivain haïtien Gary Victor.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; » &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;A la page suivante c’est un titre de roman de Jean d’Ormesson qui est évoqué : &lt;em&gt;&lt;strong&gt;« Aux questions informulées qui roulaient sur les lèvres et qui concernaient l’Africaine, nous répondîmes par une savoureuse formule D’Ormessonnienne : « C’était bien ! » &lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;« L’Africaine », c’est la nouvelle compagne d’Edouard Ella, qui adore parler de l’Afrique ainsi que de sa littérature : &lt;strong&gt;&lt;em&gt;« Les romans africains et particulièrement ceux du Kenyan Ngugi, la fascinaient. Elle avait lu Coetzee, Carel Schoeman, Zakes Mda, Mongane Wally Serote, Breyten Breytenbach, Brink, Gordimer, Tutuola, Soyinka, Rachid Boudjedra, Gaston-Paul Effa, Mongo Beti, Driss Chraïbi et Tahar Ben Jelloun. Elle se constitua ainsi une bibliothèque personnelle, un amour livresque, une connaissance épique et fantasmée du continent africain. »&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (p. 34)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;Ce roman peut être vu comme le sanglot des enfants, les plus affectés par la séparation : « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;un enfant de divorcés n’oublie jamais le couple que formaient ses parents&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; » (p. 163), un sanglot symbolisé par ce refrain que l’on retrouve tout au long du roman, avec des variantes : « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;La palissade est bien haute aujourd’hui…&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; ». Il peut être lu comme le récit des heurs et malheurs de la vie de couple, le couple mixte en particulier ;&amp;nbsp;ou tout simplement comme le récit du quotidien d’un écrivain, qui doit concilier sa passion avec la vie de famille et qui décrit, non sans humour et même ironie, la société dans laquelle il vit. J’ai savouré les pages comme celles faisant le portrait du ‘‘professeur Surplace’’, enseignant « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;occupé à une unique activité : l’inoccupation&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; » (p. 123) D’autres portraits comme celui du ‘‘Mufti’’, à travers lequel l’auteur nous raconte l’histoire franco-algérienne, ne manquent pas de piquant.&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;Bref c’est avec beaucoup de plaisir que j’ai lu &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Madame l’Afrique&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, roman dont je vous recommande vivement la lecture. C’était mon premier Eugène Ebodé, expérience très concluante, auteur à lire de nouveau ! &lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;Eugène Ebodé, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Madame l'Afrique&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, Editions APIC, Alger, 2010, 206 pages.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5677648548883673310-4518848924570299479?l=lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/feeds/4518848924570299479/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5677648548883673310&amp;postID=4518848924570299479' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/4518848924570299479'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/4518848924570299479'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/2011/05/madame-lafrique-deugene-ebode.html' title='Madame l&apos;Afrique, d&apos;Eugène Ebodé'/><author><name>Liss</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01445856329390288621</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-tv7XJWs7en4/TtOaZnDI-dI/AAAAAAAAARI/a95tqICds5s/s220/Liss%2BK%2B3.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-x7_XRoXj-s0/TeKQXZbA4BI/AAAAAAAAAO8/uJZn-SEVZ0M/s72-c/ebode-1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5677648548883673310.post-8021141732469424516</id><published>2011-05-01T12:20:00.000+02:00</published><updated>2011-05-01T12:20:07.526+02:00</updated><title type='text'>Mood Indigo, de Mamadou Mahmoud N'Dongo</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le&amp;nbsp;titre &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Mood Indingo&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; m'avait déjà été annoncé dans le dernier roman que j'ai chroniqué ici, celui de Daniel Maximin, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;L'île et une nuit&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, dans lequel on&amp;nbsp;peut lire ceci&amp;nbsp;: "&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Avec des mélodies couleur bleue,&lt;/em&gt; Mood indigo&lt;em&gt;, belles à pleurer la perte de l'innocence et du sentimental&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;." (p. 108) J'aime qu'un roman me replonge dans les eaux d'une précédente lecture, surtout lorsque j'ai pris plaisir à m'y baigner. J'ai ainsi l'impression de suivre le même courant de fleuve, de continuer la même lecture, mais dans un autre livre. C'est le plaisir du nouveau dans l'ancien ou de l'ancien dans le nouveau. Dans &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Mood Indigo&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; de Mamadou Mahmoud N'Dongo, outre le titre, qui renvoie à la couleur mais aussi à la musique, le jazz,&amp;nbsp;des passages, un en particulier, touchant à l'expression&amp;nbsp;de l'amour,&amp;nbsp;&amp;nbsp;m'ont fait repenser au roman de Daniel Maximin. On peut trouver par exemple une familiarité entre cette formule : "&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Vaut mieux vivre pleinement une histoire, même avec une rupture, qu'une absence d'histoire avec une jolie rupture&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;" (&lt;em&gt;Mood Indigo&lt;/em&gt;, p. 39-40) et celle-ci : "&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Car tu m'as bel et bien dit un jour qu'il vaut mieux vivre libéré de ses sentiments avoués que survivre esclave des sentiments étouffés&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;." (&lt;em&gt;L'île et une nuit&lt;/em&gt;, p. 58).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-tkI0SajQ99E/Tb0vvmVG-iI/AAAAAAAAAO4/_X5v7P93fpk/s1600/arton24084-3e5cd.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" j8="true" src="http://4.bp.blogspot.com/-tkI0SajQ99E/Tb0vvmVG-iI/AAAAAAAAAO4/_X5v7P93fpk/s1600/arton24084-3e5cd.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le&amp;nbsp;livre de Mamadou Mahmoud N'Dongo, sous-titré "&lt;strong&gt;Improvisations amoureuses&lt;/strong&gt;" annonce une thématique amoureuse que l'on retrouve effectivement dès l'ouverture du livre. Les premières nouvelles&amp;nbsp; attestent en quelque sorte la "perte de l'innocence et du sentimental" évoquée dans le bref extrait de Daniel Maximin. Je veux dire par là que les narrateurs, en racontant leurs rencontres amoureuses, expérimentent en même temps combien le couple peut être un haut lieu de méconnaissance, de "fabriqué", entendu comme étant le contraire du naturel, sincère, du vrai. Dans un couple, vit-on vraiment en symbiose ? Est-on une personne ? Au contraire on est deux personnes&amp;nbsp;irrémédiablement différentes, au point que l'autre peut nous apparaître parfois comme un inconnu. "&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Je n'ai jamais vécu avec elle, mais à côté d'elle&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;", déclare le narrateur du&amp;nbsp;récit intitulé&amp;nbsp;"Ginger" (p. 19) Il dit plus haut : "&lt;strong&gt;&lt;em&gt;on n'est jamais véritablement avec une femme, mais avec une femme et son corps de femme&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;." (p. 16) Que faut-il retenir de la vie de couple ? C'est qu'elle "&lt;strong&gt;&lt;em&gt;tient vraiment à très peu de chose&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;". (p. 30) Un rien peut la briser. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L'amour est-il donc le sujet principal de ces récits&amp;nbsp;? Pas du tout, il n'est que le fil par lequel l'auteur vous entraîne dans son labyrinthe. Entrer dans ce recueil, c'est comme s'engager dans une succession de pièces, la dernière n'étant pas celle à laquelle vous vous attendez. On commence apparemment par l'amour, comme le suggère&amp;nbsp;la déclaration initiale : "&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Toutes les femmes que j'ai aimées m'ont quitté un mardi&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;", puis on bascule très vite dans le cinéma, l'art, le théâtre, la littérature, la politique, en particulier la politique française, mais ce n'est pas encore la dernière case. Surprise, suprise ! Tous ces thèmes étaient présents dans &lt;strong&gt;&lt;em&gt;La Géométrie des variables&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, dont je vous ai parlé il y a peu. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La mise en page est toujours aussi théâtralisée que dans la précédente publication de l'auteur. Mamadou Mahmoud N'Dongo semble construire "sa" marque, reconnaissable aussi bien dans la théamtique que dans la présentation du texte. J'apprécie surtout les références culturelles et littéraires. Ce roman a par exemple éveillé mon intérêt pour le théâtre de Jean Genet, au point que je me suis souvenue que je possédais une de ses pièces de théâtre :&amp;nbsp;"Les Paravents"... que je n'ai pas encore lue !&amp;nbsp;Je l'avais tout juste commencée, je crois, il y a des années maintenant, et je l'avais finalement rangée en rayon. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le dernier&amp;nbsp;livre de Mamadou Mahmoud N'Dongo n'attend que vous.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Une belle critique lui est consacrée sur Cultures Sud : &lt;a href="http://www.culturessud.com/contenu.php?id=434"&gt;http://www.culturessud.com/contenu.php?id=434&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mamadou Mahmoud N'Dongo, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Mood Indigo&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, Gallimard, collection Continents noirs, 240 pages, 18 €.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5677648548883673310-8021141732469424516?l=lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/feeds/8021141732469424516/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5677648548883673310&amp;postID=8021141732469424516' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/8021141732469424516'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/8021141732469424516'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/2011/05/mood-indigo-de-mamadou-mahmoud-ndongo.html' title='Mood Indigo, de Mamadou Mahmoud N&apos;Dongo'/><author><name>Liss</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01445856329390288621</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-tv7XJWs7en4/TtOaZnDI-dI/AAAAAAAAARI/a95tqICds5s/s220/Liss%2BK%2B3.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-tkI0SajQ99E/Tb0vvmVG-iI/AAAAAAAAAO4/_X5v7P93fpk/s72-c/arton24084-3e5cd.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5677648548883673310.post-103577595646662301</id><published>2011-04-20T23:19:00.000+02:00</published><updated>2011-04-20T23:19:03.179+02:00</updated><title type='text'>L'île et une nuit, de Daniel Maximin</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cela n’arrive pas souvent que je rencontre d’abord physiquement un auteur avant de faire sa connaissance dans son texte. Je me méfie des rencontres physiques en général, elles peuvent faire l’objet de méprises, elles peuvent fausser le dialogue et même l’empêcher ! Tandis que dans le texte, on se parle franchement, qu’on s’apprécie ou qu’on ne se reconnaisse pas de connivence, l’auteur et le lecteur se disent mutuellement ce qu’ils pensent, dans une ambiance de bonne camaraderie. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais il y a des rencontres physiques qui préfigurent le plaisir de la rencontre virtuelle à venir. Après avoir passé quelques instants, de bien courts instants il faut le dire, aux côtés de Daniel Maximin au salon du livre de Paris, le mois dernier, j’avais hâte d’entamer une ‘‘vraie’’ – oui, la vérité pour moi est dans le texte – conversation avec lui. Je me suis donc laissée inviter sur son île. Même si c’était un soir de cyclone, je n’ai pas eu peur, j’y suis allée, et j’ai eu raison. J’ai dû vivre avec les habitants le déchaînement des éléments, affronter l’ « Œil du cyclone » ou plutôt se dérober à lui !&amp;nbsp;C’est à ne pas se laisser écraser par la fatalité que nous invite Daniel Maximin dans &lt;strong&gt;&lt;em&gt;L’île et une nuit&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-UGFqk-qvHOQ/Ta9NlM8oPHI/AAAAAAAAAO0/RK5mY_YmxnI/s1600/9782020564762.gif" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" i8="true" src="http://4.bp.blogspot.com/-UGFqk-qvHOQ/Ta9NlM8oPHI/AAAAAAAAAO0/RK5mY_YmxnI/s1600/9782020564762.gif" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La mort n’est pas forcément au bout de la catastrophe, il faut penser à la vie, à la survie. La Guadeloupe, retirée des continents, en pleine mer des Caraïbes, n’est pas simplement ce lieu où il fait bon séjourner à cause d’une météo estivale toute l’année, elle est aussi le lieu aux « &lt;strong&gt;&lt;em&gt;quatre pieds bien enracinés : de Cyclone, de Séisme, de Déluge et d’Eruption&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; » (p. 133) Ce sont quatre bêtes qui se réveillent quand elles veulent et se jettent sur les îles des Caraïbes pour les dévorer, et le Cyclone est peut-être la plus impitoyable d’entre elles. Elle qui, après son passage, laisse toute l’île « &lt;strong&gt;&lt;em&gt;dévastée, roussie, avec une famine d’espoir et une épidémie de détresse à l’horizon pour les survivants calfeutrés sous leurs décombres, parmi les fers tordus, les poutres rompues, les toits arrachés, et les armoires déchiquetées, tombeaux d’enfants écrasés sous leur protection.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; » (p. 130)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C’est que les habitants ne se donnent pas comme ça en holocauste au Cyclone, ils essaient de se préparer, de se barricader, ouvertures clouées pour plus de sûreté, même l’imagination « &lt;strong&gt;&lt;em&gt;ne doit pas quitter l’intérieur de la maison. Surtout ne pas délirer. Mais rêver de l’intérieur. Laisser couler la bonne peur en nous, celle sans plaintes ni soupirs, une peur avec un vrai sujet : une petite fin du monde à endurer sans forcément mourir.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; » (p. 25) &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le rêve, les souvenirs, la conversation, même imaginée, la musique, même imaginée, sont ce qui reste à chacun pour pouvoir affronter les longues heures que dureront le cyclone. Le lecteur vit chacune des sept heures du cyclone avec Marie-Gabriel, le personnage principal. Depuis plusieurs décennies le cyclone a régulièrement plongé l’île dans un désastre apocalyptique. Elle est menacée d’être engloutie dans un trou :&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;« &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Au milieu de votre maison : le trou. Au milieu de votre mémoire : le trou. Au milieu du cœur de votre vie : un trou de la taille d’un cratère refroidi. Et vivre vous sera tous les jours un effort immense pour demeurer en pleine mémoire sur le fin rebord du gouffre.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; » (p. 39)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C’est en effet au prix d’une immense volonté que les survivants se relèvent et rebâtissent leur île. C’est pourquoi ils méritent toute l’admiration et les encouragements de l’auteur. L’île surtout appelle un chant d’amour, car « &lt;strong&gt;&lt;em&gt;tout ce qui s’arrache à la mort mérite d’être chanté&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; » (p. 92). Ce livre est un hymne adressé à l’île natale. L’auteur répand « &lt;strong&gt;&lt;em&gt;le long tracé de ses pages d’écriture&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; » (p. 163) pour tenir à jamais sa Guadeloupe hors du gouffre de l’oubli, l’imprimer dans nos mémoires.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C’est un hymne tout plein de poésie et de musique. J’ai été sensible à la musique des mots de Daniel Maximin. Son roman est un roman-poème, dans lequel on entend l’écho de ses autres œuvres, comme &lt;strong&gt;&lt;em&gt;L’Isolé Soleil&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;. On peut y débusquer aussi la présence d’autres auteurs, comme Sony Labou Tansi, à la page 162 : « &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Les yeux du volcan n’auront pas su te prolonger d’une vie et demie&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; ».&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Petit à petit, j’avance dans ma découverte de la Littérature des îles, et chaque pas que je fais est un pas de danse. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Daniel Maximin, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;L’île et une nuit&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, Editions du Seuil, collection points, 1995, 178 pages, 6 €.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5677648548883673310-103577595646662301?l=lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/feeds/103577595646662301/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5677648548883673310&amp;postID=103577595646662301' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/103577595646662301'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/103577595646662301'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/2011/04/lile-et-une-nuit-de-daniel-maximin.html' title='L&apos;île et une nuit, de Daniel Maximin'/><author><name>Liss</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01445856329390288621</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-tv7XJWs7en4/TtOaZnDI-dI/AAAAAAAAARI/a95tqICds5s/s220/Liss%2BK%2B3.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-UGFqk-qvHOQ/Ta9NlM8oPHI/AAAAAAAAAO0/RK5mY_YmxnI/s72-c/9782020564762.gif' height='72' width='72'/><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5677648548883673310.post-8912928585850802265</id><published>2011-04-17T03:32:00.000+02:00</published><updated>2011-04-17T03:32:58.010+02:00</updated><title type='text'>Cahier d'un Retour au pays natal, d'Aimé Césaire</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Qui ne connaît des extraits ou un seul extrait du &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Cahier d’un Retour au pays natal&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; ? Il vient alors seulement de découvrir les terres de la littérature francophone, parce que lorsqu’on est un familier des lieux, on aura remarqué cette maison, dont les habitants sont tous disparus aujourd’hui, mais qui en impose encore par la prestance de ces derniers et par le rôle que celle-ci joua, à une époque où il était utile d’avoir une maison à soi, une maison où s’abriter des vents du dénigrement, de la pluie de crachats déshumanisants. Cette maison, la Négritude, a le mérite d’avoir aidé des générations de Noirs à croire qu’ils n’étaient pas destinés à vivre dans des trous plus insalubres et dégradants que des niches de chiens, mais qu’ils pouvaient prétendre à une demeure aussi digne que celle des autres humains. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-b2Bee8hFSME/TapDN950eAI/AAAAAAAAAOw/lFbBCJfSxuo/s1600/9782708704206.gif" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" r6="true" src="http://3.bp.blogspot.com/-b2Bee8hFSME/TapDN950eAI/AAAAAAAAAOw/lFbBCJfSxuo/s1600/9782708704206.gif" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cette maison est passée au rang de monument ou de musée aujourd’hui, mais les textes qui lui donnèrent son éclat sont encore tout palpitants de vie, ne serait-ce que par leur facture littéraire. Qui aime la littérature tournera avec fébrilité les pages du &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Cahier d’un Retour au pays natal&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, il éprouvera même une certaine jouissance à goûter aux mots de Césaire, quand bien même ce serait « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;des mots de sang frais, des mots qui sont des raz-de-marée et des érésipèles et des paludismes et des laves et des feux de brousse, et des flambées de chair, et des flambées de villes&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; ». (p. 33) &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Oui, le &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Cahier&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; de Césaire est écrit à l’encre des exactions perpétrées contre le peuple noir : esclavage, colonisation, racisme. Comme dans &lt;strong&gt;&lt;em&gt;La prochaine fois le feu&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; de Baldwin, il prend sa source dans la violence qui a suivi la rencontre de deux races : Blancs et Noirs, les uns assujettissant ou chosifiant les autres. Pourtant on ne peut pas réduire ce texte à ce simple aspect racial, et surtout qu’on ne voie pas en Césaire un homme qui, par vengeance, veut dresser ses frères noirs contre les Blancs : &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;«&lt;strong&gt;&lt;em&gt; ne faites point de moi cet homme de haine pour qui je n’ai que haine&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;car pour me cantonner en cette unique race&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;vous savez pourtant mon amour tyrannique&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;vous savez que ce n’est point par haine des autres races&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;que je m’exige bêcheur de cette unique race&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;que ce que je veux&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;c’est pour la faim universelle&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;pour la soif universelle&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; » (p. 50)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Comme Baldwin, Césaire appelle à la dignité, à la paix universelles. Et son texte est aussi cinglant, aussi brûlant que le feu de l’américain, c’est un texte qui veut « &lt;strong&gt;&lt;em&gt;vriller le ciel d’une stature de protestation &lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;» (p. 17), et il faut avoir les yeux du poète, de l’homme attentif aux signes qui l’entourent pour percevoir la « &lt;strong&gt;&lt;em&gt;succulence des fruits&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; » (p. 50) contenus dans le &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Cahier&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;. Baudelaire ne nous dit-il pas que la Nature est un temple où l’homme passe comme à travers des forêts de symboles ? (poème « Correspondances », in &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Les Fleurs du Mal&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;). Et Césaire de déclarer, avec raison : « &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Qui ne me comprendrait pas ne comprendrait pas davantage le rugissement du tigre&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; » (p. 21) &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Tant pis pour vous, si vous ne comprenez pas l’essence du &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Cahier d’un Retour au pays natal&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, s’il vous déplaît, vous dérange, vous étourdit, c’est à vous de vous y faire : « &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Accommodez-vous de moi. Je ne m’accommode pas de vous&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;&lt;strong&gt;!&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; » (p. 33) Césaire se tient debout dans ce livre, « &lt;strong&gt;&lt;em&gt;elle est debout la négraille&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; » ! (p.61) et il regarde le lecteur droit dans les yeux. Il y a dans son regard quelque chose de l’ordre du défi, de l’audace, de la colère. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le ton est cinglant, comme je l’ai dit plus haut, ironique par endroits. Tenez, le portrait du nègre, qui est fait aux pages 40-41, rivalise en férocité avec ceux de La Bruyère :&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;C’était un Nègre grand comme un pongo […]. Son nez qui semblait une péninsule en dérade et sa négritude même qui se décolorait sous l’action d’une inlassable mégie. Et le mégissier était la Misère. Un gros oreillard subit dont les coups de griffes sur ce visage s’étaient cicatrisés en îlots scabieux. Ou plutôt, c’était un ouvrier infatigable, la Misère, travaillant à quelque cartouche hideux. On voyait très bien comment le pouce industrieux et malveillant avait modelé le front en bosse, percé le nez de deux tunnels parallèles inquiétants, allongé la démesure de la lippe […].&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;C’était un nègre dégingandé sans rythme ni mesure.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Un nègre dont les yeux roulaient une lassitude sanguinolente.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Un nègre sans pudeur et ses orteils ricanaient de façon assez puante au fond de la tanière entrebâillée de ses souliers… &lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La métaphore est au cœur de ce texte, c’est la première qualité de cette œuvre hautement littéraire, par exemple page 19, la description de la plage de Grand-Rivière, en Martinique :&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;« &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Une détresse cette plage elle aussi, avec ses tas d’ordures pourrissant, ses croupes furtives qui se soulagent, et le sable est noir, funèbre, on n’a jamais vu un sable si noir, et l’écume glisse dessus en glapissant, et la mer la frappe à grands coups de boxe, ou plutôt la mer est un gros chien qui lèche et mord la plage aux jarrets, et à force de la mordre elle finira par la dévorer&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; ».&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Texte imagé, texte sonore aussi, avec des mots qui sont en fête, des mots qui dansent leur danse mystérieuse. Le &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Cahier d’un Retour au pays natal&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; vous fera découvrir des mots, enfin si votre vocabulaire n’était pas encore riche des mots comme ‘‘mentule’’, ‘‘promission’’, ‘‘mégie’’, ‘‘chalasie’’, ‘‘houer’’, ‘‘fouir’’, ‘‘bombillement’’ – et comment le pourraient-ils, certains d’entre eux ne figurant pas dans le dictionnaire ? Et ‘‘syzygie’’, prononcez donc plusieurs fois ‘‘syzygie’’ ! Quelle gymnastique sonore, n’est-ce pas ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Que de bonnes raisons de lire ou de relire le Cahier d’un retour au pays natal, un texte qui a du goût !&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Aimé Césaire, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Cahier d'un Retour au pays natal&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;,&amp;nbsp;Présence Africaine,&amp;nbsp;réédition 2008, 96 pages, 4.90 €.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5677648548883673310-8912928585850802265?l=lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/feeds/8912928585850802265/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5677648548883673310&amp;postID=8912928585850802265' title='19 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/8912928585850802265'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/8912928585850802265'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/2011/04/cahier-dun-retour-au-pays-natal-daime.html' title='Cahier d&apos;un Retour au pays natal, d&apos;Aimé Césaire'/><author><name>Liss</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01445856329390288621</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-tv7XJWs7en4/TtOaZnDI-dI/AAAAAAAAARI/a95tqICds5s/s220/Liss%2BK%2B3.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-b2Bee8hFSME/TapDN950eAI/AAAAAAAAAOw/lFbBCJfSxuo/s72-c/9782708704206.gif' height='72' width='72'/><thr:total>19</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5677648548883673310.post-5023372974959882827</id><published>2011-04-03T04:03:00.000+02:00</published><updated>2011-04-03T04:03:11.857+02:00</updated><title type='text'>Riwan ou le chemin de sable, de Ken Bugul</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il y a des lectures qui font partie de "celles qui attendent", depuis toujours. Que vous vous en doutiez ou n'en soyiez pas du tout conscient, la rencontre doit avoir lieu. Ma rencontre avec &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Riwan&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; devait avoir lieu. C'est une de celles qui restent vives dans votre souvenir de lecteur. Pourtant j'avais déjà fait connaissance avec Ken Bugul, il y a je ne sais plus combien d'années, avec &lt;strong&gt;&lt;em&gt;De l'autre côté du regard&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, mais j'étais alors pour ainsi dire de l'autre côté de son talent, celui où je ne pus&amp;nbsp;mesurer avec profondeur la puissance de sa narration. Je ne dis pas que&amp;nbsp;cette lecture m'avait déplu, je dis seulement qu'elle n'avait pas&amp;nbsp;eu sur moi&amp;nbsp;le même effet ensorceleur que Riwan. Je me souviens surtout de la relation avec la mère, critique, "manquée" comme j'ai pu le relire dans Riwan. Franchement je crois que ce roman-ci est LE livre de Ken Bugul, et pourtant elle en a publié un certain nombre, mais il y a toujours un livre qui se dégage des autres publications d'un auteur, aussi nombreuses soient-elles.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-nQw9aTWw5TM/TZfVBZk1hWI/AAAAAAAAAOs/AOT9IW1XFXM/s1600/2708706918.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="200" r6="true" src="http://2.bp.blogspot.com/-nQw9aTWw5TM/TZfVBZk1hWI/AAAAAAAAAOs/AOT9IW1XFXM/s200/2708706918.jpg" width="132" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Tout m'a plu dans ce roman. La construction, la manière de conter, le propos. Mais&amp;nbsp;l'envoûtement commence avec&amp;nbsp;le commencement. Voilà un incipit tout fait comme un piège, vous êtes capturé aussitôt et tant pis pour vous si vous avez des obligations professionnelles ou d'ordre privé qui attendent, elles attendront ! &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Riwan&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; ne pouvait plus faire partie de "celles qui attendent". &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L'incipit donc. C'est un début plein de séduction, de tendresse, de promesses pour le lecteur. Une femme, la narratrice, atttend, comme bien d'autres,&amp;nbsp;devant la concession du "Serigne", un homme qui est considéré comme un guérisseur, un prohète, un saint, bref un homme qui bénéficie d'une haute estime à cause du&amp;nbsp;caractère sacré que les gens mettent dans leurs relations avec lui. Certains sont là depuis longtemps, qui pour profiter de la générosité du Serigne, qui pour lui&amp;nbsp;exposer son ou ses problèmes, convaincu que la solution viendrait de lui. Il y a par exemple là trois personnes venues avec un homme dit fou. Non, non, n'allez pas chercher "la mauvaise foi des hommes", vous ai-je parlé de Couao-Zotti ? Ne soyez pas distrait voyons ! Revenons à Ken Bugul. Si vous voulez avoir une idée de la force du fou, que les trois personnes qui l'accompagnent n'arrivent pas à maîtriser, lisez l'histoire du "démoniaque guéri" dans les Evangiles :&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;"Car souvent il avait eu les fers aux pieds et avait été lié de chaînes, mais il avait rompu les chaînes et brisé les fers, et personne n'avait la force de le dompter".&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&amp;nbsp; (Marc 5 : 4)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cet homme fou laisse tout le monde désemparé et ceux qui l'ont emmené se tourne vers le Serigne comme vers leur dernier recours pour guérir l'homme. Mais la narratrice n'en a pas peur, elle est au contraire attirée par ce fou :&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;"&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Le Fou était un bel homme, superbe même, comme si sa folie le rendait plus attirant. Son teint, perlé de sueur, brillait de mille feux sauvages. [...] Debout, il était encore plus puissant et il me fascinait de plus en plus&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;." (&lt;em&gt;Riwan&lt;/em&gt;, p. 14) &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le mot est dit, la narratrice est fascinée, d'une facsination que l'on&amp;nbsp;compare tout de suite à celle qui a conduit ses pas devant la concession du Serigne, car contrairement aux autres, ce n'est pas un besoin d'ordre matériel qui l'a poussée à venir attendre, au milieu de tout ce monde, le moment de pouvoir approcher le Serigne. "&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Je voulais voir le Serigne, sans raison précise, mais j'avais besoin de le voir&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;." Et lorsque, contre toute attente, le Serigne la&amp;nbsp;fait appeler, alors que d'autres étaient là avant elle, la comparaison entre le saint homme et le Fou devient&amp;nbsp;inévitable : "&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Lui aussi était imposant, aussi imposant que le Fou. [...] Le Fou et le Serigne se ressemblaient&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;" (p. 21) &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;On a comme deux puissances en présence, ou deux versants d'une même puissance. Et la narratrice entre elles est comme prise entre deux feux. En effet, à l'extérieur, le Fou était déchaîné, il menaçait de tout rompre, il fallut que le Serigne le fasse venir, alors qu'il avait déjà une visiteuse. Le lecteur éprouve les mêmes sentiments que la narratrice qui voulait&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;"savoir comment les choses allaient se dérouler dans cette pièce&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;" où deux puissances étaient en confrontation. La réaction du Serigne lorsque le fou lui dit son nom, "Massamba" (un nom tout congolais)&amp;nbsp;est inattendue, et celle du fou ne l'est pas moins.&amp;nbsp;Massamba deviendra Riwan. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En ces premiers contacts avec le Serigne, le coeur de la narratrice est déjà enflammé. Souvenez-vous : elle avait "besoin" de voir le Serigne, elle qui a&amp;nbsp;vécu dans les pays étrangers, qui a été à l'université, qui a pris en occident&amp;nbsp;tous les chemins pouvant la mener à l'accomplissement d'elle-même, à l'amour, au bonheur, mais elle n'a pas trouvé l'épanouissement escompté. Elle est donc rentrée chez elle. Au village. Rompue. Bredouille.&amp;nbsp;Elle voulait voir le Serigne et&amp;nbsp;le Serigne&amp;nbsp;l'a reçue. Ils ont une conversation aussi naturelle que riche. Quelque chose se passe et le lecteur le perçoit dans ce passage éminemment poétique, mêlant le charnel et le spirituel à la fois : &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;"&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Tu peux retourner à la maison, et reviens demain matin, très tôt, dit le Serigne en se tournant vers moi, les deux mains ouvertes et tendues. Aussitôt je m'empressai d'en faire autant : des flots de prières inaudibles se bousculèrent dans le creux de nos mains&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;." (p. 29)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ah ! ces flots de prières inaudibles se bousculant dans le creux des mains ! Ils m'ont rappelé l'un des meilleurs instants que le héros de &lt;strong&gt;&lt;em&gt;L'Attrape-coeur&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; de Salinger&amp;nbsp;connut avec une jeune fille, en fait sa voisine, avec qui il aurait pu vivre une histoire, mais les émotions de l'amour, de la tendresse, du "être bien", il les aura vécues au contact de la main de la jeune fille. Deux mains qui se tiennent et qui diffusent l'une à l'autre des ondes intenses de bien-être&amp;nbsp;! &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bon, j'en suis toujours au tout début du roman, mais vous n'espérez tout de même pas que je&amp;nbsp;vous raconte tout le livre, je ne vais pas gâter votre plaisir !&amp;nbsp;Tout ce que je puis vous dire, c'est que le Serigne a déjà de nombreuses épouses, pour la plupart données par des familles en signe d'allégeance. Et la narratrice, une diplômée, une intellectuelle, une femme qui s'est frottée à bien des cultures, devient sa 28e épouse, mais pas la dernière. Ce n'est pas un mariage forcé. C'est un mariage accepté, presque choisi. Dans ce livre il est beaucoup question de mariage, de rapports entre l'homme et la femme, de sexualité, de ce qui remplit une vie. On pourrait le résumer de diverses manières : "avantages et inconvénients de la polygamie et de la monogamie" ; "mémoires, non pas d'une jeune fille rangée, n'en déplaise à Simone de Beauvoir (ce livre attend depuis&amp;nbsp;bientôt un an sur&amp;nbsp;ma pile), mais d'une femme qui choisit d'épouser un homme polygame". Elle l'accepte comme époux, pas parce qu'il est polygame, mais parce qu'elle trouve en lui ce qu'elle recherche en un compagnon :&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;"&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Je ne cherchai pas quelqu'un de seulement intelligent, je cherchais quelqu'un qui avait vécu, qui avait souffert, non pas seulement de sa propre misère, mais aussi de celle des autres, quelqu'un qui avait joui, non seulement de son propre plaisir, mais aussi de celui des autres, un homme sensible au sourire et à la larme d'un enfant&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;." (p. 146)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce livre, ce pourrait être aussi la "Confession d'une enfant du siècle", et ce siècle-ci est&amp;nbsp;plus que jamais rythmé par des termes comme "émancipation". C'est quoi, être émancipée pour une femme ? Ken Bugul se livre dans ce roman. Elle dit comment, avec le Serigne, elle a connu "&lt;strong&gt;&lt;em&gt;le vrai et pur plaisir&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;" (p. 165), elle l'a tant cherché, elle a "&lt;strong&gt;&lt;em&gt;tellement douloureusement essayé avec les hommes&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;" (p. 146), et puis quand elle croyait trouver, ceux-là ne voulaient pas d'elle : &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;"Les hommes de ma génération ne voulaient pas de moi, ils ne voulaient pas de moi [...] Ceux avec qui je voulais être, ceux de mon époque, de mon temps, prenaient des femmes d'ailleurs, pensant qu'elles étaient plus évoluées peut-être, qu'avec elles ça passait mieux, ça faisait bien, ça faisait chic, c'était plus facile, qu'il y avait moins de lourdeurs socioculturelles, alors qu'ailleurs, ils revendiquaient avec force ces lourdeurs comme leur patrimoine... Quel paradoxe !"&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (p. 147)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Beaucoup de questionnements, dans ce roman, sur la femme, sur l'identité, les rites... Tellement de choses à dire sur ce roman, mais il faut bien que je m'ârrête. J'espère vous avoir donné envie de le lire, si ce n'est déjà fait. Dans &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Riwan ou le chemin de sable&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, on est de l'autre côté des choses. Tout est bousculé, regardé d'une autre manière. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Un livre qui vous attend !&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ken Bugul, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Riwan ou le chemin de sable&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, Présence Africaine, 1999, 224 pages.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5677648548883673310-5023372974959882827?l=lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/feeds/5023372974959882827/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5677648548883673310&amp;postID=5023372974959882827' title='12 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/5023372974959882827'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/5023372974959882827'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/2011/04/riwan-ou-le-chemin-de-sable-de-ken.html' title='Riwan ou le chemin de sable, de Ken Bugul'/><author><name>Liss</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01445856329390288621</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-tv7XJWs7en4/TtOaZnDI-dI/AAAAAAAAARI/a95tqICds5s/s220/Liss%2BK%2B3.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-nQw9aTWw5TM/TZfVBZk1hWI/AAAAAAAAAOs/AOT9IW1XFXM/s72-c/2708706918.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>12</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5677648548883673310.post-4820842001474128894</id><published>2011-03-25T19:09:00.001+01:00</published><updated>2011-03-25T19:12:43.498+01:00</updated><title type='text'>La Géométrie des variables, de Mamadou Mahmoud N'Dongo</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J’ai rencontré Mamadou Mahmoud N’Dongo le mois dernier à l’Albarino Passy. Après l’avoir entendu s’exprimer sur son livre, il était très tentant de le lire. J’étais curieuse de voir les lignes qu’il traçait dans sa &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Géométrie des variables&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, espérant les voir aussi belles que son propos était nourrissant. Je puis dire, après lecture, que son roman est substantiel, et sa substance, il la tire essentiellement de la vie politique internationale. L’auteur s’intéresse à l’accession aux plus hautes fonctions de l’Etat d’hommes politiques de pays du Nord comme ceux du Sud, avec un&amp;nbsp;accent un peu plus marqué pour la France tout de même. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://lh3.googleusercontent.com/-XlCAcgJb5_A/TYzZTCDeAeI/AAAAAAAAAOo/_D6MHvsiQPw/s1600/9782070130429.gif" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" r6="true" src="https://lh3.googleusercontent.com/-XlCAcgJb5_A/TYzZTCDeAeI/AAAAAAAAAOo/_D6MHvsiQPw/s1600/9782070130429.gif" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ces hommes politiques, que ce soit&amp;nbsp;Sarkozy, Chirac ou Mitterrand, Obama, Bush, Clinton ou&amp;nbsp;Reagan, Taylor ou Prince Johnson etc.&amp;nbsp;occupent (ou occupèrent) le devant de la scène, mais que se passe-t-il à l'arrière ? Qui se trouve pour ainsi dire dans les coulisses ?&amp;nbsp;Qui&amp;nbsp;est à la Régie, pour régler la lumière, pousser le public à porter ses regards sur tel homme politique plutôt que sur tel autre ? Ce sont les communicants. Sont-ce eux qui tirent les ficelles ? Ce peut être un débat passionnant. On peut mesurer, dans le livre, l'importance de la communication en politique, on a presque envie de dire que le secret d'une ascension politique réside là. Mais on peut aussi lire ceci :&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- &lt;em&gt;&lt;strong&gt;[...] Le pouvoir, c'est le savoir, et ce qui m'effare avec Sarkozy, c'est qu'il soit devenu président de la République !&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;- Mais tu l'as aidé à le devenir ?&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;- Daour, avec ou sans nous, il l'aurait été, et toi tu crois toujours, le plus sérieusement du monde, que c'est nous qui l'avons fait roi... &lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;(&lt;em&gt;La Géométrie des variables&lt;/em&gt;, p. 278)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C'est un échange entre Daour Tembeley et Pierre-Alexis de Bainville, les deux personnages principaux du roman, tous deux communicants politiques, tous deux Français, l'un Noir aux origines peules, l'autre Blanc. L'un au début de sa carrière, l'autre&amp;nbsp;proche de la retraite. Pierre-Alexis, l'aîné, encadre le jeune Daour, il lui fait profiter de son expérience.&amp;nbsp;Ce n'est pas pour autant que le lecteur les perçoit comme un supérieur avec son subalterne. Au contraire, c'est une véritable relation amicale, basée sur l'échange intellectuel, qui les lie.&amp;nbsp;Tous deux sont amenés, au cours de leur carrière, à travailler pour diverses personnalités politiques de différents pays, indépendamment de leurs convictions personnelles, de leurs sentiments, et quelle que soit l'aura dont ces personnalités bénéficient auprès de l'opinion internationale. C'est dire combien le monde de la&amp;nbsp;communication fait fi des frontières géographiques et des notions de bien ou de mal.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce roman nous montre donc comment on fait et on défait les hommes politiques, comment se font et se défont les "tendances". Mode et Politique sont intimement liées, l'une conduit souvent vers l'autre : "&lt;strong&gt;&lt;em&gt;C'est en étudiant la mode que j'en suis arrivé aux tendances, et des tendances je suis passé à l'étude des politiques&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;", déclare Daour, p.211. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce passage m'a fait repenser à une des célèbres &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Lettres persanes&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; de Montesquieu, où l'auteur, sous le couvert de dénoncer les extravagances de la mode, se livre en réalité à une sévère critique du pouvoir royal : &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Il en est des manières et de la façon de vivre comme des modes : les Français changent de moeurs selon l'âge de leur roi. Le monarque pourrait même parvenir à rendre la nation grave, s'il l'avait entrepris. [...] L'âme du souverain est un moule qui donne la forme à toutes les autres.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;(Montesquieu, &lt;em&gt;Lettres persanes&lt;/em&gt;, XCIX, 1721.)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;On n'apprend pas seulement&amp;nbsp;en politique dans ce roman, mais&amp;nbsp;aussi dans le domaine artistique, celui-ci incluant également la Littérature, en particulier le Théâtre. Et ce que j'apprécie davantage, c'est que l'on peut avoir la sensation d' "entendre" l'auteur, si tant est qu'un roman est l'une des meilleures conversations que l'on peut avoir avec un auteur. Mamadou Mahmoud N'Dongo étant aussi cinéaste, j'ai cru l'entendre ou du moins percevoir ses goûts par exemple dans le passage suivant : &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Tu sais la télé, la télé c'est pas pareil, tu es seul, t'as pas de retour, pas comme au cinéma où tu peux croiser le public à la fin de la projection et tu peux leur demander, aux spectateurs, ce qu'ils pensent ou bien tu te glisses dans la salle et t'écoutes. A la télé c'est diffusé tu ne sais où, puis t'as les critiques dans je ne sais quel magazine à la con qui te parlent de parts de marché, et puis ça sort en DVD, encore que ceux qui achètent les DVD, c'est eux le vrai public, sinon les autres ils ont un abonnement et la télé c'est un meuble, elle s'allume quand tu l'ouvres et s'éteint quand tu la refermes comme un frigo, à part qu'on t'apporte ta bouffe, et c'est pas ma conception de l'art, ce n'est pas de l'art, c'est pas comme un film !&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;(p. 217-218)&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les personnages entraînent aussi le lecteur dans leurs aventures&amp;nbsp;amoureuses, des aventures qui peuvent, contre toute attente, s'installer dans la durée et désarçonner les intéressés, cette touche d'émotion ne manque pas de donner au roman encore plus d'attrait :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Je retournai dans la chambre, et je contemplai son dos, je repoussai le drap et aperçus son tatouage et soudain j'eus une bouffée d'émotion en pensant : nous ne vieillirons pas ensemble ! Et je me remis à sangloter... ainsi se déroula ma nuit, je dormais et me réveillais, partais pleurer car submergé par le bonheur de me savoir amoureux.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;(p. 264)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, je vous ai servi de larges extraits de ce roman, vous n'allez pas vous plaindre. Plaignez plutôt et grondez votre portefeuille, s'il se montre ingrat, apprenez-lui à vous obéir, car je sens que la main vous démange d'aller acheter ce livre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mamadou Mahmoud N'Dongo, &lt;em&gt;&lt;strong&gt;La Géométrie des variables&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;, Gallimard, collection Continents Noirs, 2010, 310 pages, 19.50 €.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5677648548883673310-4820842001474128894?l=lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/feeds/4820842001474128894/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5677648548883673310&amp;postID=4820842001474128894' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/4820842001474128894'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/4820842001474128894'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/2011/03/jai-rencontre-mamadou-mahmoud-ndongo-le.html' title='La Géométrie des variables, de Mamadou Mahmoud N&apos;Dongo'/><author><name>Liss</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01445856329390288621</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-tv7XJWs7en4/TtOaZnDI-dI/AAAAAAAAARI/a95tqICds5s/s220/Liss%2BK%2B3.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='https://lh3.googleusercontent.com/-XlCAcgJb5_A/TYzZTCDeAeI/AAAAAAAAAOo/_D6MHvsiQPw/s72-c/9782070130429.gif' height='72' width='72'/><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5677648548883673310.post-4850418300373527934</id><published>2011-03-20T09:43:00.000+01:00</published><updated>2011-03-20T09:43:33.355+01:00</updated><title type='text'>Le village des auteurs : salon du livre de Paris</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Vous avez une petite envie de croissant croustillant, encore tout chaud ;&amp;nbsp;vous rêvez d'engloutir&amp;nbsp;un petit chausson aux pommes, de dévorer une belle part de flan nature... Vous entrez dans la première boulangerie qui se présente à vous, mais oui !&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Vous voulez tester la nouvelle Clio... non j'oubliais que vous, ce sont les grandes bagnoles qui vous intéressent, mais attention à la consommation, en ce moment le carburant coûte cher !&amp;nbsp;et Khadafi ne semble pas avoir dit son dernier mot. Le pétrole, ma parole, ce n'est pas une babiole dans les relations internationales ! Vous allez donc faire le tour des garages,&amp;nbsp;surtout que&amp;nbsp;vous hésitez : marque française, allemande, japonaise ?&amp;nbsp;Ah !&amp;nbsp;le Japon.&amp;nbsp;Ces&amp;nbsp;catastrophes naturelles me laissent complètement démunie, je n'ai plus de mots. Quand&amp;nbsp;la nature&amp;nbsp;vous flanque une giffle, vous êtes sonné, vous n'avez même pas le temps, ni la force de crier, vous mettez simplement la main à votre joue douloureuse.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et quand vous voulez rencontrer un auteur, LES auteurs qui ont écrit à l'encre indélébile une belle page de votre vie de lecteur ou de lectrice, vous allez où ? Quand vous voulez faire d'une pierre dix, vingt, trente coups, quand vous désirez les voir tous ou les apercevoir, ces auteurs avec qui vous avez fait connaissance dans l'intimité de la lecture, ces géniteurs des personnages qui vous ont séduit, avec qui vous avez eu un flirt ou une brouille, vous allez où, où, où ?... Au village, mais bien sûr ! ... Hein ? Quel village ? Mais le village des auteurs, voyons, le salon du livre !&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Tous les&amp;nbsp;villages n'ont pas la même importance, qu'on parle en termes de population&amp;nbsp;ou de superficie. Et l'un des plus gros villages est sans aucun doute le salon du livre de Paris. Là vous avez 90% de chance de rencontrer toutes les générations d'écrivains : les anciens ou les vétérans, les jeunes, les couronnés, les moins connus. Mais la star, c'est tout de même le livre. C'est lui qui, prenant d'une main les auteurs et de l'autre les lecteurs, les unit par les liens sacrés de l'amour de la lecture ! Ah quel beau mariage ! Et surtout sans complexes&amp;nbsp;ni règles, aimez des hommes, aimez des femmes, des jeunes, des vieux, soyez polygame, polyandre, Sarkozy ne vous fera pas un procès pour cela, il ne vous refusera pas la nationalité française, si vous la lui demandez. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Au village, il faut juste avoir son alliance pour célébrer le mariage avec l'auteur de son choix :&amp;nbsp;un des&amp;nbsp;livres de l'auteur... que vous avez lu ou allez lire, il va vous être dédicacé avec beaucoup de générosité. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://lh3.googleusercontent.com/-dLEIlICyYLo/TYVqqCQV5dI/AAAAAAAAAOE/elYtqEpa3H8/s1600/148.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="150" r6="true" src="https://lh3.googleusercontent.com/-dLEIlICyYLo/TYVqqCQV5dI/AAAAAAAAAOE/elYtqEpa3H8/s200/148.JPG" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&lt;em&gt;Virginie Mouanda, Liss, Jorus Mabiala, Jean-Aimé Dibakana, des plumes du Congo-Brazza.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;Quand je suis arrivée, ce vendredi 19, porte de Versailles, je ne me suis même pas procurée de programme, je voulais d'abord aller au gré des allées, me laisser porter par la marée&amp;nbsp;des lecteurs&amp;nbsp;qui me portait de-ci de-là, je voulais humer&amp;nbsp;tous ces&amp;nbsp;livres, les regarder, les convoiter, les effleurer, les feuilleter... &lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;Après cette baignade&amp;nbsp;rafraîchissante, il fallait désormais choisir les îles où accoster. Choix pas cornélien du tout. J'ai foncé vers le panneau vert : Auteurs du Bassin du Congo. Aussitôt arrivée, j'aperçois&amp;nbsp;un vétéran :&amp;nbsp;Henri Lopes. Je m'approche, ne résistant pas à mes pulsions : quelques mots échangés, une petite photo souvenir, accordée avec grâce, mais mon&amp;nbsp;portable n'étant pas de bonne humeur, je ne puis vous montrer la photo de notre mariage.&amp;nbsp;Pendant ce temps,&amp;nbsp;Jean-Noël Schifano anime une conférence avec plusieurs des auteurs publiés chez Gallimard. &lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://lh4.googleusercontent.com/-cAocywYpRsI/TYVrQPi2woI/AAAAAAAAAOY/wIVfBqWVfZk/s1600/159.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="150" r6="true" src="https://lh4.googleusercontent.com/-cAocywYpRsI/TYVrQPi2woI/AAAAAAAAAOY/wIVfBqWVfZk/s200/159.JPG" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;Obambé Gakosso, le&amp;nbsp;sac&amp;nbsp;bourré de livres en bandoulière, et Liss, la bouche en mouvement, car je donne des recommandations à mon photographe de fils&amp;nbsp;mais il est un peu trop court par rapport à nous)&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;Puis j'aperçois un lecteur&amp;nbsp;qui se distingue des autres par&amp;nbsp;sa&amp;nbsp;belle tenue africaine, je le reconnaîtrais entre mille : "coucou Obambé !", "coucou Liss !" On a à peine le temps de se faire la bise que le voilà qui fonce parce qu'il a aperçu le doyen Dongala. Moi, je ne l'ai pas vu, je ne le vois pas, mais ça me laisse aussi le temps de foncer vers la Librairie du Sud. &lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;Sur le chemin, je passe par le stand des éditions Actes Sud. Ouah ! la file devant Laurent Gaudé !&amp;nbsp;J'aurais bien aimé faire la queue moi aussi, mais je risque d'attendre longtemps, longtemps avant que ce ne soit mon tour, et je n'ai pas beaucoup de temps. A quelques sièges de lui, celui de Dongala : vide. Décidément, je ne vais pas avoir la chance de lui faire ma révérence aujourd'hui. &lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://lh5.googleusercontent.com/-wE-IzrYrpog/TYVrXREmnVI/AAAAAAAAAOc/ya7BKQSI97c/s1600/157.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="150" r6="true" src="https://lh5.googleusercontent.com/-wE-IzrYrpog/TYVrXREmnVI/AAAAAAAAAOc/ya7BKQSI97c/s200/157.JPG" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;Mboka-Kiese et Liss.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;J'arrive au stand Librairie du Sud, je tombe sur un panel de plumes du Congo. Jean-Aimé Dibakana, Jorus Mabiala, Virginie Mouanda, conteuse que vous pouvez découvrir ici : &lt;a href="http://vmouanda.free.fr/"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;http://vmouanda.free.fr/&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;Et dans le fond, j'aperçois Alain Mabanckou, en train d'être interviewé par je ne sais quelle radio. Eh bien, j'ai de la chance ! Je vais patienter. Quand je me retourne, la haute stature de Dany Laferrière&amp;nbsp;colonise mon regard. Je suis hypnotisée, mais j'ai le temps de me faire la réflexion que, quand on aperçoit Mabanckou, cela veut dire que Dany Laferrière n'est pas loin, et inversement. Alain a enfin terminé, je vole à lui, je veux me présenter mais il me coupe d'un "Liss !", j'en reste tout baba.&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://lh5.googleusercontent.com/-ZSbVZf55jx4/TYVq1DU_6_I/AAAAAAAAAOM/zhP7J4XwpdY/s1600/153.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="200" r6="true" src="https://lh5.googleusercontent.com/-ZSbVZf55jx4/TYVq1DU_6_I/AAAAAAAAAOM/zhP7J4XwpdY/s200/153.JPG" width="150" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: center;"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;Alain Mabanckou et Liss&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;Tiens, tiens, qui voilà ? Mboka-Kiese !&amp;nbsp;lecteur, blogueur,&amp;nbsp;frère de Mawawa Mawâ-Kiese,&amp;nbsp;qui tient les éditions Paari.&amp;nbsp;Discussion animée sur la littérature. Lui ne jure que par la littérature russe.&amp;nbsp;"Tu sais, les Russes ont su&amp;nbsp;mêler l'histoire, la philosophie, la littérature avec beaucoup de subtilité, il faut suivre l'exemple des Russes !" assène-t-il, ce qui&amp;nbsp;me rappelle un passage d'&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Al Capone le Malien&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;Et puis...&amp;nbsp;ce chapeau, là-bas, il ne vous dit rien ? L'homme... ou l'écrivain au chapeau...&amp;nbsp;oui, vous avez bien deviné : Eugène Ebodé. Je ne l'ai pas encore lu, mais j'avance sans hésitation, ce sera "ce soir ou jamais".&amp;nbsp;Il me parle de &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Madame l'Afrique&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;. Allez hop ! dans mon panier, avec une dédicace sculptée, je vous assure !&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://lh5.googleusercontent.com/-c-Vre7tzArk/TYVrBaTKyyI/AAAAAAAAAOQ/jEVu1aCSeV4/s1600/154.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="150" r6="true" src="https://lh5.googleusercontent.com/-c-Vre7tzArk/TYVrBaTKyyI/AAAAAAAAAOQ/jEVu1aCSeV4/s200/154.JPG" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: center;"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;Liss et Eugène Ebodé, au milieu un futur grand lecteur (enfin j'espère, pour l'instant c'est la bagarre, est-ce que je lui mets trop la pression ?)&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;Oh ! là-bas... le maître, Boniface Mongo Mboussa ! Un désir d'indocilité veut s'emparer de mes pieds qui&amp;nbsp;n'apprécient pas la longue station debout, mais je leur enjoins de me mener vers le critique littéraire. Belle discussion sur la littérature, sur ce fait révoltant de ne pouvoir avoir accès à l'oeuvre romanesque&amp;nbsp;d'un auteur comme&amp;nbsp;Tchicaya U Tamsi, qui sera bientôt oubliée, si rien n'est fait. Et&amp;nbsp;les difficultés qu'ont pu éprouver des auteurs au grand héritage comme&amp;nbsp;Edouard Glissant,&amp;nbsp;qui ont mené un combat toute leur vie durant, ça aussi c'est révoltant ! Nous avons été rejoints par Obambé. C'est alors que je remarque son gros sac en bandoulière, tout plein de livres. Il a fait une moisson... non, pas une moisson de crânes, n'en déplaise à Abdourahmane Waberi, que je n'ai pas vu, une moisson de dédicaces ! On parlait de Glissant, et j'aperçois Patrick Chamoiseau, comme par hasard, là-bas, devant moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y avait beaucoup de connaissances et d'amis, j'ai retroubé Bios Diallo, Rudy Malonga. Parmi les auteurs, les femmes en particulier, j'ai reconnu de loin Tanelle Boni, je cours vers elle, je mendie une photo, mais je ne sais pas, aurais-je oublié le mot magique, car je la sens réticence. Mais si Madame, je vous connais, j'ai lu &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Matins de couvre-feu&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, mais rien n'y fait, elle s'éloigne. Je reste toute tristounette.&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://lh6.googleusercontent.com/-kujodQeGPaU/TYVrG9tFLTI/AAAAAAAAAOU/eNzHsqqaL_I/s1600/158.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="150" r6="true" src="https://lh6.googleusercontent.com/-kujodQeGPaU/TYVrG9tFLTI/AAAAAAAAAOU/eNzHsqqaL_I/s200/158.JPG" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: center;"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;Liss et Boniface Mongo-Mboussa&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;Maman, il est quelle heure ? Maman, on rentre&amp;nbsp;bientôt ? Mon fils est fatigué. Disons plutôt qu'il&amp;nbsp;sent que l'heure de sa série approche... à &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Grand galop&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; ! Il n'y en a que pour Gulli maintenant. Bon d'accord, d'accord, on rentre ! Pourtant je m'arrange pour faire un petit dernier tour parmi les livres, ces chers compagnons, dernières brasses&amp;nbsp;pour gagner des allées moins encombrées, et&amp;nbsp;paf ! le beau visage de Louis-Philippe Dalembert en plein dans ma vue ! Ah, que n'ai-je apporté mes &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Noires blessures !&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;Si j'avais su ! Il me les aurait soignées bien comme il faut.&amp;nbsp;Qu'à cela ne tienne,&amp;nbsp;je vais quémander une photo. Daniel Maximin, que je n'avais pas reconnu au premier abord, ne veut pas gêner et s'écarte, mais non, voyons, restez&amp;nbsp;! C'est moi qui devrais disparaître, j'ai tellement honte de ne pas encore l'avoir lu !&amp;nbsp;Mais il est si affable, si modeste, je crois profondément&amp;nbsp;qu'il ne m'en veut pas. &lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://lh6.googleusercontent.com/-Dg4j-jYyjtY/TYVrwMkIQ0I/AAAAAAAAAOg/40N14WZ50mo/s1600/214.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="200" r6="true" src="https://lh6.googleusercontent.com/-Dg4j-jYyjtY/TYVrwMkIQ0I/AAAAAAAAAOg/40N14WZ50mo/s200/214.jpg" width="150" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: center;"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;Daniel Maximin, Liss et Louis-Philippe Dalembert (je ne l'imaginais pas aussi grand !)&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;Puis j'ai le temps d'échanger un petit peu avec Dalembert. Je ne cache pas ma joie d'apprendre qu'il avait, non seulement&amp;nbsp;lu ma critique de son livre, mais qu'il la place parmi celles qu'il a le plus appréciées. Oui, pour l'instant, je vous l'accorde, le livre venant tout juste de sortir, il y aura bien d'autres critiques de publiées d'ici-là, n'empêche que je peux me réjouir tout de même, ne vous en déplaise ! J'en profite pour lui parler d'Afriqua Paris. J'apprends une bonne nouvelle :&amp;nbsp;il quitte l'Allemagne pour se réinstaller&amp;nbsp;en France, enfin momentanément. Donc Gangoueus et Penda, vous pouvez nous préparer une belle rencontre fin avril.&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://lh4.googleusercontent.com/-batP4XaKORM/TYV1TXY1HuI/AAAAAAAAAOk/Qo8SMG-nUOQ/s1600/216.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="200" r6="true" src="https://lh4.googleusercontent.com/-batP4XaKORM/TYV1TXY1HuI/AAAAAAAAAOk/Qo8SMG-nUOQ/s200/216.jpg" width="150" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&lt;em&gt;Gisèle Pineau, auteure entre autres de&lt;/em&gt; &lt;strong&gt;Chair Piment&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;et Liss&lt;/em&gt;. &lt;em&gt;Lorsque Dalembert,&amp;nbsp;qui a eu&amp;nbsp;la gentillesse de nous prendre, a voulu immortaliser ce moment, l'appareil s'est encore détraqué. Mon fils ne voulait apparemment pas q'un autre photographe le remplace, c'est sa photo finalement, la plus récupérable, même si elle est un peu floue.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Mon plaisir est à son paroxysme quand je vois approcher Gisèle Pineau, une grande dame ! Une dame généreuse aussi, je l'ai déjà expérimenté, mais je ne vous dirai pas à quelle occasion, eh oui, j'ai mes petits secrets ! Bon allez, fiston, je crois qu'on peut rentrer, j'ai fait ma moisson de photos. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5677648548883673310-4850418300373527934?l=lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/feeds/4850418300373527934/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5677648548883673310&amp;postID=4850418300373527934' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/4850418300373527934'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/4850418300373527934'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/2011/03/le-village-des-auteurs-salon-du-livre.html' title='Le village des auteurs : salon du livre de Paris'/><author><name>Liss</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01445856329390288621</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-tv7XJWs7en4/TtOaZnDI-dI/AAAAAAAAARI/a95tqICds5s/s220/Liss%2BK%2B3.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='https://lh3.googleusercontent.com/-dLEIlICyYLo/TYVqqCQV5dI/AAAAAAAAAOE/elYtqEpa3H8/s72-c/148.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5677648548883673310.post-7544159086562519069</id><published>2011-03-11T15:10:00.000+01:00</published><updated>2011-03-11T15:10:31.735+01:00</updated><title type='text'>Escales, de Marien Fauney Ngombé</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Escales&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, première publication de Marien Ngombé, est un recueil de trois nouvelles liées par un thème commun : le voyage. Voyage entrepris quotidiennement, dans "&lt;strong&gt;Chronique de mon train de 7h51&lt;/strong&gt;", par le narrateur qui emprunte les transports communs du réseau Ile de France pour se rendre à son travail ; voyage à entreprendre dans "&lt;strong&gt;A quel prix&lt;/strong&gt;", le héros se préparant à aller poursuivre ses études en Europe ; voyage métaphysique dans la nouvelle "&lt;strong&gt;D'un corps à l'autre&lt;/strong&gt;", lorsque la nécessité de faire un bilan de sa vie s'impose au personnage principal. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://lh4.googleusercontent.com/-L1pq7WPT9XA/TXosQ7um-tI/AAAAAAAAAOA/3jG5vUkj6mQ/s1600/couv-products-48486.png" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="200" q6="true" src="https://lh4.googleusercontent.com/-L1pq7WPT9XA/TXosQ7um-tI/AAAAAAAAAOA/3jG5vUkj6mQ/s200/couv-products-48486.png" width="110" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Chacun des personnages&amp;nbsp;est donc amené à s'arrêter momentanément, à faire une "escale" afin de méditer sur son présent, sur son passé, sur son avenir. Ce sont donc des "escales" spirituelles qu'ils effectuent ; c'est à un voyage intérieur que les événements vécus les conduisent. Marien Fauney Ngombé nous invite avec eux à considérer l'autre face des choses, si tant est que chaque événement, chaque situation peut éclairer d'une manière particulière la trajectoire de notre vie, nous aider à la connaissance de nous-mêmes. "&lt;strong&gt;&lt;em&gt;La nécessité de comprendre son existence doit être un moteur pour nous tous.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;" (&lt;em&gt;Escales&lt;/em&gt;, p. 65)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bien souvent, en effet, le sens des choses nous échappe car nous n'arrivons pas à percevoir des vérités qui pourtant devraient nous interpeller, mais qui ne nous frappent qu'à la faveur d'une situation imprévue, malencontreuse souvent : une soudaine disgrâce aide à "&lt;strong&gt;&lt;em&gt;retrouver l'humilité&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;" (p. 14). Le fait de cotoyer tous les jours les mêmes personnes nous les fait voir un jour comme le reflet de nous-mêmes.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La deuxième nouvelle est marquante en ce que l'introspection&amp;nbsp;du personnage le conduit à prendre une décision radicale et plutôt inattendue, mais est-il possible de rencontrer un tel spécimen dans la vraie vie, qui renonce aux riantes promesses de l'Eldorado européen pour préserver la dignité de la famille ? La dernière nouvelle a la particularité d'intégrer le fantastique. Mais ma préférence se tourne vers la première nouvelle,&amp;nbsp;qui me&amp;nbsp;semble avoir plus d'attrait.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Voici trois&amp;nbsp;récits, trois escales, que vous pouvez faire le temps d'un voyage.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Marien Fauney Ngombé, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Escales&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;,&amp;nbsp;Nouvelles, Editions Elikia, 2010, 80 pages, 9 €.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Marien F. Ngombé est né en 1977 à Brazzaville, au Congo. Il est installé en France depuis 1995.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5677648548883673310-7544159086562519069?l=lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/feeds/7544159086562519069/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5677648548883673310&amp;postID=7544159086562519069' title='13 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/7544159086562519069'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/7544159086562519069'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/2011/03/escales-de-marien-fauney-ngombe.html' title='Escales, de Marien Fauney Ngombé'/><author><name>Liss</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01445856329390288621</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-tv7XJWs7en4/TtOaZnDI-dI/AAAAAAAAARI/a95tqICds5s/s220/Liss%2BK%2B3.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='https://lh4.googleusercontent.com/-L1pq7WPT9XA/TXosQ7um-tI/AAAAAAAAAOA/3jG5vUkj6mQ/s72-c/couv-products-48486.png' height='72' width='72'/><thr:total>13</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5677648548883673310.post-6744808046468633906</id><published>2011-03-08T20:34:00.001+01:00</published><updated>2011-03-08T20:37:13.425+01:00</updated><title type='text'>8 mars, journée de la femme ? C'est quoi déjà la femme ?</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;A l'occasion de la journée de la femme, mon frère Obambé m'a imposé des devoirs. Plutôt que de les faire toute seule, pour vous mettre à contribution, j'ai proposé un texte sous forme de questionnaire. Qu'en pensez-vous ?&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Pour toi, la femme, est-ce &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Celle qui fournit le pain de chaque nuit ? &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Celle dont on peut profiter, où on veut quand on veut ?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Celle qui prépare à manger ?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Celle qui s’occupe des enfants ?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Celle qui doit changer la couche de bébé&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Surtout lorsqu’elle est pleine de … ?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Celle qui doit assumer les bêtises des enfants,&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Répondre aux convocations des professeurs ?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Celle qui fait les courses et s’occupe du ménage ?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Celle qui n’a pas à se plaindre ?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Celle qui ne sait pas garder le secret ?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Pour toi, la femme, est-ce&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Celle qui doit obéir ?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Celle qui doit se taire ?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Pour toi, la femme, est-ce&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Celle qui adoucit ta vie ?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Celle qui réchauffe ton cœur ?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Celle qui éclaire tes décisions ?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Pour toi, la femme, est-ce&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Celle qu’il faut protéger ?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Si la femme était un mot&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Lequel ou lesquels choisirais-tu pour la définir ?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Beauté, Infidélité ? &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Indiscrétion, Prétention ? &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Insolence et Incompétence ? &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Finesse ou Faiblesse ?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Amour toujours ?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;C’est quoi la femme, pour toi ?&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5677648548883673310-6744808046468633906?l=lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/feeds/6744808046468633906/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5677648548883673310&amp;postID=6744808046468633906' title='10 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/6744808046468633906'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/6744808046468633906'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/2011/03/8-mars-journee-de-la-femme-cest-quoi.html' title='8 mars, journée de la femme ? C&apos;est quoi déjà la femme ?'/><author><name>Liss</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01445856329390288621</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-tv7XJWs7en4/TtOaZnDI-dI/AAAAAAAAARI/a95tqICds5s/s220/Liss%2BK%2B3.jpg'/></author><thr:total>10</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5677648548883673310.post-2982221768428686046</id><published>2011-03-02T02:59:00.001+01:00</published><updated>2011-03-03T23:03:30.114+01:00</updated><title type='text'>Le Coeur des enfants Léopards au théâtre !</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mardi 1er mars : première de l'adaptation théâtrale du&amp;nbsp;remarqué et remarquable&amp;nbsp;roman de Wilfried Nsondé, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le Coeur des enfants Léopards,&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;mis en scène par Dieudonné Niangouna et interprété par Criss Niangouna, deux frères au nom bien connu par des générations et des générations d'étudiants. En effet, le défunt Niangouna, professeur émérite,&amp;nbsp;avait enseigné ma mère avant que je ne devienne, à mon tour, l'une de ses étudiantes. Mais c'est dans le domaine artistique et non celui de l'enseignement&amp;nbsp;que ses fils s'illustrent et ils s'y trouvent comme... non, pas comme des poissons dans l'eau,&amp;nbsp;varions le vocabulaire, ils sont plutôt comme des princes dans leur royaume et nous étions leurs invités&amp;nbsp;d'honneur, hier au Théâtre Le Tarmac de la Villette.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'avais escompté la présence de l'auteur à cette "première", emportant avec moi mon exemplaire du roman dans&amp;nbsp;l'espoir de me le faire dédicacer. Mes prévisions se sont avérées justes : Wilfried Nsondé était bien là. Son sentiment après la représentation ? Ne soyez pas si pressés, lisez d'abord cet extrait de l'interview publiée dans le "Journal du Tarmac" N°40&amp;nbsp;:&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Bernard Magnier :&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;Dans quelques semaines votre roman,&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;strong&gt; Le Coeur des enfants léopards&lt;em&gt;, va être présenté à Paris. Voir son texte adapté au théâtre est sans doute un moment intense, peut-être un mélange de crainte et d'excitation, dans quel état d'esprit êtes-vous ?&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Wilfried Nsondé :&lt;/strong&gt; J'ai l'impression d'une aventure complètement folle qui refuse de s'arrêter, &lt;/em&gt;Le Coeur des enfants léopards&lt;em&gt; s'entête, il veut continuer à exister. Le texte a totalement surpassé mes attentes et mes espoirs, c'est incroyable. J'ai hâte d'entendre la voix de mes personnages, et de me confronter à leurs regards. Je m'attends à une expérience très riche et hors du commun. J'ai d'ailleurs du mal à expliquer clairement mon état d'esprit, je ne réalise pas encore vraiment que mon roman va vivre au TARMAC, une excellente scène de l'Est parisien. le lieu est lui aussi tout un symbole, c'est le Paris que j'aime, celui de la diversité et de l'ouverture, des thématiques qui sont omniprésentes dans le texte. &lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://lh5.googleusercontent.com/-yk3_-PVMXD4/TW2hUCcPNtI/AAAAAAAAAN8/NUai8rzs29U/s1600/Salon+de+l%2527agriculture2011+et+Th%25C3%25A9%25C3%25A2tre+021.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" l6="true" src="https://lh5.googleusercontent.com/-yk3_-PVMXD4/TW2hUCcPNtI/AAAAAAAAAN8/NUai8rzs29U/s320/Salon+de+l%2527agriculture2011+et+Th%25C3%25A9%25C3%25A2tre+021.jpg" width="240" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;Wilfried N'Sondé et Liss&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et après la représentation ? J'ai pu discuter quelques minutes avec l'auteur et son sentiment de satisfaction rejoint celui du public, enfin si le public était comme moi.&amp;nbsp;J'étais curieuse de voir comment le texte serait joué et il faut dire que cette adaptation rend bien le texte, surtout la spirale de questions&amp;nbsp; dans laquelle le personnage principal est entraîné, cette prison dans laquelle il se trouve et qui est à l'image de la prison des préjugés dans laquelle on a tendance à enfermer les "jeunes issus de l'immigration". Je vous invite à relire ma critique du roman : &lt;a href="http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/2009/01/le-coeur-des-enfants-lopards-wilfried.html"&gt;http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/2009/01/le-coeur-des-enfants-lopards-wilfried.html&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Autres extraits du Journal du Tarmac :&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Vous avez choisi de transposer ce roman en un monologue, comment allez-vous faire "vivre" les autres personnages du roman ?&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Dieudonné Niangouna :&lt;/strong&gt; Vous savez, on ne doit pas rentrer dans la tête du personnage, on doit l'ouvrir et étaler ses fantômes sur le tapis. Tous les personnages du roman, du vieux à Pascal Froment, en passant par l'équipe de choc, tous suent sur leurs neurones. Ils ont le cerveau en vrille, mais ils ne "one man chose " pas... Ce sont tous des personnages [...] qui sortent de la tête du protagoniste par la force de l'évocation. Enfin, par la force de la torture, pour être honnête.&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Bernard Magnier :&lt;/strong&gt; &lt;/em&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;vous allez interpréter&lt;/em&gt; Le Coeur des enfants léopards &lt;em&gt;dans l'daptation réalisée avec votre frère Dieudonné, dans quel état d'esprit abordez-vous ce rôle ? Est-ce un rôle "comme un autre" ?&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Criss Niangouna :&lt;/strong&gt; Je suis enthousiasmé à l'idée de jouer&lt;/em&gt; Le Coeur des enfants léopards&lt;em&gt;. J'aborde avec gourmandise la perspective d'incarner ce personnage, pris dans une tourmente d'événements. J'ai rencontré l'auteur avec qui j'ai eu de grandes discussions autour du texte et du personnage, et cela a nourri cet engouement. En revanche, cette motivation reste accompagnée d'angoisse, de trac, d'interrogations, à l'idée d'être ou de ne pas être à la hauteur du roman ou du personnage, comme chez tous les comédiens devant chaque nouveau challenge.&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Voyons, Criss, tu étais à la hauteur ! &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour terminer, voici quelles étaient les espérances de l'auteur il y a&amp;nbsp;quelques temps&amp;nbsp;:&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;"Ces dernières années, le Congo ne s'est pas inscrit dans la rubrique des bonnes nouvelles, alors ne faisons pas la fine bouche, Le Coeur des enfants léopards au TARMAC, écrit, joué et mis en scène par des fils de Brazzaville, espérons que cela participera à redorer le blason du Congo. J'espère que la communauté congolaise se bousculera aux portes de la Villette en mars prochain..."&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Alors, voeu réalisé ?&amp;nbsp;A cette première, le Congo était bien représenté, je pense :&amp;nbsp;&amp;nbsp;j'étais là avec mon homme, Gangoueus était là avec sa belle, sans compter d'autres Congolais qu'on avait pu entendre dialoguer en langue du pays avant le début de la représentation, il y en a même un que j'ai reconnu, comédien lui aussi, que j'ai vu jouer au pays, je me creuse les méninges pour me rappeler à quelle occasion...&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bon, Congolais et amoureux de la littérature congolaise, vous qui avez adoré ce roman ou voulez le découvrir,&amp;nbsp;vous avez jusqu'au 19 mars pour le voir&amp;nbsp;dans sa&amp;nbsp;version théâtre et pour le lire, si ce n'est déjà fait.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bon spectacle !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5677648548883673310-2982221768428686046?l=lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/feeds/2982221768428686046/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5677648548883673310&amp;postID=2982221768428686046' title='18 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/2982221768428686046'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/2982221768428686046'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/2011/03/le-coeur-des-enfants-leopards-au.html' title='Le Coeur des enfants Léopards au théâtre !'/><author><name>Liss</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01445856329390288621</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-tv7XJWs7en4/TtOaZnDI-dI/AAAAAAAAARI/a95tqICds5s/s220/Liss%2BK%2B3.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='https://lh5.googleusercontent.com/-yk3_-PVMXD4/TW2hUCcPNtI/AAAAAAAAAN8/NUai8rzs29U/s72-c/Salon+de+l%2527agriculture2011+et+Th%25C3%25A9%25C3%25A2tre+021.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>18</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5677648548883673310.post-8979294472858556638</id><published>2011-02-27T19:01:00.001+01:00</published><updated>2011-02-27T19:06:37.876+01:00</updated><title type='text'>Mon frère, de Jamaica Kincaid</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le frère de Jamaica Kincaid est isolé dans une chambre d'un hopital délabré d'Antigua, aux Antilles. Il a le sida. Il est dans un état critique. Il va mourir. Du point de vue du&amp;nbsp;personnel de l'établissement, le plus sera le mieux, ça ferait une personne de moins à s'occuper, ce serait un lit libéré. Du point de vue de&amp;nbsp;la société aussi.&amp;nbsp;Pour tous là bas, c'est ça, le sida :&amp;nbsp;on va mourir, il n'y a rien que l'on puisse faire. Si les traitements qui existent ne font que retarder la mort, alors à quoi bon dépenser de fortes sommes pour quelqu'un qui a déjà un pied dans la tombe ? Ces traitements sont si coûteux qu'il n'y en a même pas dans les pharmacies,&amp;nbsp;le niveau de vie des habitants de l'île est&amp;nbsp;si faible ! &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://lh3.googleusercontent.com/-LRNWt12dAiM/TWqPggjW6oI/AAAAAAAAAN4/92EmnJWWQIw/s1600/9782020484947.gif" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" l6="true" src="https://lh3.googleusercontent.com/-LRNWt12dAiM/TWqPggjW6oI/AAAAAAAAAN4/92EmnJWWQIw/s1600/9782020484947.gif" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais Devon a la chance d'avoir une soeur qui vit aux Etats-Unis et qui a des amis dans le milieu médical, si bien qu'elle réussit à avoir des ordonnances lui permettant de se procurer ce qu'il faut pour prolonger les jours du frère souffrant, peu importe les crédits qu'elle doit contracter pour ça, si cela peut aider soulager son frère, si cela peut lui faire gagner quelques jours, quelques semaines, il n'y a pas d'ésitation à avoir. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pourtant, ce frère, elle ne l'a pas connu tant que ça, elle a été longtemps séparée de lui, séparée de sa famille en fait, celle où elle a grandi, avant de la quitter pour fonder la sienne propre. Alors quels sentiments éprouve-t-elle pour ce frère ? Pour ses autres frères ? Quels sentiments éprouve-t-elle pour sa mère ? La relation avec celle-ci est complexe, elle m'a quelque peu fait penser à &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Vipère au poing&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;, d'Hervé Bazin. Raconter l'histoire de ce frère dernier-né de la famille revient pour l'auteur à se livrer elle-même, à se mettre complètement à nu. Les mots eux-même sont présentés dans toute leur nudité, sans aucune fioriture. Cela peut paraître brutal, bouleversant et beau tout à la fois :&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;"&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Ma parole était pleine de douleur, elle était pleine de détresse, elle était pleine de colère, il n'y entrait pas de paix, il y entrait beaucoup de chagrin, mais il n'y entrait pas de paix. Comment me sentais-je ? Je ne savais pas comment je me sentais. J'étais une combustion de sentiments&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;." (p. 52)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les "bonnes" pensées comme celles qui s'éloignent du politiquement correct, Jamaica ne cèle rien. Et le lecteur, face à cette fenêtre ouverte sur l'intimité d'une famille, avec ses amours, ses haines, ses hypocrisies, ses bassesses, ses faiblesses, ses désirs, ses espérances trompées... est obligé de s'interroger&amp;nbsp;lui-même sur le genre d'être humain qu'il est. Qui sommes-nous ? Qui est l'autre ?&amp;nbsp;Qui est-il pour moi ?&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce livre montre également le cheminement qui a conduit l'auteur jusqu'à l'écriture.&amp;nbsp;Jamaica Kincaid dit être "&lt;strong&gt;&lt;em&gt;devenue écrivain par désespoir" :&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;"&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Quand j'étais jeune, plus jeune que ne le suis maintenant, j'ai commencé à écrire au sujet de ma propre vie et j'en suis venue à voir que cet acte m'avait sauvé la vie. Quand j'ai appris que mon frère était malade et qu'il allait mourir, j'ai su, instinctivement, que pour le comprendre, ou pour tenter de comprendre sa mort, et pour ne pas mourir avec lui, j'écrirais à ce sujet&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;."&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;(&amp;nbsp;p. 184)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;De fait, tous les livres de l'auteur ont trait à sa vie, à son passé. Celui-ci est une interrogation sur la maladie, sur la mort, sur la sexualité, la religion, l'amour, la relation avec l'autre... bref tout y est ou presque.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Mon frère&lt;/em&gt; a été couronné par le Prix Femina étranger en 2000.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Jamaica Kincaid, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Mon frère&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, Le Seuil, collection points, 190 pages.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5677648548883673310-8979294472858556638?l=lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/feeds/8979294472858556638/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5677648548883673310&amp;postID=8979294472858556638' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/8979294472858556638'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/8979294472858556638'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/2011/02/mon-frere-de-jamaica-kincaid.html' title='Mon frère, de Jamaica Kincaid'/><author><name>Liss</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01445856329390288621</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-tv7XJWs7en4/TtOaZnDI-dI/AAAAAAAAARI/a95tqICds5s/s220/Liss%2BK%2B3.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='https://lh3.googleusercontent.com/-LRNWt12dAiM/TWqPggjW6oI/AAAAAAAAAN4/92EmnJWWQIw/s72-c/9782020484947.gif' height='72' width='72'/><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5677648548883673310.post-4431057942994562945</id><published>2011-02-25T02:07:00.000+01:00</published><updated>2011-02-25T02:07:29.611+01:00</updated><title type='text'>Rencontre Africa Paris du 24 février 2011</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les rencontres Africa Paris, je vous en&amp;nbsp;ai déjà parlé ici. Le nom est bien trouvé : c'est un lieu de "rencontres", de belles rencontres ! Avec des auteurs, sans doute, mais surtout avec des passionnés de littérature.&amp;nbsp;A la rencontre de ce 24 février, il y avait du beau monde ! Romanciers, critiques littéraires, universitaires, attachés de presse, grands lecteurs... Quel plaisir de se retrouver en famille ! &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-xerx_rr-DoI/TWb-PCuKxHI/AAAAAAAAANk/NH5E33RP6z8/s1600/Africa+Paris+du+24fev11+039.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="200" l6="true" src="http://3.bp.blogspot.com/-xerx_rr-DoI/TWb-PCuKxHI/AAAAAAAAANk/NH5E33RP6z8/s200/Africa+Paris+du+24fev11+039.jpg" width="150" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&lt;em&gt;Sami Tchak et Jean Noël Schifano&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;Les invités du jour étaient Mamadou Mahmoud Ndongo et Sami Tchak, qui ont tellement captivé l'attention du public que les exemplaires de leurs livres ont disparu plus vite que prévu. Certains sont restés avec leur monnaie à la main : il n'y avait plus rien ! Ils devront aller rendre une petite visite à leur libraire !&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;C'était intéressant d'écouter Mamadou Mahmoud Ndongo s'exprimer sur son expérience, sur l'engagement qui est au fondement de son dernier roman, &lt;em&gt;&lt;strong&gt;La géométrie des variables&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;. &lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-RQlsge1Xuxg/TWb-Vb-IQhI/AAAAAAAAANo/NO3z1w7NWr0/s1600/Africa+Paris+du+24fev11+047.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="200" l6="true" src="http://3.bp.blogspot.com/-RQlsge1Xuxg/TWb-Vb-IQhI/AAAAAAAAANo/NO3z1w7NWr0/s200/Africa+Paris+du+24fev11+047.jpg" width="150" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;Liss et Mamadou Mahmoud N'Dongo.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;Quant à Sami Tchak, son dire est toujours chargé de cette lumière qui émane des hommes d'esprit. &lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-z0RfOCHKBa4/TWb-b23qGbI/AAAAAAAAANs/Ofb_oxLC1fo/s1600/Africa+Paris+du+24fev11+045.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="200" l6="true" src="http://4.bp.blogspot.com/-z0RfOCHKBa4/TWb-b23qGbI/AAAAAAAAANs/Ofb_oxLC1fo/s200/Africa+Paris+du+24fev11+045.jpg" width="150" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&amp;nbsp;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;Liss et Philippe Ngalla-Ngoïe.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;Tous deux étaient accompagnés de leur éditeur, Jean Noël Schifano. &lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;Mais je vous disais qu'il n'y avait que du beau monde. Parmi les romanciers : Bios Diallo, Joss Doszen, Jean-Aimé Dibakana...&amp;nbsp;J'ai eu la joie de revoir Mon ancien professeur de linguiste à la faculté de Lettres de Brazzaville, Monsieur Nicolas Martin-Granel, auteur de plusieurs ouvrages également. Et comme plusieurs anciens étudiants de cette faculté se trouvaient là, parmi lesquels Philippe Ngalla-Ngoïe, naturellement, nous nous sommes transportés là-bas, par la pensée, pour revenir rapidement, car un monsieur s'impatientait : le temps !&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-8iP9_ivOu4Y/TWb-h1lspzI/AAAAAAAAANw/QsA_PY2fRlA/s1600/Africa+Paris+du+24fev11+041.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="200" l6="true" src="http://2.bp.blogspot.com/-8iP9_ivOu4Y/TWb-h1lspzI/AAAAAAAAANw/QsA_PY2fRlA/s200/Africa+Paris+du+24fev11+041.jpg" width="150" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&lt;em&gt;Bios Diallo et Sami Tchak.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il a été également question de BD réalisée au Congo Démocratique, projet soutenu par des partenaires qui étaient présents dans la salle&amp;nbsp;et qui&amp;nbsp;soutiennent ainsi une organisation contre le Sida. Difficile de parler de tout et de tous, je vous fais juste un bref résumé.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-q35XiPeaBHg/TWb-3iyNvvI/AAAAAAAAAN0/ap9fpv9gF4o/s1600/Africa+Paris+du+24fev11+053.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="200" l6="true" src="http://2.bp.blogspot.com/-q35XiPeaBHg/TWb-3iyNvvI/AAAAAAAAAN0/ap9fpv9gF4o/s200/Africa+Paris+du+24fev11+053.jpg" width="150" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: center;"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;Philippe et Sami.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;Gangouéus était aux commandes, comme d'habitude, mais Penda Traoré, sa complice ou collaboratrice n'étant&amp;nbsp;pas là, il a fallu essayer de&amp;nbsp;la remplacer, mais bon, la jovialité de Penda ne se remplace pas&amp;nbsp;!&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;Bref, je vous invite à surveiller les dates des prochaines rencontres, elles valent le déplacement !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5677648548883673310-4431057942994562945?l=lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/feeds/4431057942994562945/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5677648548883673310&amp;postID=4431057942994562945' title='14 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/4431057942994562945'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/4431057942994562945'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/2011/02/rencontre-africa-paris-du-24-fevrier.html' title='Rencontre Africa Paris du 24 février 2011'/><author><name>Liss</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01445856329390288621</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-tv7XJWs7en4/TtOaZnDI-dI/AAAAAAAAARI/a95tqICds5s/s220/Liss%2BK%2B3.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-xerx_rr-DoI/TWb-PCuKxHI/AAAAAAAAANk/NH5E33RP6z8/s72-c/Africa+Paris+du+24fev11+039.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>14</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5677648548883673310.post-1815436907809324533</id><published>2011-02-23T22:53:00.000+01:00</published><updated>2011-02-23T22:53:32.009+01:00</updated><title type='text'>Pays rêvé, pays réel, d'Edouard Glissant</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L'oeuvre d'Edouard Glissant était jusqu'alors pour moi un pays inconnu, qu'il devenait impératif de visiter à présent qu'il nous a quittés. C'était le&amp;nbsp;3 février dernier, il avait 82 ans. Je suis un peu honteuse d'avoir attendu l'annonce de sa disparition pour essayer de le mieux connaître, je veux dire&amp;nbsp;autrement que&amp;nbsp;par son nom. Glissant, un nom retentissant sur la scène littéraire francophone, en particulier celle des antilles. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Friande désormais de tout ce qui le touchait, je n'ai pas raté le numéro de l'émission &lt;em&gt;Empreintes&lt;/em&gt; qui lui était consacré et qui a été diffusé sur la 5 quelques jours après sa mort. Vous êtes sans doute nombreux à l'avoir regardée, comme moi, cette émission. J'ai&amp;nbsp;apprécié qu'on nous y offre&amp;nbsp;des extraits d'émissions littéraires anciennes, celles du temps de sa jeunesse, le temps de l'obtention du Renaudot par exemple,&amp;nbsp;à 30 ans, pour &lt;strong&gt;&lt;em&gt;La Lézarde&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-qg1QYQaAHtg/TWWBZqwlQGI/AAAAAAAAANc/pPNHdVZmCho/s1600/Couv+Glissant.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" j6="true" src="http://3.bp.blogspot.com/-qg1QYQaAHtg/TWWBZqwlQGI/AAAAAAAAANc/pPNHdVZmCho/s320/Couv+Glissant.jpg" width="191" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Qu'il était beau, Edouard ! Avez-vous remarqué cette habitude de fermer longuement les yeux&amp;nbsp;lorsqu'il répond aux questions, comme pour se retirer dans son pays intérieur ? Une habitude qui lui est restée ! C'était un vrai poète, qui donnait l'impression d'être ailleurs&amp;nbsp;tout en étant présent.&amp;nbsp;L'ailleurs et le présent. Une dualité que traduit le titre de son recueil &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Pays rêvé, pays réel&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce recueil de poésie confronte le "&lt;em&gt;pays d'avant&lt;/em&gt;" au "&lt;em&gt;pays-ci&lt;/em&gt;". Je n'avais pas de guide pour m'indiquer le chemin&amp;nbsp;ou éclairer&amp;nbsp;celui-ci durant ma visite de cette terre de poésie. Je suis donc allée au gré de mes pas, des pas hésitants, qui ne voulaient pas risquer de trébucher sur le sens de certains vers. Mais je me dis aussi que le sens doit être forgé par le lecteur, et il y a des vers, des phrases, comme ça, que j'ai trouvés lumineux de beauté, que ce soit dans &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Pays rêvé, pays réel&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; ou dans les deux autres recueils qui lui succèdent : &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Fastes&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Les Grands Chaos&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;. Tenez, par exemple page 86,dans &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Fastes&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; :&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;"Du plus serré du souterrain s'est assemblée l'écume&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Nous nous tenons en la folie éparpillée d'éternité"&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;(&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Fastes&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, p.86)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce qui m'a frappé dans les poésies d'Edouard Glissant, c'est la prédominance de l'élément aquatique :&amp;nbsp;la mer, l'océan, que l'émission a également mis en valeur :&amp;nbsp;"écume", "aviron", "barques", "océan", "navigue"... le champ lexical de la mer est important. Le mot "mer" lui-même est repris un certain nombre de fois. On dirait qu'il est constitutif de l'identité de l'auteur. Il l'est ! Quand on remonte à la source du peuple antillais, on remonte à l'esclavage, à la traversée des mers, traversée des peuples :&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;"Nous mesurons dans la vague la trace de leurs orteils"&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;(&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Pays rêvé, pays réel&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;, p.15)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;La mer, voici la mer ferreuse qu'enlaçaient&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Tant d'entassements écroulés&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Tant de mots rauques à plein bord&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;(p. 64)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et lui,&amp;nbsp;Edouard, c'est le poète&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;dont la parole a délacé&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;le souffrir du pays d'antan&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;De la ravine délitée du pays-ci&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;(P.44)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Comment ne pas dire l'avant ? Comment ne pas crier la soufrance de ceux qui moururent durant la traversée, ou qui survécurent dans des conditions inimaginables ? La mer est le témoin de cette histoire,&amp;nbsp;elle est&amp;nbsp;la source d'inspiration de l'auteur&amp;nbsp;:&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Et nous avons aux mers plus d'écriture qu'il paraît&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;(p.64)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;On l'aura compris,&amp;nbsp;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Pays rêvé, pays réel&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;est un recueil&amp;nbsp;qui baigne dans les eaux. La parole même&amp;nbsp;du poète s'identifie à l'eau : "&lt;em&gt;Et l'eau de mes mots coule&lt;/em&gt;" (p.58). Il faut savoir la retenir, la recueillir, sinon elle vous passe au travers. Il faut "&lt;em&gt;délacer / le nid où sont nassés les mots&lt;/em&gt;" (&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Les Grands Chaos&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, p. 122)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;N'ayez crainte, entrez dans l'univers poétique d'Edouard Glissant, découvrez son Pays, portez-y vos pas, vous y trouverez des appâts.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Edouard Glissant, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Pays rêvé, pays réel&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, suivi de &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Fastes&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; et de &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Les Grands Chaos&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, Editions Gallimard.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5677648548883673310-1815436907809324533?l=lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/feeds/1815436907809324533/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5677648548883673310&amp;postID=1815436907809324533' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/1815436907809324533'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/1815436907809324533'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/2011/02/pays-reve-pays-reel-dedouard-glissant.html' title='Pays rêvé, pays réel, d&apos;Edouard Glissant'/><author><name>Liss</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01445856329390288621</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-tv7XJWs7en4/TtOaZnDI-dI/AAAAAAAAARI/a95tqICds5s/s220/Liss%2BK%2B3.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-qg1QYQaAHtg/TWWBZqwlQGI/AAAAAAAAANc/pPNHdVZmCho/s72-c/Couv+Glissant.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5677648548883673310.post-8920874478072079815</id><published>2011-02-21T18:31:00.000+01:00</published><updated>2011-02-21T18:31:43.526+01:00</updated><title type='text'>Al Capone le Malien, de Sami Tchak</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Contrairement&amp;nbsp;aux&amp;nbsp;précédents romans de l'auteur, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Al Capone le Malien&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; est résolument planté en Afrique. Guinée, Mali, Cameroun, Togo, le fil de la narration traverse tous ces pays avec, planant au-dessus d'eux, l'ombre de la France. Le narrateur, René Cherin, est un Français envoyé en Guinée par le magazine qui l'emploie. Avec son collègue Félix Bernard, photographe, ils doivent faire un reportage sur le&amp;nbsp;Sosso-bala, le balafon sacré, héritage ancestral vieux de plusieurs siècles. Accueillis par un représentant important de la famille&amp;nbsp;gardienne du balafon sacré, Namane Kouyaté, le séjour ne se déroule pas tout à fait comme prévu.&amp;nbsp; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-F1h3O4pRQcY/TWKg1rQXoNI/AAAAAAAAANY/yrJ2AurGfbQ/s1600/Couv+Al+capone.gif" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" j6="true" src="http://1.bp.blogspot.com/-F1h3O4pRQcY/TWKg1rQXoNI/AAAAAAAAANY/yrJ2AurGfbQ/s1600/Couv+Al+capone.gif" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En fait le balafon sacré,&amp;nbsp;qui justifiait la présence des reporters sur le sol africain,&amp;nbsp;&amp;nbsp;devient finalement, pour René,&amp;nbsp;le point de départ de multiples aventures en pays africains, des aventures qu'il vit non comme un acteur mais comme un objet. Selon les dires du&amp;nbsp;personnage même, il joue le "rôle de témoin muet" (p. 181). Il est surtout l'oreille qui recueille les confidences de tous ceux qui espèrent peut-être que lui, le journaliste, pourra retracer de la manière la plus digne qui soit la trajectoire de leur vie, depuis Namane jusqu'à Al Capone, en passant par Sidonie et Binétou Fall, jeunes femmes qui gravitent autour du puissant "Maître" Al Capone. Sidonie dira même du Français : "&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Chacun de nous fait de toi ce qu'il veut&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;" (p. 230) &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cette passivité n'est pas sans rappeler&amp;nbsp;celle du héros de &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Filles de Mexico&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;.&amp;nbsp;Ce dernier&amp;nbsp;était un Africain, qui trouva là-bas des échos à sa propre condition de Noir, d'étranger. Ici le personnage narrateur est un Blanc qui&amp;nbsp;découvre le continent&amp;nbsp;sous un autre jour : c'est l'Afrique des maîtres de la parole, celle des femmes qui déconstruisent l'idée "&lt;strong&gt;&lt;em&gt;d'une gent muselée qui aurait eu besoin, même pour tousser, de l'autorisation de ses maîtres&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;" (p. 61), celle des traditions&amp;nbsp;auxquelles les temps nouveaux, la société de consommation livrent un combat sans pitié. Le Sosso-bala, objet de curiosité qui attire de nombreux touristes est brusquement dédaigné lorsque survient une limousine brillante de luxe et livrant passage à des personnages tout aussi clinquants.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais cette réalité&amp;nbsp;vaut également pour&amp;nbsp;les pays occidentaux. Voici ce que déclare René : "&lt;strong&gt;&lt;em&gt;ce que j'aurais raconté à Binétou Fall, c'est surtout la vie d'un homme cerné par les souffrances, d'un homme qui n'a pas réussi à trouver sa place dans la France des villes et qui voit mourir son village&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;." (p. 266-267) Pire René, Français blanc, se sentira à Paris comme un "&lt;strong&gt;&lt;em&gt;immigré parmi les immigrés&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;". (p. 266) Sa solitude, sa soufrance font écho à celles des immigrés noirs.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le roman&amp;nbsp;peut être divisé en&amp;nbsp;deux parties, une première&amp;nbsp;qui emmène le&amp;nbsp;lecteur "au coeur du Manding"&amp;nbsp;et dominée par le personnage de Namane Kouyaté, cet ancien diplomate défenseur des valeurs ancestrales et une deuxième, dominée par Al Capone,&amp;nbsp;qui vous entraîne dans les coulisses du pouvoir où l'on retrouve immanquablement le cocktail sexe, argent, trafic d'influence... J'ai été moins séduite par cette seconde partie que par la première, plutôt poétique, qui propose "&lt;strong&gt;&lt;em&gt;un instant de sincérité de notre culture, de notre civilisation, telles qu'elles ont fonctionné depuis des siècles&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;." (p. 71) Et dans la culture africaine, la parole est une maîtresse qu'il faut posséder, comme le fait habilement Namane Kouyaté. Dans cette partie le style même de l'écriture mime celui du griot, avec des répétitions musicales, comme on peut voir dans la phrase suivante par exemple : &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;"&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Dès que nous sommes revenus dans la cour, il m'a serré la main, Namane Kouyaté m'a serré la main, avant de disparaître dans sa case, Namane Kouyaté.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;" (p. 83)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L'autre aspect intéressant de ce roman, c'est que l'on peut, par endroits, entendre l'auteur s'exprimer sur la littérature, africaine en particulier. Voici par exemple ce qu'il dit des écrivains africains francophones :&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;"&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Avec leurs choix de styles, de thématiques toujours dans l'esprit d'attirer l'attention du public et des critiques blancs, ils ne parviendront jamais à la hauteur de leur propre vérité. Il manquera à leurs écrits une âme que seul peut conférer à un texte un véritable ancrage culturel&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;." (p. 161)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le nouveau roman de Sami Tchak est disponible chez votre libraire.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Sami Tchak, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Al Capone le Malien&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, Mercure de France, 2011, 300 pages, 18.80 €.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5677648548883673310-8920874478072079815?l=lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/feeds/8920874478072079815/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5677648548883673310&amp;postID=8920874478072079815' title='16 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/8920874478072079815'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/8920874478072079815'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/2011/02/al-capone-le-malien-de-sami-tchak.html' title='Al Capone le Malien, de Sami Tchak'/><author><name>Liss</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01445856329390288621</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-tv7XJWs7en4/TtOaZnDI-dI/AAAAAAAAARI/a95tqICds5s/s220/Liss%2BK%2B3.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-F1h3O4pRQcY/TWKg1rQXoNI/AAAAAAAAANY/yrJ2AurGfbQ/s72-c/Couv+Al+capone.gif' height='72' width='72'/><thr:total>16</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5677648548883673310.post-5249941085874515328</id><published>2011-02-09T01:46:00.000+01:00</published><updated>2011-02-09T01:46:27.762+01:00</updated><title type='text'>Route de nuit, de Dominique Ngoïe-Ngalla</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Route de nuit&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; se présente comme un texte autobiographique : le narrateur-auteur y témoigne de ce qu'il a vécu durant la guerre de 1997, qui&amp;nbsp;ne cesse&amp;nbsp;d'interpeller&amp;nbsp;les Congolais, notamment ceux dont les mains ne savent s'emparer d'autre chose que de la plume pour dénoncer les horreurs que les hommes se font les uns aux autres avec tant&amp;nbsp;d'application.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_daO1ePcgXD8/TVHjiTP4RTI/AAAAAAAAANQ/UloD3IO-VKg/s1600/9782748332094.gif" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" h5="true" src="http://2.bp.blogspot.com/_daO1ePcgXD8/TVHjiTP4RTI/AAAAAAAAANQ/UloD3IO-VKg/s1600/9782748332094.gif" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dominique Ngoïe-Ngalla, universitaire, poète, écrivain&amp;nbsp;raconte notamment une journée, celle qui le conduit à quitter précipitamment Dolisie, ville du Congo rattrapée par la guerre, pour son village natal, Mandou. Il marche tout le jour, mais surtout toute la nuit, et cette longue marche "&lt;em&gt;&lt;strong&gt;jusqu'au bout de la nuit&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;" traduit également le cheminement de sa pensée qui se fraye un passage à travers l'obscure destinée des pays africains, pour trouver la lumière. La lumière, ne serait-ce pas la beauté ? Et la beauté d'un ciel observé par temps de clair de lune n'est-elle pas propre&amp;nbsp;à imprimer en soi le sentiment du divin ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le récit de l'auteur est donc entrecoupé de réflexions sur l'Afrique et sur l'existence de Dieu, de sorte que, s'il peut être considéré comme une autobiographie, comme un roman&amp;nbsp;ou une longue nouvelle, ce texte&amp;nbsp;prend également les allures d'un essai.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L'Afrique est souvent au coeur des médias, il fait le bonheur de la radio qui "&lt;strong&gt;&lt;em&gt;dépeint avec jubilation, pour le divertissement de l'Occident en mal de sensationnel, les tristesses et les misères de l'Afrique, ce grand malade que, on le sait, personne n'assistera ; mais qui une fois mort, sera l'objet de débats indignés, dans les parlements européens et à l'O.N.U&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;." (Route de nuit, p. 11-12)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Comment ne pas s'interroger sur l'histoire de l'humanité, "&lt;strong&gt;&lt;em&gt;pleine de bruit et de fureur. La guerre et la violence partout et tout le temps&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;" ?&amp;nbsp;L'histoire de l'Afrique en particulier,&amp;nbsp;surtout ces dernières décennies, offre le spectacle de la violence au point que certaines langues parlent de "malédiction".&amp;nbsp;Qu'est-ce qui peut&amp;nbsp;déconstruire cette opinion ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Texte&amp;nbsp;sobre, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Route de nuit&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; fait entendre&amp;nbsp;une voix lyrique, pleine d'émotion, une voix dure aussi, surtout&amp;nbsp;lorsqu'il faut parler de l'élite africaine, composée de gens "&lt;strong&gt;&lt;em&gt;bardés de diplômes, mais incultes&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;" (p. 51) ou de cette mère symbolique :&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;"la France, qui pendant de longues années, m'avait nourri de son pain et de ses lettres ; une mère, en somme, mais que l'histoire récente et la nouvelle coloration de ses relations avec l'Afrique Noire m'obligeaient maintenant à juger sans complaisance, mais non sans douleur. J'avais tant aimé ce pays !"&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (p. 31)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L'auteur en vient ainsi à distinguer deux France, l'une qui a beaucoup de titres à revendiquer, entre autres celui de "patrie des droits de l'homme" et&amp;nbsp;l'autre moins glorieuse, ingrate :&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;"&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Pauvres diables de Nègres ! Vous n'êtes rien que ces stupides sourires des panneaux publicitaires des banlieues parisiennes et des bouches de métro parisien ! Vous n'existez pas. [...] Vous sur qui reposèrent au plus fort du péril, les destinées de la France. En cet épouvantable été de 1941, un non de Brazzaville et du Congo à l'Appel fameux de De Gaulle eut suffi pour que la France fût perdue. Et cependant combien de Français ont conscience aujourd'hui de devoir un peu de leur bonheur au Nègre Félix Eboué et aux tirailleurs Sénégalais de Brazzaville, d'Abidjan, de Dakar, de Niamey, de Libreville que la France repousse aujourd'hui avec brutalité comme d'épouvantables bêtes puantes et malfaisantes, pour peu qu'il leur manque un petit papier ?"(&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;p.38-39)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Si vous voulez poursuivre la méditation, vous savez ce qu'il vous reste à faire.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dominique Ngoïe-Ngalla, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Route de nuit&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, Publibook, 2006, 74 pages, 10 €.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5677648548883673310-5249941085874515328?l=lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/feeds/5249941085874515328/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5677648548883673310&amp;postID=5249941085874515328' title='14 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/5249941085874515328'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/5249941085874515328'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/2011/02/route-de-nuit-de-dominique-ngoie-ngalla.html' title='Route de nuit, de Dominique Ngoïe-Ngalla'/><author><name>Liss</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01445856329390288621</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-tv7XJWs7en4/TtOaZnDI-dI/AAAAAAAAARI/a95tqICds5s/s220/Liss%2BK%2B3.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_daO1ePcgXD8/TVHjiTP4RTI/AAAAAAAAANQ/UloD3IO-VKg/s72-c/9782748332094.gif' height='72' width='72'/><thr:total>14</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5677648548883673310.post-253536350768956428</id><published>2011-02-02T12:25:00.004+01:00</published><updated>2011-02-02T16:50:59.434+01:00</updated><title type='text'>Noires Blessures, de Louis-Philippe Dalembert</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Un roman qui vous prend en otage dès les premières lignes, voilà ce que recherchent les lecteurs qui ne demandent qu’à être captifs des serres d’un auteur, le temps d’une lecture.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_daO1ePcgXD8/TUk-BH2E3qI/AAAAAAAAANM/XJmcx0JARnI/s1600/Noires+blessures.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" s5="true" src="http://4.bp.blogspot.com/_daO1ePcgXD8/TUk-BH2E3qI/AAAAAAAAANM/XJmcx0JARnI/s1600/Noires+blessures.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Noires Blessures&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; met en scène deux personnes qui sont en quelque sorte sur un ring : un Noir, Mamad White, et un Blanc, Laurent Kala. On remarque d’emblée la curiosité des noms qui sont comme inversés. Le Noir porte le nom de ‘‘Blanc’’ et le Blanc un nom tout africain, à l’instar du héros de &lt;strong&gt;&lt;em&gt;L’Impasse&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, de Daniel Biyaoula. En langue congolaise, ce nom signifie précisément ‘‘charbon’’, c’est-à-dire ‘‘noir’’. L’un a tenté, au prix de sacrifices de tous les siens, de gagner l’ &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Eldorado&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; européen, comme Soleiman et Boubakar, personnages du roman de Laurent Gaudé, car il faut sortir la famille de la misère. Il a failli y laisser sa vie. L’autre a fait aboutir sans trop de peine le projet de quitter sa France natale pour s’installer sur les terres de « ces gens », les Noirs. Cette France qui ne représente plus que ‘‘grisaille’’ et que ‘‘stress’’ depuis la disparition de son père. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L’un est l’employé de l’autre, son homme à tout faire. Ligoté à une chaise, il est sonné de coups, il est pour ainsi dire ‘‘K.O.’’, ce qui n’empêche pas l’autre, amateur de boxe, de continuer à cogner, libérant ainsi toutes ses frustrations, toutes ses peurs, déversant sur ce Noir toute la rage contenue depuis des années. Il veut lui infliger toutes les humiliations, et voici la pire d’entre elles :&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Les premiers rayons du soleil éclairent la pièce d’une douce lumière. Du plat du pied, le Blanc le renverse sur le flanc, tout en sortant son sexe de son pyjama. Mamad a juste le réflexe de fermer les yeux et la bouche. Il sent le liquide chaud et salé gicler sur son visage, un jet continu qui ravive ses blessures à vif. Le Blanc aurait bu le fleuve entier qu’il n’aurait pas uriné autant. Une fois son sexe égoutté et rangé, le Blanc empoigne Mamad, le rétablit péniblement en position assise, et le coince dans un angle de la pièce qu’il prend soin de bloquer avec un canapé.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;(Noires blessures, p. 103)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;A ce moment de la lecture, le lecteur est un bloc d’indignation, surtout lorsque, quelques minutes seulement après son forfait, le Blanc est « ému aux larmes » à cause du chant des oiseaux dans la forêt qui semble faire écho au chœur de gospel qui s’échappe de son lecteur de disque. Quel est donc cet homme qui se montre d’une inhumanité révoltante et qui, dans le même temps, se laisse émouvoir par la nature autour de lui ? C’est alors que Laurent Kala se met à se raconter. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le roman est donc composé de deux parties, séparées d'intermèdes pris en charge&amp;nbsp;par un narrateur externe, où chacun des personnages déroule le fil de sa vie : son enfance, ses frustrations, ses échecs, ses espoirs, ses motivations. Blessures d’un peuple. Blessures de l’enfance qui, bien souvent, expliquent les dérèglements de l’adulte. Très bon roman. Tout y pèse son poids : le dit, le ton, la construction. Il mêle également, en un tout harmonieux : histoire, musique et sport.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Très belle découverte de cet auteur, que je ne connaissais que de nom, et de la littérature haïtienne avec laquelle je n’avais flirté jusque-là qu’au travers de quelques œuvres de Dany Laferrière.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div id="Bcorps" style="border-bottom: #cccccc 1px solid; border-left: #cccccc 1px solid; border-right: #cccccc 1px solid; border-top: #cccccc 1px solid; padding-bottom: 10px; padding-left: 5px; padding-right: 5px; padding-top: 10px; width: 150px;"&gt;&lt;div class="Belement" style="list-style-image: none; list-style-type: none; margin: 0px; overflow: hidden; padding-bottom: 10px; padding-left: 10px; padding-right: 10px; padding-top: 10px; text-align: center;"&gt;&lt;div class="Bcouv"&gt;&lt;a href="http://www.babelio.com/livres/Dalembert-Noires-blessures/222982"&gt;&lt;img alt="Noires blessures par Louis-Philippe Dalembert" src="http://www.babelio.com/couv/26_996001.jpeg" style="background-color: white; border-bottom: #cccccc 1px solid; border-left: #cccccc 1px solid; border-right: #cccccc 1px solid; border-top: #cccccc 1px solid; padding-bottom: 3px; padding-left: 3px; padding-right: 3px; padding-top: 3px; width: 80px;" title="Noires blessures par Louis-Philippe Dalembert" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Boeuvre" style="font-family: arial, sans-serif; font-size: 13px; font-weight: bold; margin: 0px 3px 5px 5px;"&gt;&lt;a href="http://www.babelio.com/livres/Dalembert-Noires-blessures/222982" style="text-decoration: none;"&gt;Noires blessures&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Bnote"&gt;&lt;a href="http://www.babelio.com/livres/Dalembert-Noires-blessures/222982"&gt;&lt;img alt="Noires blessures" border="0" src="http://www.babelio.com/images/Star5.gif" style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; width: 100px;" title="Noires blessures" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Bauteur" style="color: grey; font-size: 12px; margin: 0px 3px 5px 5px;"&gt;&lt;a href="http://www.babelio.com/auteur/Louis-Philippe-Dalembert/96192" style="text-decoration: none;"&gt;Louis-Philippe Dalembert&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Bspacer" style="clear: both;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Bfooter" style="clear: both; font-size: 0.8em; margin: 0px; padding-bottom: 5px; padding-left: 5px; padding-right: 5px; padding-top: 5px; text-align: center;"&gt;Critiques et infos sur &lt;a href="http://www.babelio.com/"&gt;Babelio.com&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Louis-Philippe Dlembert, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Noires Blessures&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, Mercure de France, décembre 2010, 226 pages, 16.50 €. Un roman à lire !!!&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5677648548883673310-253536350768956428?l=lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/feeds/253536350768956428/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5677648548883673310&amp;postID=253536350768956428' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/253536350768956428'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/253536350768956428'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/2011/02/noires-blessures-de-louis-philippe.html' title='Noires Blessures, de Louis-Philippe Dalembert'/><author><name>Liss</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01445856329390288621</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-tv7XJWs7en4/TtOaZnDI-dI/AAAAAAAAARI/a95tqICds5s/s220/Liss%2BK%2B3.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_daO1ePcgXD8/TUk-BH2E3qI/AAAAAAAAANM/XJmcx0JARnI/s72-c/Noires+blessures.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5677648548883673310.post-8317436918724007085</id><published>2011-01-30T10:23:00.001+01:00</published><updated>2011-01-30T10:23:06.578+01:00</updated><title type='text'>Le Clan Boboto, de Joss Doszen</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Clan Boboto&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; se détache des autres oeuvres que Joss Doszen a publiées à ce jour :&amp;nbsp;il fait figure de pilier. L'auteur a voulu dire tout ce qu'il avait sur le coeur&amp;nbsp;concernant les cités : la vie qui y grouille, la jeunesse qui s'y construit, les drames qui s'y trament. Disons même qu'il&amp;nbsp;a voulu cracher toutes les glaires qui les encombrent. Qu'il s'agisse de ce qui se fait ou de ce qui se dit sur elles, tout entache leur réputation et&amp;nbsp;l'illustration de première de couverture le montre bien. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_daO1ePcgXD8/TUUs2CiUPJI/AAAAAAAAANE/gFGFTAgzUkw/s1600/rubon32-16d3c.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" s5="true" src="http://3.bp.blogspot.com/_daO1ePcgXD8/TUUs2CiUPJI/AAAAAAAAANE/gFGFTAgzUkw/s1600/rubon32-16d3c.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L'auteur se met dans la peau de chacun des membres d'une famille qui a débarqué, ou plutôt échoué à la "zone négative" : les Boboto.&amp;nbsp;Outre Scotie, Andriy, Mina ou Karis qui forment une fratrie consanguine, on compte également parmi eux des personnages comme Bany, le cousin venu d'Afrique&amp;nbsp;ou Schearo, le "frère" blanc. D'où le choix du terme&amp;nbsp;"clan" pour parler d'eux.&amp;nbsp;On pourrait rajouter Djamila&amp;nbsp;et Arléna, mais elles n'ont pas de chapitres éponymes. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cette succession de voix&amp;nbsp;donne un roman composé de chapitres qui pourraient se lire comme des nouvelles indépendantes. Elles se font cependant écho et forment, en souterrain, un réseau de signification tout à fait subtil. Croisée de regards, confrontation de valeurs, diversité de tons. Mais au fond, le ton est le même : celui de la sincérité. Chacun des personnages-narrateurs apparaît dans le chapitre qui lui est consacré dans toute sa vérité, dans toute sa complexité aussi : à la fois dur et doux, docile et dominateur. Direct surtout. Tous ont été forgés par la rudesse de la vie telle qu'on peut la vivre dans une cité où on a voulu parquer toutes les personnes venues d'ailleurs du secteur. Le résultat est forcément explosif, au propre comme au figuré. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La force des cités ? L'appartenance à un groupe. Le besoin de créer des liens afin de se sentir plus fort est viscéral, vital même. Bien plus que ces liens sociaux concrétisés au travers des bandes par exemple, c'est l'esprit de famille, c'est son unité&amp;nbsp;qui a donné au clan&amp;nbsp;Boboto&amp;nbsp;sa&amp;nbsp;capacité de résistance face à tous les événements qui auraient pu les ensevelir. Ils avaient beau choisir des trajectoires différentes, il y avait toujours chez euz la volonté de donner un équilibre à la famille, de le maintenir tant bien que mal.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'ai particulièrement aimé le début et la fin. Le premier chapitre est un portrait vraiment réussi et il accroche dès la page liminaire, celle où le personnage se&amp;nbsp;présente sommairement et de manière poétique. Cette triple présentation de Bany, en français, en anglais et en lingala est tout simplement savoureuse. Il ne s'agit pas simplement d'une traduction du texte français, mais de l'expression du moi de Bany&amp;nbsp;de manière que, bien que disant la même chose dans le fond, les textes sont différents et assaisonnés des épices propres à chacune des langues. C'est un joli morceau de bravoure de la part de Bany et un texte savoureux pour le lecteur, comme je l'ai dit plus haut.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le dernier chapitre&amp;nbsp;est émouvant car&amp;nbsp;il raconte l'histoire des parents et lève par la même occasion le voile sur tous les personnages.&amp;nbsp;En parlant&amp;nbsp;d'émotion, je dirais également que la voix de Karis est touchante, mais laquelle ne l'est pas ? L'accent de sincérité qui pointe dans chacune d'elle rend tous les personnages attachants, même s'ils sont loin d'être des enfants de choeur.&amp;nbsp;Leur sensibilité transparaît, surtout à travers leur recherche de l'amour, ce qui peut praître paradoxal au vu de leurs multiples aventures.&amp;nbsp; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous l'aurez compris, j'ai apprécié ce "conte urbain" et je vous le recommande vivement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Joss Doszen,&amp;nbsp;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le Clan Boboto, conte urbain, &lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;autoédition Loumeto,&amp;nbsp; septembre 2009, 212 pages.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour en savoir davantage et commander le livre :&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.doszen.net/Doszen%20site_lundi02_files/page0003.htm"&gt;http://www.doszen.net/Doszen%20site_lundi02_files/page0003.htm&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5677648548883673310-8317436918724007085?l=lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/feeds/8317436918724007085/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5677648548883673310&amp;postID=8317436918724007085' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/8317436918724007085'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/8317436918724007085'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/2011/01/le-clan-boboto-de-joss-doszen.html' title='Le Clan Boboto, de Joss Doszen'/><author><name>Liss</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01445856329390288621</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-tv7XJWs7en4/TtOaZnDI-dI/AAAAAAAAARI/a95tqICds5s/s220/Liss%2BK%2B3.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_daO1ePcgXD8/TUUs2CiUPJI/AAAAAAAAANE/gFGFTAgzUkw/s72-c/rubon32-16d3c.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5677648548883673310.post-7172260851403592352</id><published>2011-01-15T18:17:00.000+01:00</published><updated>2011-01-15T18:17:40.420+01:00</updated><title type='text'>Après vous, M. de La Fontaine, Contrefables de Gudule</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Si vous êtes&amp;nbsp;un familier de l'émission littéraire "La Grande Librairie", animée par François Busnel sur France 5, vous avez dû suivre, avec beaucoup de délectation, celle du 16 décembre. En effet les invités, nombreux, devaient&amp;nbsp;se prononcer sur le meilleur et le pire de la littérature.&amp;nbsp; Parmi eux Alain Mabanckou, qui a encensé &lt;strong&gt;&lt;em&gt;L'Ivrogne dans la brousse&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, d'Amos Tutuola et "descendu" &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Ethiopiques&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, de Léopold Sédar Senghor. René de Obaldia, lui, est un grand admirateur de Jules Verne, en particulier de son &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Tour du Monde en 80 jours&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, tandis qu'il vous déconseille toute l'oeuvre du marquis de Sade. Cela m'a aussitôt fait penser à une grande discussion sur le blog de Kangni Alem sur&amp;nbsp;la "Littérasexe", où les uns et les autres recommandaient de lire Sade, le "maître" en la matière. Je m'étais alors promis de lire enfin cet auteur controversé, mais je n'ai toujours pas eu le temps de le faire. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il y avait aussi, parmi les invités,&amp;nbsp;Gérard Oberlé, dont j'ai souvent apprécié les interventions. Pour sa part il n'a de cesse de relire &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Les Essais&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; de Montaigne tandis qu'il a gardé une dent contre les &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Fables&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; de La Fontaine. La Fontaine, vous rendez-vous compte ? Pourquoi donc ce génial écrivain du XVIIe siècle, qui a su donner une nouvelle vie à des textes qui avaient été écrits par Esope, en premier,&amp;nbsp;au VIe avant Jésus Christ,&amp;nbsp;repris ensuite par&amp;nbsp;Phèdre au Ier siècle après Jésusè-Christ ? Mais il faut tout de même reconnaître que c'est La Fontaine qui les a popularisés, qui leur a donné ce je ne sais quoi qui fait que nous nous nous sommes tous désaltérés auprès de La Fontaine, nous avons goulûment bu à cette source&amp;nbsp;et, en gage de notre reconnaissance, nous sommes capables de réciter au moins&amp;nbsp;une de ses fables. Qu'est-ce qui chagrine donc Gérard Oberlé ? &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Eh bien il a exprimé, à propos des fables de La Fontaine, un sentiment que nous sommes nombreux à avoir éprouvé : une déception; une certaine amertume lorsqu'on considère le dénouement de&amp;nbsp;bon nombre&amp;nbsp;d'entre elles. Gérard Oberlé a&amp;nbsp;donné, bien à propos,&amp;nbsp;l'exemple de "La Cigale et La Fourmi", où la dernière se montre d'un égoïsme inouï : elle refuse de prêter, alors que La Cigale était prête à emprunter même au taux le plus fort : elle rembourserait ! Cela n'aurait-il pas arrangé ses affaires ?&amp;nbsp;Elle aurait dans le même temps rendu service à sa camarade&amp;nbsp;en difficulté.&amp;nbsp;Mais non,&amp;nbsp;La fourmi&amp;nbsp;préfère que la&amp;nbsp;Cigale crève de faim.&amp;nbsp;Ce manque d'humanisme est on ne peut plus décevant, mais La Fontaine n'a fait que traduire la réalité de la vie qui nous offre chaque jour l'exemple d'une méchanceté toujours plus accrue parmi les hommes. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;N'empêche que ce sentiment de révolte, que l'on peut légitimement éprouver&amp;nbsp;face au défaut d'humanisme qui abonde dans les &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Fables&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; de La Fontaine, a poussé un auteur à proposer une suite à celles-ci. Il s'agit de Gudule, qui a tellement souffert du "sort ingrat réservé aux plus faibles, dans ces textes" qu'elle se propose, dans son recueil de contrefables, de "rendre justice aux victimes".&amp;nbsp;&amp;nbsp;Elle inverse donc la tendance dans son livre. Elle reprend 24 fables de la Fontaine, parmi les plus célèbres, qu'elle continue en terminant par une morale plus humaine.&amp;nbsp;&amp;nbsp;C'est un vrai régal. &lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;Le premier texte à être revisité, c'est le "Corbeau et le Renard". Au lieu du fameux : "Le Corbeau, honteux et confus / Jura, mais un peu tard, qu'on ne l'y prendrait plus", Gudule imagine cette suite : alors que le Renard se repaît du fromage qu'il s'est habilement approprié, un chasseur survient, prêt à faire feu sur l'animal, à ce moment-là le Corbeau, qui aperçoit le "camembert" abandonné, le récupère et gêne le chasseur qui finalement rate sa cible. Le Renard est sauvé, mais il croit aussi qu'il va rester affamé. Quelle surprise lorsque le Corbeau lui propose de partager avec lui le repas !&amp;nbsp;La contrefable de Gudule se termine donc par la proposition de celui&amp;nbsp;à qui on a fait du tort, mais qui pardonne volontiers :&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Plutôt que de chercher l'un à l'autre à nous voler&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Pourquoi ne pas nous entraider ?&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Honteux et confus, le Renard&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;De la proposition admit le bien-fondé,&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Jurant, mais un peu tard,&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;D'exercer désormais la solidarité.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans&amp;nbsp;"La Cigale et la Fourmi"&amp;nbsp;dont nous avons longuement parlé, on a vu que la&amp;nbsp;Cigale est condamnée à mourir de faim.&amp;nbsp;Mais dans la&amp;nbsp;contrefable de Gudule,&amp;nbsp;voici ce qu'elle décide de faire&amp;nbsp;:&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Je veux, dans un dernier effort&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Arracher à mon instrument&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Ses plus pathétiques accords.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Cet ultime concert sera mon testament.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et, oh miracle ! les fenêtres s'ouvrent :&amp;nbsp;touchés par "&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Une plainte si émouvante / Si belle, si sauvage et si triste à la fois&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;", les bourgeois lui font l'aumône. La Cigale recueille rapidement de quoi subsiter jusqu'à la saison nouvelle. Et Gudule de conclure :&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Quand avec apparat la misère s'exprime&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Elle acquiert du public les faveurs unanimes :&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Gosier mélodieux n'implore pas en vain.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Mais il est tant de gens qui ne savent&amp;nbsp;pas geindre&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Qu'on ne devine pas, en croisant leur chemin,&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Qu'ils sont seuls, démunis, qu'ils ont froid, qu'ils ont faim.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Les pauvres sans talent sont bien les plus à plaindre !&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'aimerais également vous parler des "Animaux malades de la peste", du "Loup et l'Agneau", du "Laboureur et ses enfants", mais je vais vous ôter le plaisir de la découverte. Alors faites comme moi, lisez &lt;em&gt;Après vous, M. de La Fontaine&lt;/em&gt;, de Gudule, vous relirez par la même occasion les plus belles fables de La Fontaine.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_daO1ePcgXD8/TTHSl8cJ-DI/AAAAAAAAANA/yFUiw9ZHi-8/s1600/Couv+Contrefables.gif" imageanchor="1" style="clear: left; cssfloat: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" n4="true" src="http://2.bp.blogspot.com/_daO1ePcgXD8/TTHSl8cJ-DI/AAAAAAAAANA/yFUiw9ZHi-8/s1600/Couv+Contrefables.gif" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;Gudule, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Après vous, M. de La Fontaine, Contrefables&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, première édition en 1995, édition du Livre de Poche Jeunesse en 2003, 92 pages, 4.90 €.&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;Anne Duguël, dite Gudule, est née à Bruxelles en 1945. Elle a écrit de nombreux textes, essentiellement destinés à la jeunesse, parmi lesquels &lt;strong&gt;&lt;em&gt;La Bibliothécaire&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, que j'adore notamment pour son abondante intertextualité. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le lien vers la Bibliothèque idéale des invités de l'émission du 16 décembre 2010 de La Grande Librairie : &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://www.france5.fr/la-grande-librairie/index.php?page=article&amp;amp;numsite=1403&amp;amp;id_rubrique=1418&amp;amp;id_article=20651"&gt;http://www.france5.fr/la-grande-librairie/index.php?page=article&amp;amp;numsite=1403&amp;amp;id_rubrique=1418&amp;amp;id_article=20651&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5677648548883673310-7172260851403592352?l=lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/feeds/7172260851403592352/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5677648548883673310&amp;postID=7172260851403592352' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/7172260851403592352'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/7172260851403592352'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/2011/01/apres-vous-m-de-la-fontaine.html' title='Après vous, M. de La Fontaine, Contrefables de Gudule'/><author><name>Liss</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01445856329390288621</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-tv7XJWs7en4/TtOaZnDI-dI/AAAAAAAAARI/a95tqICds5s/s220/Liss%2BK%2B3.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_daO1ePcgXD8/TTHSl8cJ-DI/AAAAAAAAANA/yFUiw9ZHi-8/s72-c/Couv+Contrefables.gif' height='72' width='72'/><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5677648548883673310.post-4078747527482635355</id><published>2011-01-01T00:56:00.002+01:00</published><updated>2011-01-01T00:59:24.161+01:00</updated><title type='text'>Bonne Année 2011 !</title><content type='html'>Si vous me lisez, c’est que vous faites partie des heureux élus qui ont accédé à la rive de 2011, les élus de la vie. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, qu’allons-nous faire de cette chance ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous n’allons tout de même pas la salir avec nos regrets ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous n’allons pas la corrompre avec nos mauvaises pensées ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous n’allons surtout pas la laisser dépérir. Il nous faut au contraire la nourrir de nos ambitions, de nos réalisations, de notre vitalité tout simplement ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Soyons vivants : aimons, lisons, écrivons !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bonne année 2011 !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5677648548883673310-4078747527482635355?l=lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/feeds/4078747527482635355/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5677648548883673310&amp;postID=4078747527482635355' title='15 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/4078747527482635355'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/4078747527482635355'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/2011/01/bonne-annee-2011.html' title='Bonne Année 2011 !'/><author><name>Liss</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01445856329390288621</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-tv7XJWs7en4/TtOaZnDI-dI/AAAAAAAAARI/a95tqICds5s/s220/Liss%2BK%2B3.jpg'/></author><thr:total>15</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5677648548883673310.post-6684388267412724838</id><published>2010-12-27T11:46:00.001+01:00</published><updated>2010-12-31T15:49:34.836+01:00</updated><title type='text'>Cinquante ans dans la peau de Michael Jackson, de Yann Moix</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Yann Moix a publié ce livre à la disparition de Michael Jackson, en 2009. Je m'étais promis depuis longtemps de le lire, j'avais suivi l'auteur sur les plateaux télé et j'étais curieuse de savoir ce qu'il y disait. C'est un petit livre de 14 chapitres dans lequel Yann Moix explique la vie de l'artiste,&amp;nbsp;une manière de répondre&amp;nbsp;à ses&amp;nbsp;détracteurs, sur deux points en particulier&amp;nbsp;: la volonté de MJ de devenir Blanc et les accusations de pédophilie. J'ai trouvé l'argumentation de Yann Moix très intéressante, surtout lorsqu'il&amp;nbsp;tord le cou à&amp;nbsp;la réputation de pédophile de Michael. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_daO1ePcgXD8/TRhoimvo8GI/AAAAAAAAAM8/OYqKe1PSurI/s1600/Couv+Cinquante+ans+MJ.gif" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" n4="true" src="http://2.bp.blogspot.com/_daO1ePcgXD8/TRhoimvo8GI/AAAAAAAAAM8/OYqKe1PSurI/s1600/Couv+Cinquante+ans+MJ.gif" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Tous les chapitres ne se lisent pas avec le même intérêt, moi je vous recommanderais particulièrement : "L'homme à l'envers", "L'impédophile" et aussi "Black and white", mais surtout le premier : "La mort la plus universelle de tous les temps", parce que c'est là que l'essentiel est dit. Yann Moix ne nous apprend pas une vérité, il confirme ce que chacun des contemporains de l'artiste&amp;nbsp;a dû ressentir, inconsciemment ou non : le caractère exceptionnel de cet homme, de son destin ;&amp;nbsp;sa capacité à unifier les peuples, juste en chantant et en dansant, et ça personne auparavant n'avait réussi à le faire :&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;"Michael Jackson est mort, et cette mort est la plus universelle de toute l'histoire de&amp;nbsp;l'humanité. [...] Le monde ne communie jamais à l'unisson. Sauf dans le cas de Michael où pleurent, ensemble, au coude à coude, se remontant mutuellement le moral, se soutenant comme des frères, les juifgs, les musulmans, les catholiques, les orthodoxes, les bouddhistes, les protestants, les animistes, les communistes et les athées. C'est une même prière, inventée spécialement pour l'occasion, qui semble s'imprimer dans ce deuil sans précédent."&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;(Cinquante ans dans la peau de Michael Jackson, pages 18-19)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Plus loin : &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;"Aujourd'hui que la terre le pleure, musulmans, juifs, athées et chrétiens, d'une larme identique et universelle, impeccablement planétaire, on se réjouit au moins d'une chose : que les peuples puissent souffrir une douleur commune. Michael nous aura apporté (...) quelque chose d'inattendu : la première Paix mondiale."&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (p. 51)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce sont ces derniers mots qui me font me réjouir d'avoir lu ce livre, tout le reste est pour moi secondaire et presque vain. Je me suis déjà exprimée sur&amp;nbsp;la disparition de cet homme d'exception&amp;nbsp;dans l'article "Michael Jackson ira-t-il au ciel ?" et ce livre me donne l'occasion d'aller plus loin. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En fait, que faut-il retenir de MJ ? Ou plutôt&amp;nbsp;que faut-il retenir de plus important ? Eh bien ceci :&amp;nbsp;il est un des heureux hommes à avoir accompli&amp;nbsp;leur mission.&amp;nbsp;Michael Jackson&amp;nbsp;est une parfaite illustration de la parabole des talents que vous pouvez lire dans les Evangiles (Matthieu 25 : 14 à 30 ou Luc 19 : 11 à 26). &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En résumé, voici l'histoire : Un seigneur, avant de partir&amp;nbsp;pour un long&amp;nbsp;voyage, appelle ses serviteurs et leur remet à chacun un bien (appelé soit "talent", soit "mine"), disons une somme d'argent, pas la même, qu'il calcule en fonction de la capacité de chacun. A son retour, il les rappelle pour qu'ils lui rendent compte de ce qu'ils ont fait avec cet argent. Le premier, le deuxième ont fait fructifier la somme et&amp;nbsp;rapportent le double de ce qu'ils avaient reçu au départ. Le troisième revient, tout penaud&amp;nbsp;:&amp;nbsp;il n'a pas trouvé mieux que d'aller enterrer&amp;nbsp;ce qu'on lui avait donné et rapporte donc la même chose. Ce manque de bon sens&amp;nbsp;provoque bien évidemment la colère du maître :&amp;nbsp;&amp;nbsp;"si tu étais incapable de faire fructifier mon argent, ou trop paresseux pour le faire, pourquoi ne l'avoir pas mis en banque pour qu'il me rapporte au moins des intérêts ?" Et&amp;nbsp;celui-ci de&amp;nbsp;lui reprendre l'argent et&amp;nbsp; de le donner à un autre.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C'est mon intime conviction : nous avons tous reçu, à la naissance quelque chose. Il nous appartient, non seulement de le découvrir, mais&amp;nbsp;de travailler pour que ce quelque chose, ce don s'épanouisse et éclaire les autres.&amp;nbsp;Nous n'avons pas tous reçu au même degré, mais chacun selon sa personnalité, selon ses capacités. Cependant il est clair qu'il faut polir&amp;nbsp;ce bien qui nous est donné&amp;nbsp;brut à la naissance, l'affiner, l'enjoliver mais surtout le développer. Si nous ne le faison pas, nous aurons raté notre vie.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Michael Jackson a su, très tôt, développer les talents qui étaient en lui. Il avait des frères et des soeurs, qui ont pourtant été élevés comme lui, dans la même maison,&amp;nbsp;qui eux aussi&amp;nbsp;chantaient bien, dansaient bien, mais seul lui a séduit le monde d'une manière bien à lui, parce que c'est à lui qu'il était donné d'être comme un messie qui viendrait pacifier le monde. Je ne dis pas que MJ n'a aucun mérité : la parabole&amp;nbsp;montre clairement le travail à accomplir pour la croissance du bien précieux reçu.&amp;nbsp;Et MJ était un bosseur, point n'est besoin de rappeler ici quel&amp;nbsp;génie il était, quel artiste ! Les autres auraient beau travailler, et même aujourd'hui, on aura beau faire tout son possible pour danser comme lui, chanter lui, ce ne sera jamais aussi&amp;nbsp;parfait que Michael lui-même : "&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Il a eu des copies mais lui aura été l'original. Personne d'autre que lui n'aura été lui&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;", conclut Yann Moix. La danse, le chant étaient le moyen, mais la mission était la paix dans le monde, la fraternité des peuples.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;MJ&amp;nbsp;avait&amp;nbsp;un rôle à jouer dans ce monde : faire que&amp;nbsp;toutes les barrières&amp;nbsp;s'écroulent comme les murs de Jéricho au simple son de sa voix. Il n'a pas eu besoin d'assener sur la tête des gens des prêches, de faire des appels à la conversion, d'inviter les gens à s'aimer les uns les autres. Il chantait, il dansait&amp;nbsp;tout simplement, et dans le monde entier, les gens se donnaient la main pour former une chaîne de l'amitié la plus pure, la plus désintéréssée, la plus vraie. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans ce monde de plus en plus fermé à tout ce qui est religieux, ou qui n'est religieux que d'une manière travestie, superficielle, rigide, il est bon qu'il se trouve parmi les hommes&amp;nbsp;quelqu'un qui, sans faire officiellement&amp;nbsp;oeuvre de religion est pourtant plus&amp;nbsp;efficace que les religieux les plus convaincus. Michael Jackson est la preuve que la vraie religion n'est pas tant dans le respect des règles : dans le fait de mettre ou de ne pas mettre le voile, de boire ou de ne pas boire d'alcool, de fréquenter ou de ne pas fréquenter régulièrement une église, de lire ou de ne pas lire un livre saint... elle est dans ce que confesse votre vie toute entière.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour revenir à la parabole des talents, il en va pour les hommes comme pour les nations ou les populations. Chacune reçoit un talent, à faire fructifier, pour le bien de toute l'humanité. C'est pourquoi il est vain de dire les uns les autres : c'est nous qui avons inventé ceci, c'est nous qui avons inventé cela, cela vous a été donné, et si vous ne le faites pas, un autre le fera à votre place. C'est comme pour les métiers : il n'est pas donné à tout le monde d'être médecin, mécanicien, enseignant ou que sais-je encore : vous aurez beau faire, vous pourrez bien vous débrouiller dans un autre domaine que celui qui était le vôtre par prédilection mais ce ne sera jamais la même chose que celui qui est un ayant droit de ce domaine. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bon il faut bien que je conclue, sinon je ne m'arrête plus. En cette fin d'année, je vous invite à découvrir, à développer, à faire briller le ou&amp;nbsp;les dons que vous avez reçus de... si le mot "Dieu" vous gêne, mettez "la Nature", car vous conviendrez avec moi que nous n'avons pas tous les mêmes aptitudes, et surtout pas dans les mêmes proportions. Je ne citerai qu'un autre exemple, en plus de celui de la musique :&amp;nbsp;la littérature. Tous les écrivains n'ont pas la même stature. Il y en a qui, même&amp;nbsp;avec un peu de travail seulement, gagnent rapidement une certaine hauteur là où d'autres mettront des années de labeur, et pour n'atteindre que le tiers de cette hauteur. Tous les écrivains n'ont pas la même stature mais tous contribuent, chacun à sa manière, au bonheur des lecteurs. J'ajouterai également : tous ne sont pas des écrivains-nés. Je vous vois venir : vous voulez que je vous donne quelques exemples d'écrivains-nés. Volontiers. Je n'ai qu'à regarder la liste de mes lectures 2010 et deux noms s'imposent aussitôt : Romain Gary, Toni Morrison. Quand on lit ces deux-là, on voit bien qu'ils étaient appelés, tôt ou tard, à écrire. On a plaisir à baigner dans leurs textes, on est à l'aise, on est bien, on est chez soi.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5677648548883673310-6684388267412724838?l=lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/feeds/6684388267412724838/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5677648548883673310&amp;postID=6684388267412724838' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/6684388267412724838'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/6684388267412724838'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/2010/12/cinquante-ans-dans-la-peau-de-michael.html' title='Cinquante ans dans la peau de Michael Jackson, de Yann Moix'/><author><name>Liss</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01445856329390288621</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-tv7XJWs7en4/TtOaZnDI-dI/AAAAAAAAARI/a95tqICds5s/s220/Liss%2BK%2B3.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_daO1ePcgXD8/TRhoimvo8GI/AAAAAAAAAM8/OYqKe1PSurI/s72-c/Couv+Cinquante+ans+MJ.gif' height='72' width='72'/><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5677648548883673310.post-5927071904890469225</id><published>2010-12-19T17:58:00.001+01:00</published><updated>2010-12-19T18:00:42.159+01:00</updated><title type='text'>Le Conseiller du Prince, d'Aimé Eyengué</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;A l'heure où l'actualité ivoirienne nous montre combien la paix est fragile, notamment en Afrique où l'élection présidentielle&amp;nbsp;semble devenue l'occasion de&amp;nbsp;faire main basse sur les armes de guerre, il est bon de s'emparer de l'arme de la parole pour essayer de démolir ce monstre qui décidément prend plaisir à montrer sa tête hideuse, riant au nez de tous ceux qui appellent de tous leurs voeux une démocratie qui règnerait sans partage. J'ai nommé la guerre. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L'arme de la parole est d'autant plus efficace&amp;nbsp;qu'elle est&amp;nbsp;utilisée à bon escient&amp;nbsp;par ceux qui se trouvent dans l'entourage direct&amp;nbsp;du&amp;nbsp;premier responsable politique d'un pays. Les "conseillers" ont un rôle capital, car l'avenir d'un Etat, d'un royaume&amp;nbsp;dépend finalement d'eux, il dépend&amp;nbsp;de leur force ou de leur faiblesse auprès de l'élu du peuple. C'est l'objet du livre d'Aimé Eyengué, auteur dont je vous ai déjà parlé ici, qui a publié&amp;nbsp;il y a quelques temps &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le Conseiller du Prince&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, un essai qu'il dédie entre autres "&lt;strong&gt;&lt;em&gt;à tous ceux qui, allergiques au parler des armes, militent plus que jamais pour que le parler des mots et le dire du silence des armes aient définitivement raison de la guerre&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;."&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_daO1ePcgXD8/TQ42zORv8zI/AAAAAAAAAM0/Db95GeIRa6g/s1600/Couv+Conseiller+du+prince.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="150" n4="true" src="http://2.bp.blogspot.com/_daO1ePcgXD8/TQ42zORv8zI/AAAAAAAAAM0/Db95GeIRa6g/s200/Couv+Conseiller+du+prince.jpg" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le livre se compose de 19 chapitres qui analysent cette fonction ainsi que l'implication de différents facteurs comme l'argent ou&amp;nbsp;le&amp;nbsp;savoir dans le maintien de la paix.&amp;nbsp;L'auteur insiste sur le rôle de l'intellectuel et surtout sur celui de la femme dans le&amp;nbsp;climat politique. Il ne s'agit pas ici de vous résumer le livre car le but est que vous le lisiez par vous-mêmes, mais si je devais vous proposer quelques chapitres qui ont particulièrement retenu mon attention, ce serait&amp;nbsp;ceux consacrés à l'un et à l'autre.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans le chapitre&amp;nbsp;VII intitulé "L'intellectuel et la démolition du vice en politique", Aimé Eyengué s'attaque à un vice en particulier : &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;La Domination : c'est-à-dire la propension qu'a l'homme à se croire supérieur aux autres, avec son intelligence supérieure à une autre, sa race supérieure à une autre, son ethnie supérieure à une autre, sa communauté supérieure à une autre, sa religion supérieure à une autre... tout en supportant mal l'expression de la différence que voudrait lui faire entendre l'autre, lui préférant le conformisme béat, le nombrilisme maladif ou l'ethnocentrisme paranoïaque... Difficile en tout cas de faire entendre raison à quelqu'un qui croit d'avance sa raison supérieure&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;(&lt;em&gt;Le conseiller du Prince&lt;/em&gt;, page 59)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce passage m'a fait repenser à La prochaine fois le feu, de Baldwin.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans le chapitre XVIII, "Des observations sur le magistère d'une femme", on peut lire ceci :&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Quand le monde aura fini d'être machiste, et qu'il aura compris que diriger un Etat nouveau ou ancien n'est point une affaire exclusivement masculine, alors les vertus de la Parole triompheront définitivement de la guerre.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (page 137) &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Plus loin :&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Car la paix vaut mieux que toute la fortune du monde, et l'or de la vie humaine plus que l'or de la terre ou l'or noir. Et seule la femme, qui est le réceptacle du mystère de la conception et connaît bien évidemment les douleurs de l'accouchement, apprécie beaucoup mieux à sa juste valeur le prix d'une vie humaine ; ainsi, plus qu'un homme, c'est elle qui est mieux à même à convaincre la paix à s'installer sans inquiétude dans une Principauté&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;. (page 140)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bref voici une oeuvre, non seulement utile, mais aussi intéressante, qui s'appuie sur des exemples précis, tirés principalement&amp;nbsp;de la vie politique française et d'autres pays aussi, et en accordant une place importante à la politique des Etats africains. Les cas du&amp;nbsp;Congo Brazzaville, d'où vient l'auteur, de la Côte d'Ivoire "qui était pendant longtemps à l'abri des troubles ethniques", sont traités dans cet ouvrage nourri de références littéraires, la première étant &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le Prince&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; de Machiavel qui fait plutôt état d'un Prince de la Guerre. Comme une riposte,&amp;nbsp;Aimé Eyengué propose donc &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le Conseiller du Prince&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, essai sous-titré "&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Pour un Prince de la Paix&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;".&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Vous pouvez écouter l'auteur s'exprimer sur son livre en cliquant ci-dessous.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=oKkdI6yL1gY"&gt;http://www.youtube.com/watch?v=oKkdI6yL1gY&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Aimé Eyengué, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le Conseiller du Prince&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, L'Harmattan, décembre 2008, 162 pages, 15.50 €.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autres ouvrages de l'auteur :&lt;br /&gt;- &lt;strong&gt;&lt;em&gt;La France, si je mens&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, Société des Ecrivains, 2007.&lt;br /&gt;- &lt;strong&gt;&lt;em&gt;L'Abbé est mort, vive l'Abbé&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, Le Manuscrit, 2008.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5677648548883673310-5927071904890469225?l=lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/feeds/5927071904890469225/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5677648548883673310&amp;postID=5927071904890469225' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/5927071904890469225'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/5927071904890469225'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/2010/12/le-conseiller-du-prince-daime-eyengue.html' title='Le Conseiller du Prince, d&apos;Aimé Eyengué'/><author><name>Liss</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01445856329390288621</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-tv7XJWs7en4/TtOaZnDI-dI/AAAAAAAAARI/a95tqICds5s/s220/Liss%2BK%2B3.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_daO1ePcgXD8/TQ42zORv8zI/AAAAAAAAAM0/Db95GeIRa6g/s72-c/Couv+Conseiller+du+prince.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5677648548883673310.post-4670117710892848314</id><published>2010-12-05T17:52:00.000+01:00</published><updated>2010-12-05T17:52:20.644+01:00</updated><title type='text'>Blues pour Elise, de Léonora Miano</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce dernier roman de Miano a de quoi surprendre ses lecteurs habituels. En effet, c'est comme si l'auteure avait décidé ou accepté de descendre un peu de son piédestal pour être plus en phase avec les préoccupations immédiates du commun des mortels. Ses précédents romans étaient tracés selon une ligne philosophique et existentielle qui n'est pas totalement absente dans celui-ci, mais n'y apparaît qu'en arrière-plan. L'écriture même, plus abondamment baignée de musique, paraît moins... comment dire ? agressive ?&amp;nbsp;Je veux dire par là que ses textes avaient quelque chose de percutant dans la forme et le fond, on sentait que l'auteure avait des choses à dire et que celui qui n'avait pas d'arguments valables n'avait pas intérêt à l'arrêter pour rien.&amp;nbsp;Comme les femmes dont il est question dans le roman, notamment Akasha de qui je rapproche le plus l'auteure, elle pouvait jusque-là sembler une "guerrière", une "amazone" ou tout simplement une femme qui montrait qu'elle avait des griffes pour se défendre, ce qui pouvait effaroucher ceux qui s'arrêtaient à cette combativité affichée.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_daO1ePcgXD8/TPu8utOPWcI/AAAAAAAAAMw/aV_MqCAQml4/s1600/Miano+couv.gif" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" ox="true" src="http://1.bp.blogspot.com/_daO1ePcgXD8/TPu8utOPWcI/AAAAAAAAAMw/aV_MqCAQml4/s1600/Miano+couv.gif" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Blues pour Elise&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, Léonora Miano paraît plus ouvertement sensible. Elle nous&amp;nbsp;présente plusieurs tableaux de femmes,&amp;nbsp;des tableaux dressés de telle sorte que les uns éclairent les autres de leurs reflets.&amp;nbsp;Femmes aux blessures multiples :&amp;nbsp;familiales, sociales, sentimentales..., des femmes&amp;nbsp;qui ne demandent à la vie qu'un homme à aimer, qu'à être aimées telles quelles sont. Il y a d'abord la bande de filles baptisée les&amp;nbsp;"&lt;em&gt;Bigger than life&lt;/em&gt;"&amp;nbsp;&amp;nbsp;et composée de quatre jeunes femmes : Akasha, Amahoro,&amp;nbsp;Malaïka et&amp;nbsp;Shale. Chacune avec son style, son physique, sa personnalité. Il y a aussi quelques uns de leurs proches : Estelle, la soeur de Shale. Elise, leur mère.&amp;nbsp; Fanny, leur tante, soeur d'Elise. Au milieu de ces tableaux de femmes, celui d'un jeune homme : Baptiste, alias Bogus, le fils de Fanny. Tous avec leur vie à porter, à inventer ou à réinventer. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Léonora Miano l'annonce dès le départ : elle&amp;nbsp;montre dans son &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Blues pour Elise&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; des "Afropéen(ne)s" qui ne sont pas en quête&amp;nbsp;des allocations familiales, car&amp;nbsp;c'est généralement le reproche qu'on fait aux immigrés en France, notamment les Noirs. Tout leur être ne tend que vers un objectif : l'amour.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Un petit extrait pas du tout choisi&amp;nbsp;au hasard, vous comprendrez pourquoi :&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;"Sa voix l'enveloppait. L'homme était un maître de la parole. Ah, la magie de son verbe... Il parlait des vies antérieures au cours desquelles leurs âmes avaient cheminé. Ils étaient l'un avec l'autre, l'un à l'autre, depuis que la vie était apparue. Il disait les constellations qu'ils habitaient en esprit, et dont leur peau mate emprisonnait jalousement l'éclat, contait les paradis perdus, les aubes à conquérir, bientôt, à force d'amour"&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;.&amp;nbsp; (&lt;em&gt;Blues pour Elise&lt;/em&gt;, page 31)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Alors,&amp;nbsp;pourquoi cet extrait ? Pas simplement parce qu'on s'y trouve en plein dans le sujet même du livre,&amp;nbsp;l'amour, mais surtout parce qu'on y entend l'écho des précédents titres de&amp;nbsp;l'auteure : "constellations", "éclat", "aubes",&amp;nbsp;comme pour mieux se démarquer avec eux.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Léonora Miano, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Blues pour Elise&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, Editions Plon, octobre 2010, 206 pages. 18 euros. Une invitation à l'amour.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5677648548883673310-4670117710892848314?l=lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/feeds/4670117710892848314/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5677648548883673310&amp;postID=4670117710892848314' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/4670117710892848314'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/4670117710892848314'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/2010/12/blues-pour-elise-de-leonora-miano.html' title='Blues pour Elise, de Léonora Miano'/><author><name>Liss</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01445856329390288621</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-tv7XJWs7en4/TtOaZnDI-dI/AAAAAAAAARI/a95tqICds5s/s220/Liss%2BK%2B3.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_daO1ePcgXD8/TPu8utOPWcI/AAAAAAAAAMw/aV_MqCAQml4/s72-c/Miano+couv.gif' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5677648548883673310.post-7986168308990865611</id><published>2010-11-29T17:39:00.000+01:00</published><updated>2010-11-29T17:39:35.353+01:00</updated><title type='text'>Bougouniéré invite à dîner, de la compagnie BlonBa</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'ai eu la chance de rencontrer&amp;nbsp;quelques membres de la compagnie théâtrale&amp;nbsp;BlonBa, du Mali, de passage à Paris pour quelques représentations, le 28 octobre dernier à l'Albarino Passy où ils étaient invités pour parler de leur&amp;nbsp;pièce,&amp;nbsp;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Vérité de soldat&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;. J'avais été bien inspirée en faisant l'acquisition du DVD&amp;nbsp;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Bougouniéré invite à dîner&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (le deuxième,&amp;nbsp;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Sud-Nord, le Kotèba des quartiers&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, m'avait été gentiment offert). Je n'aurais pu imaginer&amp;nbsp;qu'il serait applaudi&amp;nbsp;à la maison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, soit que je sois appelée à mes occupations domestiques, soit que je ne bénéficie pas de suffisamment de calme pour&amp;nbsp;ne rien perdre du spectacle, depuis quelques semaines je n'ai fait que commencer la lecture de la video, sans pouvoir la terminer. Mon fils, par contre, ayant été captivé dès les premières scènes, est allé jusqu'à bout. C'est même devenu son DVD préféré. Il l'a visionné&amp;nbsp;un bon nombre de fois, déjà. Il se marre tellement qu'il a réussi à réunir toute la famille autour de Bougouniéré et de sa famille.&amp;nbsp;A 9 ans,&amp;nbsp;il n'a sans doute pas saisi la&amp;nbsp;portée sociale et politique de la pièce, mais l'intrigue, il l'a bien comprise. Les noms d'oiseaux dont Bougouniéré abreuve son mari ont de quoi déclencher les éclats de rire, certes, mais pas seulement. Les comédiens jouent admirablement leur rôle, et Bougouniéré la première. Qui est donc Bougouniéré et pourquoi invite-t-elle à dîner ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_daO1ePcgXD8/TPLhzeD3eeI/AAAAAAAAAMY/YzJwRVMw0XI/s1600/Bougouni%25C3%25A9r%25C3%25A9.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="200" ox="true" src="http://4.bp.blogspot.com/_daO1ePcgXD8/TPLhzeD3eeI/AAAAAAAAAMY/YzJwRVMw0XI/s200/Bougouni%25C3%25A9r%25C3%25A9.jpg" width="140" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Nous sommes au Mali, dans une de ces familles qui se battent quotidiennement contre des ennemis redoutables, notamment&amp;nbsp;la misère, le chômage.&amp;nbsp;Il faut essayer de s'en sortir. Bougouniéré a donc l'idée de monter une ONG, avec des objectifs susceptibles&amp;nbsp;d'attirer la bienveillance des investisseurs européens : "alphabétisation des filles rurales", lutte contre les "MGF", les mutilations génitales féminines etc. Elle réussit à attirer dans ses nasses&amp;nbsp;Monsieur&amp;nbsp;&amp;nbsp;"Big fish", un représentant de la Banque mondiale de qui elle espère obtenir des subventions. Pour ce,&amp;nbsp;elle&amp;nbsp;prépare un dîner, afin de faire découvrir&amp;nbsp;au boss blanc&amp;nbsp;le "Mali profond". Mais désargentés comme ils sont (Djéliba, son mari, un homme pourtant plein de compétences, est au chômage), comment offrir un repas digne de ce nom ? Toute la famille est mise à contribution pour fournir de quoi faire honneur au Big fish. Toute sa famille (en réalité les seuls membres de l'ONG en attendant qu'elle ne se développe), son mari, leurs fils, que ce soit&amp;nbsp;les deux&amp;nbsp;qui vivent avec eux ou celui qui est en France (arrivé là-bas au prix d'énormes sacrifices. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_daO1ePcgXD8/TPPUXiiDvzI/AAAAAAAAAMs/_T9-vNWBbLg/s1600/BlonBa+1.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" ox="true" src="http://3.bp.blogspot.com/_daO1ePcgXD8/TPPUXiiDvzI/AAAAAAAAAMs/_T9-vNWBbLg/s320/BlonBa+1.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;Quelques comédiens de la compagnie BlonBa, parmi lesquels Michel Sangaré (au milieu) qui joue le rôle de Djéliba, mari de Bougouniéré.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;L'ironie est permanente et ne ménage personne : qu'il s'agisse&amp;nbsp;des Etats africains, où les gens croulent sous le poids de la désespérance, les&amp;nbsp;ONG&amp;nbsp;aux dehors pimpants mais qui n'ont pour&amp;nbsp;seule raison d'être que le désir d' "&lt;strong&gt;&lt;em&gt;attraper les subventions qui passent&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;", les organismes internationaux, qui ne sont pas moins dans le business plutôt que dans le réel partenariat... Bref chacun en prend pour son compte car chacun ne pense qu'à ses intérêts. La question de l'immigration est également abordée, dans sa réalité brutale. Mais ceux qui souffrent le plus, ce sont toujours les plus faibles. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Invitez-vous au théâtre sans quitter votre canapé avec &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Bougouniéré invite à dîner&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, de la compagnie BlonBa. Création d'Alioune Ifra Ndiaye et Jean-Louis Sagot-Duvauroux. Une pièce qu'il est agréable de regarder en famille. Disponible sur Internet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;Créée en 2005 et filmée en Juin 2007 au Théâtre Paul Eluard de Choisy-Le-Roi. Durée : 1h05.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5677648548883673310-7986168308990865611?l=lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/feeds/7986168308990865611/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5677648548883673310&amp;postID=7986168308990865611' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/7986168308990865611'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/7986168308990865611'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/2010/11/bougouniere-invite-diner-de-la.html' title='Bougouniéré invite à dîner, de la compagnie BlonBa'/><author><name>Liss</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01445856329390288621</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-tv7XJWs7en4/TtOaZnDI-dI/AAAAAAAAARI/a95tqICds5s/s220/Liss%2BK%2B3.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_daO1ePcgXD8/TPLhzeD3eeI/AAAAAAAAAMY/YzJwRVMw0XI/s72-c/Bougouni%25C3%25A9r%25C3%25A9.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5677648548883673310.post-3882252811790922034</id><published>2010-11-26T17:24:00.001+01:00</published><updated>2010-11-27T03:26:32.612+01:00</updated><title type='text'>Rencontre Africa Paris du 25 novembre</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Quand on a assisté une seule fois aux rencontres qui se tiennent à l'Albarino Passy, organisées par Africa Paris et le maestro Gangoueus, on a envie de prendre un abonnement pour toute l'année. Hélas, n'en profite pas qui veut ! Les chanceux sont ceux qui habitent la région. Même si&amp;nbsp;elles ont&amp;nbsp;lieu un jeudi, on chope le métro et on y est. Et nous autres&amp;nbsp;provinciaux alors ? Comment faire pour y être à 19h après sa journée de travail et les éventuels questions de garde d'enfants à régler ? C'est perdu d'avance, me diriez-vous. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais quand il y a un ivité aussi prestigieux que Sami Tchak, que faites-vous ? Vous vous dites : tant pis, même si j'arrive bien au-delà de l'heure du rendez-vous, ce serait dommage de ne pas profiter de cette occasion pour rencontrer l'auteur des &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Filles de Mexico&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;. Je voulais en quelque sorte vérifier son identité. L'identité d'un auteur se lit, non pas sur sa carte d'identité,&amp;nbsp;ni au travers de la mention de ses origines,&amp;nbsp;mais se définit&amp;nbsp;dans ses romans, dans ses textes. Montre-moi ce que tu écris, je te dirai qui tu es. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none;"&gt;Sami Tchak m'a montré&amp;nbsp;dans ses romans l'image d'un homme profondément humain, qui&amp;nbsp;jette des ponts&amp;nbsp;comme des filets dans l'océan de l'humanité pour attraper l'amitié des autres.&amp;nbsp;Un homme sensible. Un homme humble aussi. On a envie de le rencontrer. Et l'homme fait un avec ses textes.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_daO1ePcgXD8/TO_VJ_gNBAI/AAAAAAAAALs/zt7jyTd7zoY/s1600/2010-11-25_20.51.39.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" ox="true" src="http://4.bp.blogspot.com/_daO1ePcgXD8/TO_VJ_gNBAI/AAAAAAAAALs/zt7jyTd7zoY/s320/2010-11-25_20.51.39.jpg" width="240" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;Aussitôt qu'il m'a aperçue, il m'a fait un signe de la main, et ne s'est même pas gêné pour venir à ma rencontre. J'ai eu le plaisir d'apprendre que mes chroniques étaient lues et appréciées. La discussion a très vite glissé sur la lecture et l'écriture. Sur les livres qui ont nourri notre sensibilité. Sur les oeuvres que nous trouvons tellement belles qu'elles&amp;nbsp;nous amènent à considérer nos propres productions comme bien insignifiantes. J'avais adoré l'hommage que Sami Tchak&amp;nbsp;rend à Ananda Dévi dans &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Hermina&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, il m'a parlé de celui de Céline à Shakespeare. &lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;Finalement j'ai bien eu devant moi l'auteur de &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Hermina&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, qui fait dire à Heberto, le héros de ce roman, que chaque fois qu'il lisait de bons livres, son désir de devenir écrivain maigrissait de dix kilos. Enfin, ce n'est pas la citation exacte, mais c'est à peu près ça. C'est un sentiment contre lequel on ne peut se défendre : plus on lit, plus on se dit : que peut-on dire de plus ? Ou bien pourrais-je dire l'homme, dire la vie, dire le monde aussi bien que cet auteur-ci ou cet auteur-là ? Ne vaudrait-il pas mieux se taire et écouter les autres ? &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_daO1ePcgXD8/TO_YZQHSp2I/AAAAAAAAAMU/hcX-Ocn1Ekw/s1600/2010-11-25_21.18.23.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" ox="true" src="http://4.bp.blogspot.com/_daO1ePcgXD8/TO_YZQHSp2I/AAAAAAAAAMU/hcX-Ocn1Ekw/s320/2010-11-25_21.18.23.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;em&gt;Myriam Tadessé, Marthe Fare et Liss.&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;Bon il y avait du monde, hier, à l'Albarino. Il y avait surtout des femmes qui ont bien l'intention de marquer le territoire le la littérature.&amp;nbsp;Des femmes qui affinent leurs pinceaux pour que les tableaux qu'elles présenteront dans leurs oeuvres retiennent votre attention. Par exemple Marthe Fare : elle se demande quand est-ce que la littérature togolaise&amp;nbsp;va s'écrire au féminin. Vous pouvez la lire ici :&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://nounfoh.wordpress.com/2010/11/23/les-femmes-dans-la-litterature-togolaise/"&gt;http://nounfoh.wordpress.com/2010/11/23/les-femmes-dans-la-litterature-togolaise/&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et moi je&amp;nbsp;me demande quand est-ce que les éditeurs vont se jeter sur elle pour que se&amp;nbsp;diffuse dans les Lettres togolaises&amp;nbsp;cette&amp;nbsp;vigueur féminine tant espérée. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Myriam Tadessé a publié &lt;strong&gt;&lt;em&gt;L'instant d'un regard&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; chez L'Harmattan et mis en scène une nouvelle de Sami Tchak.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_daO1ePcgXD8/TO_VVXx7WPI/AAAAAAAAAL0/L5TUQfvJsfc/s1600/2010-11-25_21.00.00.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" ox="true" src="http://1.bp.blogspot.com/_daO1ePcgXD8/TO_VVXx7WPI/AAAAAAAAAL0/L5TUQfvJsfc/s320/2010-11-25_21.00.00.jpg" width="240" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&lt;em&gt;Sami Tchak acceptant,&amp;nbsp;à ses risques et périls, de se laisser encadrer par Liss et Marthe Fare.&amp;nbsp;Si, à l'avenir, vous trouvez que son talent s'est amoindri, ne cherchez pas loin, il aura été l'objet d'une transmission mystique.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Soirée Sympa. Elle s'est prolongée par un dîner, mais moi, il fallait que je file, mes poussins attendaient à quelques mètres. Oui, je sais, je suis une mauvaise mère, les traîner ainsi jusqu'à Paris ! J'entends encore leurs protestations.&amp;nbsp;"Mais, maman, on n'a même pas fait les devoirs !" "Eh bien, on va les faire dans la voiture, ou bien vous les ferez demain matin à la garderie. Allez, en route, on va à Paris&amp;nbsp;! Faut que j'arrive avant 21h, moi !" Déclaration faite sous le regard réprobateur... mais collaborateur du papa. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5677648548883673310-3882252811790922034?l=lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/feeds/3882252811790922034/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5677648548883673310&amp;postID=3882252811790922034' title='11 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/3882252811790922034'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/3882252811790922034'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/2010/11/rencontre-africa-paris-du-25-novembre.html' title='Rencontre Africa Paris du 25 novembre'/><author><name>Liss</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01445856329390288621</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-tv7XJWs7en4/TtOaZnDI-dI/AAAAAAAAARI/a95tqICds5s/s220/Liss%2BK%2B3.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_daO1ePcgXD8/TO_VJ_gNBAI/AAAAAAAAALs/zt7jyTd7zoY/s72-c/2010-11-25_20.51.39.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>11</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5677648548883673310.post-1739894579135446022</id><published>2010-11-23T23:33:00.001+01:00</published><updated>2010-11-24T13:02:15.727+01:00</updated><title type='text'>Pour l'amour de Mukala, de Thérèse Zossou Esseme</title><content type='html'>Je n'ai pas mijoté de plat ces jours-ci, je sors donc de mon frigo (de mon congélateur je devrais dire)&amp;nbsp;un plat que je réchauffe tout spécialement pour vous, notamment parce que le roman dont il est question dit l'Afrique et les Africains d'une manière encourageante. &lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_daO1ePcgXD8/TOxBBfBaeeI/AAAAAAAAALk/WSFdK4SsJ64/s1600/Pourl%2527amour+de+Mukala.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" ox="true" src="http://3.bp.blogspot.com/_daO1ePcgXD8/TOxBBfBaeeI/AAAAAAAAALk/WSFdK4SsJ64/s1600/Pourl%2527amour+de+Mukala.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Pour l’amour de Mukala&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, roman de Thérèse Zossou Esseme est un&amp;nbsp;court récit qui se lit comme on écoute un aïeul nous raconter un conte merveilleux. Merveilleux parce qu’il y a l’intervention de faits qui échappent à la raison, des choses qui relèvent du mystique comme les hommes ayant un double animal et qui meurent lorsque ce dernier est tué. Cette croyance, largement répandue en Afrique, est le sujet même du roman &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Mémoires de Porc-épic&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; d’Alain Mabanckou. Merveilleux aussi parce qu’on a l’impression que, malgré les péripéties, malgré les terribles épreuves auxquelles les deux personnages principaux, Daniel Dika et Yvonne appelée aussi Mukala, doivent faire face, dans ce roman comme dans les contes, tout est bien qui finit bien.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce roman se lit aussi comme si on était l’oreille privilégiée d’un ami qui nous fait des confidences, nous fait part de ses souvenirs, de ses espérances, de sa vision de la vie et de l’Afrique.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;L’Hymne à la vie&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le roman de Thérèse Zossou Esseme est en effet comme un hymne à la vie, un appel à toujours combattre pour lui donner le dessus. Il faut, pour que la vie soit belle, se battre pour elle. On voit progresser, durant les trois quarts du livre, les relations entre les deux personnages principaux, qui habitent la même Résidence Universitaire, celle d’Antony, en Région parisienne. Peu à peu ils se rapprochent, tombent amoureux. Mais les choses ne sont pas si simples. Chacun d’eux a connu la pire des épreuves : la disparition d’un être cher. Ce qui fait que Daniel s’interroge sur le sens de sa vie, se demande pourquoi avoir des ambitions et faire des efforts, puisque sa sœur, qui était sa complice, les quitte. Quant à Yvonne, elle a perdu le père de son enfant dans des conditions tragiques, elle ne livre pas son cœur facilement. Ils finissent cependant par s’ouvrir l’un à l’autre et unir leurs vies. Suivent alors des moments de grande félicité. Mais cette ascension vers le sommet du bonheur est brusquement interrompue, ils se retrouvent face à l’adversité : problème de santé conduisant à la perte de la vue pour Yvonne et surtout perte de la petite fille qui est née de leur union. Cette sombre période de leur vie est condensée en seulement deux chapitres, comme pour montrer combien le malheur resserre l’étau autour de leur cou pour les étrangler. Mais les deux jeunes gens rebondissent, ils décident de s’en sortir. Et la fin du livre est comme un retour au bonheur initial.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Une autre image de l’Africain&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Thérèse Zossou Esseme veut donner une autre image de l’Africain en séjour en Europe, pour ne pas dire en France. Aujourd’hui celui-ci est plutôt vu comme un profiteur, comme celui qui vient réquisitionner les allocations ainsi que les cœurs, abusant de l’amour naïf d’un blanc ou d’une blanche pour obtenir des papiers. Dans le roman &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Cœurs en papier&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; de Christian Mambou, on a aussi cette volonté de donner une autre image de l’Africain. Pour l’amour de Mukala donne un exemple de jeunes africains qui ne profitent pas des opportunités qui peuvent se présenter à eux. Ils décident de rentrer au pays, leurs études terminées, car là-bas tout est à construire. Malgré les mauvaises conditions de travail, le manque de matériel, les deux héros mettent leur savoir acquis en Europe au service de leur pays. Le livre a certes été écrit dans les années 80, et exprime le rêve de tous les Africains pour leur continent : que celui-ci puisse se construire grâce à ses enfants. Or ce qu’on remarque aujourd’hui, c’est l’accroissement de la fuite des cerveaux, à cause des régimes politiques actuels, qui ne font rien ou ne créent pas les conditions pour un retour au bercail des ‘‘cerveaux’’ du pays.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;L’Afrique des valeurs&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L’auteur veut aussi montrer dans son livre que l’Afrique, même si elle n’a pas encore ce développement qu’elle envie aux pays occidentaux, possède cependant une richesse morale qui fait sa particularité, et qu’elle peut perdre si elle n’y prend garde. Si Daniel et Mukala s’en sortent, c’est surtout parce qu’ils sont soutenus, par la famille, par les amis. Ils ne sont pas seuls dans leurs malheurs. Ce roman donne de l’importance à la famille, aux relations humaines. L’entourage, qu’il s’agisse de proches, d’amis, de voisins, ou de connaissances, est un rempart contre la dépression. Si l’Afrique souffre de sous-développement, en Europe on souffre souvent de solitude, on n’a parfois personne vers qui se tourner. Des personnes âgées, même ayant des enfants qui travaillent et un logement, se retrouvent en maisons de retraite ; des hommes et des femmes se retrouvent SDF (sans domicile fixe) alors même qu’ils ont des frères et des sœurs ou même des parents qui pourraient les loger en attendant de retrouver une situation stable ; des jeunes se suicident car ils n’arrivent pas à porter le poids de leurs souffrances, alors qu’ils pourraient les partager avec d’autres… Ce n’est pas pour dire que l’Afrique ne connaît pas ces tragédies, mais l’impact en est moins important parce qu’on est plus entouré.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Or certains jeunes africains, surtout ceux qui ont grandi ou séjourné en Europe, voit la famille d’un autre œil, elle devient comme un poids, car il faut s’occuper de tout ce monde. Thérèse Z. Esseme veut replacer les choses dans leur contexte et montrer qu’on peut le faire sans avoir l’impression de se ruiner. Elle met aussi en valeur un certain savoir-faire des Africains, dans le cas de la santé par exemple. Il y a des cas de maladies ou la science du Blanc échoue. C’est le cas lorsque Mukala perd la vue, mais c’est la sagesse des anciens, la mobilisation de la famille, qui aura raison de son handicap.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bref, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Pour l’amour de Mukala&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; veut dire une autre Afrique, et c’est à juste titre que ce roman&amp;nbsp;a été publié dans&amp;nbsp;la collection « Ecrire l’Afrique » des Editions L’Harmattan.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L’Auteur : Thérèse Zossou Esseme est né en 1952 à Mbanga, au Cameroun. Elle est professeur d’Allemand à l’EFE Montaigne de Cotonou.&lt;/div&gt;&lt;em&gt;Pour l'amour de Mukala&lt;/em&gt;, Editions L'Harmattan, 2007, 130 pages.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Retrouvez cet article sur Afrik.com :&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt;"&gt;&lt;a href="http://www.afrik.com/article11778.html"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;http://www.afrik.com/article11778.html&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5677648548883673310-1739894579135446022?l=lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/feeds/1739894579135446022/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5677648548883673310&amp;postID=1739894579135446022' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/1739894579135446022'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/1739894579135446022'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/2010/11/pour-lamour-de-mukala.html' title='Pour l&apos;amour de Mukala, de Thérèse Zossou Esseme'/><author><name>Liss</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01445856329390288621</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-tv7XJWs7en4/TtOaZnDI-dI/AAAAAAAAARI/a95tqICds5s/s220/Liss%2BK%2B3.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_daO1ePcgXD8/TOxBBfBaeeI/AAAAAAAAALk/WSFdK4SsJ64/s72-c/Pourl%2527amour+de+Mukala.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5677648548883673310.post-6675564490126991097</id><published>2010-11-17T22:52:00.000+01:00</published><updated>2010-11-17T22:52:42.451+01:00</updated><title type='text'>J'aurais voulu être journaliste</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;"&lt;/em&gt;&lt;em&gt;J'aurais voulu être journaliiiiste !&amp;nbsp;pour pouvoir faire mon numéroooo !" &lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Oui, je sais, c'est "un artiste" qu'on dit, dans la chanson... de qui déjà ? Elle a tellement été interprétée que je me demande qui en est le compositeur. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Un ami écrivain et journaliste, Christian Mambou, m'a dit un jour : "Toi, tu as l'habitude d'écrire&amp;nbsp;des billets. Moi, la prise de vue, les montages vidéo, ça me connaît. Pourquoi ne mettrions-nous pas nos talents ensemble ? Pourquoi ne pas passer&amp;nbsp;du texte à l'audiovisuel ?" &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'écarquille les yeux : &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;"- Tu veux dire... une émission ? Comment cela peut-il se faire ? &amp;nbsp;Et puis faire la chronique d'un livre&amp;nbsp;est une chose, la&amp;nbsp;présenter&amp;nbsp;à la télé est une tout autre chose, es-tu sûr que je sois la bonne personne ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Oh !&amp;nbsp;pour le choix de la personne, je ne me fais aucun souci, tu es la bonne personne, fais moi confiance. Le problème, c'est surtout de&amp;nbsp;faire aboutir le projet, de trouver preneur. Mais faut déjà commencer à transformer l'idée en quelque chose de concret. Alors chosis&amp;nbsp;un&amp;nbsp;roman et faisons un essai." &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C'était l'été 2008. Il avait l'air sûr de lui, alors&amp;nbsp;je me suis dit : pourquoi pas ? Ce sera l'occasion de vivre une nouvelle expérience, de voir si je peux me glisser dans la peau d'un journaliste. A l'époque, j'étais en pleine découverte de l'oeuvre de Tchicaya U Tam'si, c'est donc de lui que j'ai parlé, plus précisément du roman&amp;nbsp;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Ces fruits si doux de l'arbre à pain&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et voici ce que ça a donné. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;object width="320" height="266" class="BLOG_video_class" id="BLOG_video-1e4daadc65a5f71f" classid="clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/get_player"&gt;&lt;param name="bgcolor" value="#FFFFFF"&gt;&lt;param name="allowfullscreen" value="true"&gt;&lt;param name="flashvars" value="flvurl=http://v5.nonxt8.googlevideo.com/videoplayback?id%3D1e4daadc65a5f71f%26itag%3D5%26app%3Dblogger%26ip%3D0.0.0.0%26ipbits%3D0%26expire%3D1330116283%26sparams%3Did,itag,ip,ipbits,expire%26signature%3D4DFED310F476288617E01E55581B46BBBB93A787.23C435BFB7D7CD11DF369C5064F92D99A195C8CE%26key%3Dck1&amp;amp;iurl=http://video.google.com/ThumbnailServer2?app%3Dblogger%26contentid%3D1e4daadc65a5f71f%26offsetms%3D5000%26itag%3Dw160%26sigh%3DLv16X7f-ug6XX97TezDxjhoQOnM&amp;amp;autoplay=0&amp;amp;ps=blogger"&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/get_player" type="application/x-shockwave-flash"width="320" height="266" bgcolor="#FFFFFF"flashvars="flvurl=http://v5.nonxt8.googlevideo.com/videoplayback?id%3D1e4daadc65a5f71f%26itag%3D5%26app%3Dblogger%26ip%3D0.0.0.0%26ipbits%3D0%26expire%3D1330116283%26sparams%3Did,itag,ip,ipbits,expire%26signature%3D4DFED310F476288617E01E55581B46BBBB93A787.23C435BFB7D7CD11DF369C5064F92D99A195C8CE%26key%3Dck1&amp;iurl=http://video.google.com/ThumbnailServer2?app%3Dblogger%26contentid%3D1e4daadc65a5f71f%26offsetms%3D5000%26itag%3Dw160%26sigh%3DLv16X7f-ug6XX97TezDxjhoQOnM&amp;autoplay=0&amp;ps=blogger"allowFullScreen="true" /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5677648548883673310-6675564490126991097?l=lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/feeds/6675564490126991097/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5677648548883673310&amp;postID=6675564490126991097' title='16 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/6675564490126991097'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/6675564490126991097'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/2010/11/jaurais-voulu-etre-journaliste.html' title='J&apos;aurais voulu être journaliste'/><author><name>Liss</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01445856329390288621</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-tv7XJWs7en4/TtOaZnDI-dI/AAAAAAAAARI/a95tqICds5s/s220/Liss%2BK%2B3.jpg'/></author><thr:total>16</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5677648548883673310.post-4890063180497130793</id><published>2010-11-13T17:09:00.003+01:00</published><updated>2010-11-13T19:24:14.747+01:00</updated><title type='text'>Petit Bodiel et autres contes de la savane, d'Amadou Hampâté Bâ</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Connu surtout comme étant l'auteur du roman&amp;nbsp;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;L'Etrange Destin de Wangrin&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, devenu un classique de la littérature noire-africaine, Amadou Hampâté Bâ (1900-1991) "&lt;em&gt;&lt;strong&gt;fut l'un des premiers intellectuels africains à recueillir, transcrire et expliquer les trésors de la littérature orale traditionnelle ouest-africaine&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;". Le charme des contes réside sans doute en ce que chacun y trouve son compte : les enfants, toujours avides d'histoires où le juste est récompensé et le méchant puni,&amp;nbsp;ne s'en lassent pas ;&amp;nbsp;et les adultes, eu égard à leur expérience de la vie, sont les mieux placés pour apprécier la morale de l'histoire. Amuser, instruire, faire réfléchir, le conte, décrit par Hampâté Bâ comme étant "&lt;strong&gt;&lt;em&gt;le message d'hier, destiné à demain, transmis à travers aujourd'hui&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;", assume toutes ces fonctions, d'où son intemporalité.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_daO1ePcgXD8/TN7WaxWd23I/AAAAAAAAALg/clZhXckmqWY/s1600/9782266157889.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" px="true" src="http://2.bp.blogspot.com/_daO1ePcgXD8/TN7WaxWd23I/AAAAAAAAALg/clZhXckmqWY/s320/9782266157889.jpg" width="192" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans&lt;strong&gt;&lt;em&gt; Petit Bodiel et autres contes de la savane&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, vous trouverez une vingtaine de contes,&amp;nbsp;essentiellement&amp;nbsp;issus du patrimoine peul&amp;nbsp; ou&amp;nbsp;&amp;nbsp;bambara. Le premier, intitulé&amp;nbsp;"Petit Bodiel",&amp;nbsp;est le plus long et, naturellement, le plus riche en péripéties. C'est également celui qui illustre de la manière la plus frappante qui soit les revers de la vie et la nécessité d'agir avec sagesse et non en fonction de nos désirs souvent démesurés ou simplement égoïstes.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Petit Bodiel est un jeune lièvre paresseux, "Bodiel" signifie en effet "lièvre" en peul. Tout ce qu'il sait faire ou aime faire, c'est "bâiller,&amp;nbsp;dormir, se réveiller, manger, digérer, pisser et péter", et aussi "regarder croupes fermes et seins arrondis des baigneuses." (pages 13 et 15). Quand Papa Bodiel meurt, Maman Bodiel doit se débrouiller pour assurer leur subsistance. Excedée par la&amp;nbsp;fainéantise de son fils, elle&amp;nbsp;lui lance un&amp;nbsp;ultimatum&amp;nbsp;: qu'il s'arrange pour l'aider, pour gagner lui-même savie, sinon elle le chasse de sa maison et le renie même. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Petit Bodiel a bien compris le message, il veut faire plaisir à sa mère, la surprendre agréablement. Mais comment faire ? Il ne peut pas miser sur sa force, il sait qu'il n'en a pas, alors il décide d'aller voir Allawalam, c'est-à-dire Dieu, pour recevoir de sa part autant de ruse que nécessaire pour surmonter allègrement toutes les difficultés de la vie. C'est le début des aventures pour Petit Bodiel, le début d'une longue ascension également, jusqu'à ce qu'il soit pris par la folie des grandeurs. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Que les personnages principaux soient des animaux ou des hommes, tous nous invitent à réfléchir sur la nature humaine, nous mettent en garde contre les apparences. Parmi les thèmes, le couple occupe une place importante. Vous saurez par exemple en lisant ce recueil&amp;nbsp; "&lt;em&gt;&lt;strong&gt;pourquoi l'homme de bien est souvent l'époux d'une femme sans mérite et la femme vaillante l'épouse d'un bon à rien&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;" (p. 131)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et que vous inspire ceci&amp;nbsp; ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;"Pour l'homme, la femme est un puits sans fond... Pour la femme, l'homme est un fût qui se perd dans la nue... Jamais ils ne peuvent parvenir à la limite l'un de l'autre. Ils sont telles deux énigmes qui se regardent, se parlent et se complètent, sans cesser de se contester. Ils ne peuvent vivre l'un sans l'autre, mais ne peuvent vivre ensemble sans heurts ni éclats. Avec la femme rien ne marche, mais sans la femme, tout serait foutu !"&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (p. 15)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Petit Bodiel&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; est un vrai petit régal, il fera le bonheur des petits et des grands. Merci à Kinzy de m'avoir suggéré cette lecture.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Amadou Hampâté Bâ, &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Petit Bodiel et autres contes de la savane&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;, Editions Stock, 1994, 220 pages. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;1993 pour&amp;nbsp;les&amp;nbsp;Nouvelles Editions Ivoiriennes. Le conte "Petit Bodiel" a été pour la première fois publié en 1977 aux Nouvelles Editions Africaines d'Abidjan.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5677648548883673310-4890063180497130793?l=lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/feeds/4890063180497130793/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5677648548883673310&amp;postID=4890063180497130793' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/4890063180497130793'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/4890063180497130793'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/2010/11/petit-bodiel-et-autres-contes-de-la.html' title='Petit Bodiel et autres contes de la savane, d&apos;Amadou Hampâté Bâ'/><author><name>Liss</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01445856329390288621</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-tv7XJWs7en4/TtOaZnDI-dI/AAAAAAAAARI/a95tqICds5s/s220/Liss%2BK%2B3.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_daO1ePcgXD8/TN7WaxWd23I/AAAAAAAAALg/clZhXckmqWY/s72-c/9782266157889.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5677648548883673310.post-7347382579569169422</id><published>2010-11-08T18:06:00.001+01:00</published><updated>2010-11-09T18:50:26.514+01:00</updated><title type='text'>Le Bus dans la ville, de Yahia Belaskri</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'ai hésité pendant de longues minutes : "Si tu cherches la pluie" ou "Le Bus dans la ville" ? J'aurais bien aimé embarquer les deux romans, mais mon portefeuille n'était pas de cet avis, il n'était même pas du tout d'avis que j'en prenne un, mais il m'arrive souvent de n'en faire qu'à ma tête, de ne pas entendre sonner l'alarme du porte-monnaie,&amp;nbsp;notamment quand il s'agit de livres et lorsque, privilège suprême,&amp;nbsp;l'auteur se trouve devant moi. C'était le 28 octobre dernier, à l'Albarino Passy, où se tiennent chaque dernier jeudi du mois les rencontres Afriqua Paris. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Alors lequel choisir ? Question posée à l'auteur. Il m'a dit un mot de chaque, et un mot a pesé en faveur du premier : "poésie". En début d'année, je m'étais fait la promesse&amp;nbsp;d'accorder plus de&amp;nbsp;&amp;nbsp;place à la poésie. Alors si, de l'avis de l'auteur, un des deux romans était particulièrement&amp;nbsp;baigné de poésie, il n'en faut pas plus pour emporter mon suffrage. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_daO1ePcgXD8/TNgrTT8kSsI/AAAAAAAAALc/waHDCGrfaAU/s1600/Liss+et+Belaskri.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" px="true" src="http://3.bp.blogspot.com/_daO1ePcgXD8/TNgrTT8kSsI/AAAAAAAAALc/waHDCGrfaAU/s320/Liss+et+Belaskri.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt; Liss et Yahia Belaskri.&lt;/span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Dans ce premier roman de l'auteur, publié en 2008, ne cherchez pas d'intrigue. Laissez-vous simplement porter par les mots. Des mots qui égrènent des souvenirs. Des souvenirs qui jaillissent au gré des soubresauts du bus dans lequel se trouve le narrateur. Ce bus qui s'arrête inopinément, repart, ralentit, s'arrête encore, cherche son chemin dans les rues sinueuses de la ville sont autant&amp;nbsp;d'occasions pour le narrateur de se perdre dans les sinuosités de la mémoire&amp;nbsp;ou de&amp;nbsp;vivre son présent au passé. Passé et présent se&amp;nbsp;regardent, se croisent. Mais à&amp;nbsp;tout bien considérer, ils n'en font qu'un : que ce soit dans les souvenirs du narrateur ou dans le paysage qui s'offre à lui, cette ville qui est la sienne lui répugne : elle n'offre pas d'avenir.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;"La misère était grande et générale. Partout, les mêmes ombres, voûtées, soumises, victimes consentantes de la fatalité. Partout le même désespoir chevillé à leurs guenilles. Partout, le même désarroi, le même malheur."&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;(Le Bus dans la ville, p. 56)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pire,&amp;nbsp;la ville&amp;nbsp;dévore celles et ceux qui veulent créer des possibilités de réussite. Des volontés se manifestent, des jeunes se lèvent, se mettent en marche vers leurs rêves, mais ceux-ci sont brisés, avec cruauté.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Dans cette ville&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;La jeunesse est un crime.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;L'intelligence est un crime.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;La beauté est un crime.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;(pages 73-74)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ils sont nombreux, ceux qui ont voulu faire quelque chose pour leur pays, pour leur ville, pour sa jeunesse, comme Dida, qui veut créer une école de théâtre, comme Samir, les idées plein la tête pour que son pays connaisse le progrès, comme Toufik, comme Alima et bien d'autres, mais ces élans sont arrêtés net. Ce ne sont pas seulement les rêves, ce sont aussi les vies qui sont brisées. La mort, la disparition semble le seul bien que la ville distribue généreusement. Le narrateur a vu partir tous les siens : parents, amis, proches, femmes aimées... tous ont été dévorés par la ville ogresse. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le Bus dans la ville&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, un roman construit en échos.&amp;nbsp;L'horizon, dans cette ville du Maghreb,&amp;nbsp;semble&amp;nbsp;irrémédiablement assombri, mais l'auteur l'évoque&amp;nbsp;au travers d'une écriture&amp;nbsp;poétique.&amp;nbsp;Le lecteur tout comme le narrateur&amp;nbsp;semblent tourner en rond, comme le bus, qui "&lt;strong&gt;&lt;em&gt;tournait autour de la ville sans jamais la déflorer. Il tournait sans cesse autour de ses blessures, comme un charognard qui attend que sa proie s'effondre.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;" (p. 122)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Très belle lecture.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;Yahia Belaskri, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le Bus dans la ville&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, Vents d'ailleurs, 2008, 128 pages, 14 €.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le blog de l'auteur : &lt;br /&gt;&lt;a href="http://ventsdailleurs.com/Yahia_Belaskri/"&gt;http://ventsdailleurs.com/Yahia_Belaskri/&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Retrouvez cet article sur Exigence Littérature :&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.e-litterature.net/publier2/spip/spip.php?article1066"&gt;http://www.e-litterature.net/publier2/spip/spip.php?article1066&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5677648548883673310-7347382579569169422?l=lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/feeds/7347382579569169422/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5677648548883673310&amp;postID=7347382579569169422' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/7347382579569169422'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5677648548883673310/posts/default/7347382579569169422'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/2010/11/le-bus-dans-la-ville-de-yahia-belaskri.html' title='Le Bus dans la ville, de Yahia Belaskri'/><author><name>Liss</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01445856329390288621</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-tv7XJWs7en4/TtOaZnDI-dI/AAAAAAAAARI/a95tqICds5s/s220/Liss%2BK%2B3.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_daO1ePcgXD8/TNgrTT8kSsI/AAAAAAAAALc/waHDCGrfaAU/s72-c/Liss+et+Belaskri.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5677648548883673310.post-6313844494920442154</id><published>2010-11-03T15:40:00.002+01:00</published><updated>2010-11-03T15:57:55.758+01:00</updated><title type='text'>Salon de L'Haÿ-les-Roses vu par Aimé Eyengué</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Moi, quand j'aime, j'aime !&amp;nbsp;Et j'ai aussitôt envie de partager avec les miens ce que j'ai aimé. C'est bien pour&amp;nbsp;cela que la citation de Pennac est mon étendard,&amp;nbsp;Pennac&amp;nbsp;dit si bien cette notion de partage propre aux communautés de lecteurs ! &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'ai fait récemment la connaissance d'un auteur congolais, Aimé Eyengué, et depuis, je prends plaisir à le lire. En octobre dernier s'est tenu le salon du livre de L'Hay-les-Roses, j'ai failli y être mais j'avais un autre rendez-vous, important. Si vous n'y étiez pas non plus, pas de problème, Aimé nous offre un compte-rendu tellement vivant et agréable à lire que vous allez vous y retrouver comme par magie. Vous êtes prêts ? Allons-y ! Retournons au Salon, le temps d'une lecture.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;"&lt;em&gt;Nous y étions. C’était à l’intérieur du Val-de-Marne. Dans une ville moyenne de l’Île-de-France. Une ville mi-bourg, mi-cité, contiguë à Bourg-la-Reine, mais dans le Val de Bièvre. Où le Moulin de la Bièvre mixait l’air, entre le froid du matin et la bise du soir ; au-dessus d’un éventail illuminé de livres ensoleillés et parfumés, des parfums des mille et une nuits aux parfums des forêts équatoriales. Sous une pluie d’automne timide, mais doucette et interminable. Dans la mixité des peuples qui tendent la rose sourire aux lèvres : à L’Haÿ-les-Roses.&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Du 1er au 3 octobre de l’an deux mille dix, il y soufflait un harmattan historique, qui formait des tourbillons cinquantenaires au milieu de la place du Moulin, sous l’oeil impressionné et joyeux des foulées bigarrées, des amis de la Culture, venues de toute part. Il y avait vraiment une présence africaine ! De la maison d’édition cinquantenaire à la Galerie Congo naissante, en passant par PAARI, ACORIA et les masques.&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;C’était un salon du livre mémorable : sous le signe du cinquantenaire des pays africains, ex-colonies de la Mère-patrie, adonnés aux mots dictés à leur inspiration par la langue française, pour faire écho au lire ensemble dans la concorde des peuples.&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;On pouvait y relire Verre cassé, Le Conseiller du Prince ou Riwan... des livres, qui enjolivaient des tables nappées d’un rouge royal, signe des jours inoubliables.&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;On pouvait y sentir la présence d’un illustre de la plume rapportant les Soleils des Indépendances devant un parterre d’esprits éveillés ; on pouvait y revoir le pas frénétique des Table-ronde et Indépendance Tcha-Tcha, qui poussaient sur la chansonnette, au travers des pas d’allure des gens des lettres mêlés aux gens de la Société des Ambianceurs et Personnes Elégantes (la SAPE), qui avaient rehaussé le salon de leur présence.&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: ju
